vendredi 25 novembre 2011

À la croisée des mondes, tome 3 - Philip Pullman


Le miroir d'ambre
Séparée de son compagnon Will, la jeune Lyra est retenue prisonnière par sa mère, l'ambitieuse et impitoyable Mme Coulter qui, pour mieux s'assurer de sa docilité, l'a plongée dans un sommeil artificiel. Parti à sa recherche escorté de deux anges, Balthamos et Baruch, Will parvient finalement, au prix d'un terrible sacrifice, à délivrer Lyra. Pour aussitôt repartir à l'aventure. Car, tandis que Lord Asriel se prépare à l'ultime bataille qui décidera du sort des mondes, les deux adolescents doivent s'engager dans la plus périlleuse des missions : un voyage dans une contrée d'où nulle âme n'est jamais revenue, le royaume des morts... Éblouissante conclusion d'une série qui figure d'ores et déjà au panthéon des littératures de l'imaginaire, Le Miroir d'Ambre a reçu en 2001 les prestigieux Whitbread Award et World Fantasy Award.
Mon avis
Comme je m’y attendais, ce troisième tome grandiose est tout à fait à la hauteur des promesses du second. Au risque de me répéter, le talent de Philip Pullman relève clairement de la virtuosité. Il nous fait plonger dans les mondes, les paysages, les batailles, le cœur des gens, comme si nous y étions, comme si nous vivions leurs aventures aux côtés de Will et de Lyra, et de tous les personnages qui gravitent autour d’eux et ont tous leur rôle à jouer. Des aventures époustouflantes, qui nous entraînent aux portes des plus grands mystères de la vie et amènent à de nombreuses réflexions. On y trouve également une critique intéressante de la religion chrétienne, de ses dogmes, mais aussi et surtout des personnes qui appliquent ses lois, sans toutefois dériver vers le jugement de valeurs. En bref, tout, absolument tout est lié, chaque détail a son importance et l’auteur les imbrique avec talent pour en faire une superbe ode à la vie et à l’humanité, une histoire porteuse d’espoir et d’optimisme.

mardi 22 novembre 2011

Top Ten Tuesday #2

TopTenTuesday
Toujours le même principe que la semaine dernière : Iani propose, et nous disposons! Cette semaine, le sujet me plaisait encore, alors c'est parti.
Les 10 manies, habitudes littéraires que vous avez
1 – Tant que tu n'auras pas fini le chapitre, ton livre tu ne poseras point. Je déteste devoir poser mon livre au milieu d'une action. J'essaie toujours de faire en sorte de finir le chapitre en cours, mais parfois, les chapitres sont longs et il faut partir au boulot... Au pire, je veux bien m'arrêter quand il y a un saut de ligne qui indique qu'on passe à une autre action... Et quand y'en a pas, eh bien tant pis, je finis au moins le paragraphe... mais c'est frustrant, quand même.
2 – Ton marque-page, tu caleras bien. Il faut qu'il soit bien calé contre la reliure. Au max. Azy, pousse encore un peu, il tombe tout seul, là.
3 – Avec toi, au moins un livre de secours tu emporteras. Même si tu pars que deux jours, que tu ne vas pas avoir le temps de lire et qu'il te reste 700 pages à lire dans ton livre en cours... on sait jamais.
4 – Si jaquette en papier il y a, jaquette en papier de côté tu laisseras. Je supporte pas de lire un livre avec la jaquette qui me glisse entre les mains.
5 – Chaque livre lu, dans un carnet tu noteras. Avec le titre, l'auteur et la date de lecture. Ça fait à peu près un an que je le fais, sur une idée de môman. Dans un cahier Pucca. Eh ouais.
Bon, ben ça fait un top 5. Hum, c'est bien suffisant... j'ai un peu travaillé pour me débarrasser de certaines manies, avec lesquelles le top 10 aurait pu être complété :
(6) Avant, j'avais pour habitude, va savoir pourquoi, de lire le dernier paragraphe de chaque livre que je commençais. Parce que ça me plaisait de me dire « mais qu'est-ce qui s'est passé là-bas dedans pour que ça l'amène à dire / faire / penser ça » ? J'ai arrêté le jour où toute la chute de l'histoire était concentrée dans ce dernier paragraphe. J'ai un peu regretté... Ça me démange encore, mais je tiens le coup.
- Bonjour, je m'appelle Suny.
- Bonjouuuur Sunyyyyy !
(7) Avant, j'achetais tous mes livres en librairie, flambant neufs, et il était hors de question que je les emprunte, encore moins que je m'en débarrasse ! Mais avant, je n'achetais que les livres dont j'avais besoin (genre, les 2 ou 3 pour la semaine). Aujourd'hui, je suis une PALeuse compulsive mais je ne suis toujours pas riche... Alors je dis pas non quand on me prête un bouquin, j'achète beaucoup de livres d'occasion en ligne (ou à EMMAUS, quand j'en ai l'occasion), et je n'hésite pas à revendre ceux qui ne m'ont pas plu, ou même, depuis que l'une de mes étagères a commencé à s'écrouler sous le poids (morte l'étagère, MORTE) ceux qui ne m'ont que moyennement plu.
(8) Avant, mes livres à lire s'entassaient en une jolie petite pile devant ma table de nuit. Depuis que la pile arrive au plafond (voir (7)), je les range bien gentiment sur des étagères.
(9) Avant, je commençais 5 livres en même temps, pour finalement n'en finir que un ou deux et relire les autres des semaines, voire des mois plus tard (ou jamais)... Aujourd'hui, je m'en tiens à deux, trois maximum, avec des thèmes différents pour lire selon l'humeur et le moment de la journée (petit dèj = 50 de QI maximum. Grandes réflexions sur la vie impossibles).
(10) Avant, quand je lisais avant de dormir et que mamaman me disait d'éteindre parce qu'il était tard, je lui disais ouioui, je finis ma page et j'éteins ! (et j'éteignais 20 minutes plus tard). Aujourd'hui... ben en fait, ça n'a pas changé, sauf que c'est mon réveil qui me dit qu'il est vraiment l'heure de pioncer sinon je vais ENCORE pas l'entendre demain matin.
Et toi, cher adorateur ivre d'amour, est-ce que tu as aussi quelques problèmes psychologiques petites manies ?

mercredi 16 novembre 2011

Les tribulations d'une caissière - Anna Sam


Elle s'appelle Anna, elle a vingt-huit ans, un diplôme universitaire de littérature et huit ans d'expérience derrière une caisse de supermarché. Un métier peu propice aux échanges, ponctué de gestes automatiques... Anna aurait pu se sentir devenir un robot si elle n'avait eu l'idée de raconter son travail, jour après jour. Elle vous a vu passer à la caisse. Vous avez été des clients faciles ou des emmerdeurs, riches ou pauvres, complexés de la consommation ou frimeurs. Vous l'avez confondue avec une plante verte ou vous lui avez dit bonjour, vous avez trépigné à l'ouverture du magasin ou avez été l'habitué nonchalant des fermetures. Anna, vous l'avez draguée, méprisée, insultée. Il ne se passe rien dans la vie d'une caissière ? Maintenant, prenez votre chariot et suivez Anna jusqu'à sa caisse.
Mon avis
Les diverses critiques que j’avais lues avant d’inclure ce livre sans ma liste n’étaient pas toujours très élogieuses, mais en tant qu’ex-caissière, j’avais envie de le lire, juste pour me rappeler quelques bons souvenirs… Alors, quand MarionF l’a proposé dans le cadre de son opération Livres voyageurs, je me suis dit que c’était la bonne occasion !
Mais bon, au final, encore un livre que je me félicite de ne pas avoir acheté. S’il n’était pas aussi vite lu, il est fort possible qu’il aurait fini par atterrir dans ma prestigieuse liste des livres abandonnés. Anna Sam, malgré son diplôme universitaire de littérature, ne me semble pas avoir de grand talent en ce qui concerne l’écriture. Son humour est un peu lourd, pas vraiment percutant, même si on sent qu’elle essaie. Si j’ai apprécié l’effort, ça m’a pas vraiment transportée.
J’ai tout de même souvent souri, parce que forcément, certaines situations, et pas nécessairement les moins aberrantes, font partie du quotidien de toute caissière. Par exemple, la responsabilité de la caissière, quoi qu’il arrive. Je me souviens m’être fait hurler dessus par une bonne femme parce qu’un néon du plafond venait de sa casser la gueule au rayon surgelés. Et là, tu te retrouves tellement con que tu ne trouves rien d’autre à dire que « Euh… désolée… ».
Enfin, je ne vais pas commencer à m’étendre sur mes propres aventures, je pourrais aussi en faire un blog, comme toute caissière (alors que je n’y ai passé qu’un an et demi…). Je ne m’étendrai pas non plus sur certaines de ses anecdotes qui me semblent un peu exagérées (notamment sur le comptage manuel de la recette de toute une journée). Je terminerai juste en me demandant avec perplexité pourquoi on fait tout un foin de ce bouquin. J’ai eu l’occasion de lire d’autres blogs sur le même thème qui m’ont fait hurler de rire plus d’une fois, tant c’était écrit avec cynisme et malice. Anna Sam n’est rien d’autre pour moi qu’une chanceuse qui s’est trouvée au bon endroit, au bon moment… Vous voulez quelque chose qui défrise vraiment ? Allez plutôt voir par là. En ce qui concerne le présent bouquin, après tout vous faites bien ce qui vous chante, m'enfin si vous avez mieux à faire, n'hésitez pas.

mardi 15 novembre 2011

Top Ten Tuesday #1

TopTenTuesdayLe Top Ten Tuesday est un concept assez marrant imaginé par The Broke and the Bookish et repris par Iani dans son Carnet de lectures, auquel je n'ai jusque là pas eu le courage de participer (puis bon, les chaînes, ça n'a jamais vraiment été mon dada). Mais, vu le thème de cette semaine, je suis bien obligée, moi qui tombe constamment amoureuse du moindre mâle qui passe entre mes mains (dans les bouquins, hein, restons précis). Ben oui, le thème de cette semaine, c'est :
Les 10 personnages avec qui vous vous verriez bien faire votre vie (ou passer la nuit !)
Quels sont ces personnages dont vous êtes tombée folle amoureuse ? Ces personnages qui vous ont provoqué des papillons dans le ventre ?
Allez, c'est parti...
Sur le podium, on a :
1 – Cellendhyll de Cortavar, héros du Cycle de l'Agent des Ombres, de Michel Robert. J'veux bien passer la nuit avec lui puis faire ma vie avec. Je ne l'explique pas. C'est l'homme de ma vie, c'est tout.
2 – Tolliver Lang, le « frère » de Harper Connelly, héroïne de Charlaine Harris. Sa normalité et sa stabilité changent un peu !
3 – Galièn le semi-elfe (Arianrhod de Syveline Lemaire). Hum, une nuit et plus si affinités...
Ensuite, on a, à peu près ex-æquo :
4 – Quinn, le tigre-garou de Charlaine Harris, qui a quelque chose... d'animal?
5 – Asher, le vampire torturé de Laurell K. Hamilton. Bizarrement, dans la vie j'aime pas les mecs à problèmes, mais dans les bouquins, c'est ceux qui me font le plus kiffer...
6 – La plupart des gardes de Merry Gentry (mais non, pas tous en même temps, je ne suis pas aussi euh... accueillante, quand même...), avec une légère préférence pour Rhys et Frost.
7 – Fitz-Chevalerie, le bâtard royal de Robin Hobb. Entre poissards, on s'comprend... (et peut-être que - plus - feraient + ?)
8 – Roland, le Pistolero de Stephen King. Ça fait bien longtemps que j'ai lu La tour sombre, mais je me souviens que Roland m'avait fait un petit quelque chose...
Hé bé... j'ai beau chercher, ça ne m'en fait que 8... Bon, d'accord, si on compte tous les hommes de Merry ça fait beaucoup plus que 10. Adjugé !

lundi 14 novembre 2011

Que la meilleure gagne - Elizabeth Young


Existe-t-il pire situation que de tomber amoureuse du petit copain de votre meilleure amie ? Oui, flasher sur celui de votre ennemie attitrée ! Un scénario catastrophe auquel Harriet, garçon manqué à l'humour ravageur, va malheureusement devoir se frotter, la miss n'ayant rien trouvé de mieux que de fondre littéralement pour le beau et séduisant John. Un authentique idéal masculin aperçu, peu de temps auparavant, main dans la main avec cette sacrée Nina, ex-camarade de classe arrogante, autosatisfaite et bien trop sexy pour inspirer confiance.
Tiraillée entre désir et culpabilité, victime d'un sérieux complexe d'infériorité, Harriet parviendra-t-elle enfin à se venger de ses années de vexation ? Dans cette course au petit ami, tous les coups sont permis...
Mon avis
Pocket a le chic pour sortir des couvertures toutes moisies, du moins quand il s’agit de littérature sentimentalo-humoristique pour gonzesses, mais ne vous y fiez pas, cette petite histoire sympathique est loin d’être aussi rébarbative que sa vitrine ! (ben ouais faut dire les choses comme elles sont, la demoiselle sur la couverture, ben elle ressemble à rien. Encore que, si elle s’arrangeait un peu… bref.)
Tout ça pour dire que si je n’avais pas déjà lu et grandement apprécié Petites embrouilles et pieux mensonges de la même auteure, jamais il ne me serait venu à l’idée de m’intéresser à celui-ci (oui, je suis superficielle).
On reste évidemment dans le même genre : une presque trentenaire qui a plus ou moins la poisse avec les hommes qui tombe un jour sur l’homme parfait, mais comme si tout se passait bien il n’y aurait rien à raconter, eh ben évidemment elle en voit des vertes et des pas mûres, elle galère, elle pédale dans la semoule, elle s’arrache les cheveux, bref, elle en chie à mort. Mais ne vous en faites pas, tout est bien qui finit bien ! Rooo c’est bon hein, c’est pas du spoiler, tout le monde sait que dans ce genre d’histoire ça finit toujours bien (c’est bien pour ça qu’on les lit d’ailleurs, pour refermer le livre avec la banane, pas avec un flingue déjà collé contre la tempe). Cette presque trentenaire, qui se prénomme Harriet, est comme vous et moi : elle a un boulot plus ou moins satisfaisant, quelques soucis d’autorité avec ses cheveux et son chat, des problèmes de plomberie, des amis pas toujours sortables, des parents en pleine crise de la cinquantaine… Mais aussi juste ce qu’il faut d’humour pour faire de cette histoire plutôt conventionnelle (la chick-lit, on en fait vite le tour) un très bon moment de lecture, rafraîchissant et amusant.

Allez, un p’tit extrait, pour donner le ton :
« En outre, nous comparions les mérites de vivre au XIXe siècle par rapport à aujourd'hui: d'un côté, il n'y avait pas de Tampax ni de déodorant, il fallait savoir chanter d'une voix douce et broder des coussins. De l'autre, vous aviez des mecs qui vous disaient: "Permettez-moi de vous dire à quel point je brûle d'admiration et d'amour pour vous", au lieu de: "Alors, t'as envie de baiser?" »
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