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mercredi 18 février 2015

Apocalypsis, tome 2 - Eli Esseriam


Cavalier rouge : Edo
La fin du monde est proche. Ils sont quatre jeunes de 17 ans : Alice, Edo, Maximilian et Elias. Ils sont les Cavaliers de l'Apocalypse. Ils n'épargneront que 144 000 âmes. En ferez-vous partie ?
« Je me suis éloigné tranquillement et, dans mon sillage, le ciel continuait de se déchaîner, la terre n’en finissait pas de se lézarder, d’éclater comme un fruit trop mûr. La nuit avait l’air d’un trou béant qui avalait tout.
Je suis remonté sur ma moto et j’aurais pu jurer que, sous sa roue arrière, le bitume crevait. Les flammes couraient derrière moi et embrasaient les vignes, les arbres, les maisons. Pas pour me rattraper et m’allumer. Plutôt pour m’escorter. La traîne de la mariée, la dentelle en moins, les cris et la mort en plus. Après moi, le déluge, comme dirait l’autre. L’autre, en l’occurrence, c’était moi. »
Mon avis
*Flashback – lu en décembre 2013*
Après la très légère déception du tome 1, voilà exactement ce à quoi je m’attendais avant de commencer cette série. Ce second tome est porté par Edo, le Cavalier rouge, ou la Guerre. Edo est un jeune homme qui en a chié, qui en chie encore mais qui fait ce qu’il peut pour s’en sortir. C’est un personnage violent, brutal, sans concession, et en même temps tendre et bourré d’humanité. J’ai passé les quelques heures qu’a duré ma lecture à serrer les dents, à m’en faire pour lui, à l’encourager, la boule au ventre et souvent la larme à l’œil. Je me suis attachée à lui sans réserve et c’est avec angoisse que j’ai vu le nombre de pages restantes diminuer à vue d’œil… la seule déception que j’ai ressentie en refermant le livre c’est celle de ne pas en avoir encore un peu plus à me mettre sous la dent (malgré les trois tomes qui suivent… mais je savais qu’Edo n’y serait pas, ou très peu).
En bref, un réel coup de cœur pour ce second tome, essentiellement grâce à son personnage principal, mais aussi l’histoire, rythmée et pleine de rebondissements, l’ambiance, sombre et violente et pourtant pleine d’humanité, et les personnages secondaires, qui n’ont pas été oubliés et sont construits à la perfection.

mardi 10 février 2015

Apocalypsis, tome 1 - Eli Esseriam


Cavalier Blanc : Alice
2012. Selon plusieurs croyances et mythologies, la Fin du Monde arrive à grands pas.
Ils sont quatre adolescents d’apparence ordinaire. Alice, Edo, Maximilian et Elias. Ils ne se ressemblent pas et n’ont, à première vue, rien en commun. Leurs vies vont pourtant s’entremêler d’étranges manières. Chacun va se découvrir un rôle dans ce cataclysme planétaire et apprendre à dominer son pouvoir unique. Ils vont devoir s’unir et sceller le Jugement Dernier. Ils sont les Cavaliers de l’Apocalypse.
Ils devront tuer, mais aussi épargner, maîtriser le sort des Hommes tout en se soumettant à leur propre destin.
Seules 144 000 âmes pourront être sauvées. En ferez-vous partie ? Ou serez-vous un de leurs mystérieux opposants, déterminés et prêts à tout pour sauver le Monde ?
Mon avis
*Flashback – lu en octobre 2013*
Depuis le temps que je crevais d’envie de commencer cette série, je dois avouer que j’ai été légèrement déçue par ce premier tome. Il reste très bon, bien sûr, mais encore une fois j’en attendais trop…
Il est centré sur Alice, qui n’est pas très attachante et ne fait pas preuve de beaucoup d’humanité. Bien sûr, ça s’explique (mais je ne vais pas tout raconter non plus !), mais elle n’en reste pas moins un personnage auquel on n’a pas vraiment de s’identifier, et ce détachement rend un peu difficile une immersion totale dans l’histoire. Malgré cela, ce tome d’introduction est excellent et se laisse lire rapidement. L’écriture est agréable et fluide, sans entrer dans la facilité ; si cette série se veut destinée à un public plutôt adolescent, voir jeune adulte, le style et l’atmosphère n’en sont pas moins très adultes, voire parfois très durs. Rien à voir avec les sagas plutôt réservées aux midinettes, en somme.
Pour parler du thème de fond, le titre est on ne peut plus expressif. C’est surtout ça qui m’a donné envie de lire cette série : les romans post-apocalyptiques foisonnent, mais qu’en est-il de cette fameuse Apocalypse ? Enfin quelqu’un qui s’y colle !
Un pari réussi selon moi, et une jeune auteure très prometteuse.

A lire également : l'excellente interview d'Eli Esseriam par Archessia.

mercredi 21 août 2013

Compte à rebours : Février - Daniel Parker


— Ariel, il faut aider ces gens, cria Brian, hystérique. Ils vont se noyer !
Et alors ? se dit Ariel. C'est pas mon problème.
Tout le monde est en train de mourir et cet imbécile de Brian veut sauter dans un fleuve gelé pour sauver des inconnus ! Ca n'a aucun sens !
Désormais, plus rien n'a de sens sur la Terre. Les forces du Mal se déchaînent, semant la mort et la désolation. Le Démon prépare son avènement...
Mon avis
Un second tome dans la veine du premier. C’est toujours le chaos, on a toujours du mal à y voir clair dans les causes et les conséquences de tout ce foutoir, même si on commence à entrevoir quelques éléments de réponses. Un nouvel ordre des choses a commencé à se mettre en place suite à l’apocalypse qui a introduit le premier tome. Il n’y a plus de gouvernement, plus de lois, plus de barrières. Tout naturellement, c’est la loi du plus fort qui s’instaure, celle du plus méchant, du plus vicelard… Si j’ai parfois trouvé ça un peu gros, au final, quand on y réfléchit, est-ce que ça serait si différent si ça se produisait réellement ? Des adolescents livrés à eux-mêmes deviendraient-ils une meute d’animaux enragés luttant, chacun pour soi, pour leur survie ? C’est bien possible, finalement. Mais mieux vaut ne pas le savoir, hein !
Bref, j’ai bien envie de voir comment tout ça va évoluer…

Morsures & Sortilèges

vendredi 9 août 2013

Compte à rebours : Janvier - Daniel Parker


31 décembre 1998... Une fulgurante lumière rouge embrase le ciel. Gigantesque explosion solaire qui provoque une panne d'électricité générale. La planète entière sombre dans le chaos absolu. Des millions d'hommes et de femmes meurent, comme brûlés de l'intérieur, décimés par un étrange virus. Les seuls survivants ? Des adolescents, tous âgés de quinze à vingt ans. Terrorisés, affamés, ils errent dans un monde sans repères. Ignorant qu'un danger plus grave encore les menace. Pour Ariel, Sarah et les autres, la fin semble inexorable. Le compte à rebours a commencé...
Mon avis
Petit retour dans le passé avec cette histoire d’apocalypse qui se passe l’année précédant l’an 2000 et se décompose en 12 tomes, un par mois de l’année 1999. À l’époque, je me souviens que le passage à l’an 2000 avait fait toute une histoire (un peu du même genre que le 21 décembre 2012 pour ceux qui ne sont pas assez vieux pour se souvenir de tout le foin auquel on a eu droit il y a treize ans).
Ici, ça commence carrément un an avant l’heure fatidique, et sur les chapeaux de roue : d’un coup d’un seul, tout le monde meurt dans d’assez désagréables conditions (liquéfaction instantanée, tout ça…), sauf les ados et jeunes adultes entre 15 et 20 ans. Dans ce tome, on ne trouve pas encore beaucoup d’éléments d’explications à cet étrange phénomène. C’est le chaos le plus total (en même temps, c’est pas étonnant), et il faut forcément du temps pour qu’un nouvel ordre se mette en place. On fait connaissance avec les personnages qui vont porter l’histoire tout au long des 11 tomes suivants, et on se demande bien quel rôle chacun va jouer dans la suite des événements.
Beaucoup de questions, assez peu de réponses, mais un récit qui, même s’il est plutôt destiné à la jeunesse, tient en haleine du début à la fin et n’épargne pas les sensibilités.

Morsures & Sortilèges

jeudi 1 novembre 2012

Les Adversaires - Fabien Clavel


Depuis des millénaires, un tournoi oppose des anges de l'Ordre aux légions du Chaos. C'est le jeu du pouvoir. Les champions s'affrontent à coups d'épées flamboyantes lors de duels qui sont ignorés des humains. Jusqu'au jour où… en sortant du restaurant où elle travaille, la jeune Ayati assiste à une lutte à mort.
Elle attire aussitôt l'attention des deux camps, notamment de Sammaël, le prince déchu. Des signes apparaissent sur Terre annonçant l'Apocalypse. Engagée malgré elle dans l'ultime bataille, Ayati devra risquer son âme et mettre en péril son amour.
Deux adolescents amoureux aux prises avec les forces du chaos… Un thème éternel au service d'une fantasy ultra-contemporaine. Un récit aux accents de thriller à couper le souffle. Une écriture extrêmement fluide au service d'une intrigue haletante.
Mon avis
Cet ouvrage m’a été envoyé par les éditions Le Pré aux Clercs, en partenariat avec Babelio, pour promouvoir leur nouvelle collection, Pandore, consacrée à la fantasy Young adult. Eh bien, j’en dis que cette nouvelle collection est une collection à suivre ! Quand on m’a donné le choix entre trois livre et que j’y ai vu le dernier né de Fabien Clavel, auteur que j’apprécie déjà, j’ai bien évidemment répondu présente.
Mais trêve de bla-bla. Parlons de l’Apocalypse selon Fabien Clavel.
Comme à son habitude, l’auteur nous sert ici une histoire simple mais bien ficelée, prenante, intéressante, originale et pleine d’action, avec un style toujours aussi efficace, simple et bien construit. Bref, une lecture aisée, fluide et agréable, qui m’a fait du bien après le challenge Black Man.
On suit l’histoire à travers plusieurs points de vue, ceux des personnages principaux, Ayati et Driss, qui vont chacun se retrouver embringués dans des camps adverses, mais aussi de Noguel, Tumaël, Sammaël et autres, autant de personnages tous différents, éclectiques et plus ou moins touchants, qui nous font découvrir leur monde où le bien et le mal se mêlent sans forcément être bien définis. Fabien Clavel nous dépeint ici avec habileté le combat entre anges et démons sans tomber dans le manichéisme facile qu’on rencontre souvent à ce sujet et c’est, je crois, l’un des principales forces de ce roman.
Pour ceux et celles qui, en voyant les mots « anges », « anges déchus », « Apocalypse », « ultime bataille », craignent de plonger dans une paraphrase des récits bibliques qui tente vainement de faire un truc original de cette histoire vue et revue, pas de panique, ce n’est pas le cas. Les Adversaires est un récit simple, qui mêle fantastique et thriller avec brio et fait passer un excellent moment de lecture dans une atmosphère sombre, certes, mais très addictive.
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