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samedi 24 novembre 2012

L'agent des Ombres, tome 7 - Michel Robert


Chiens de Guerre
Cellendhyll de Cortavar tourne en cage à Tygarde, le palais de la Lumière. Son allégeance forcée à l'empereur Priam le rend fou et sa relation avec Constance s'étiole. Très vite, pourtant, il est chargé par l'empereur d'une nouvelle mission : arrêter Vargh Loken, échappé de la forteresse de l'Oubli et bien décidé à tuer Priam qui l'a trahi. Vargh a réuni ses Chiens de guerre, de redoutables soldats d'élite, les seuls capables d'affronter l'Ange du Chaos...
Mon avis
Toi qui bois avidement tout ce que je peux raconter comme conneries, tu sais le culte que je voue à Cellendhyll de Cortavar, le héros créé par Michel Robert. Le septième tome de ses aventures étant sorti en octobre, c’est les yeux écarquillés et la bave aux lèvres que je l’ai commandé en septembre. Bon, les événements ont fait que j’ai pas pu l’ouvrir avant novembre, et c’est pas faute de l’avoir reluqué tous les jours avec envie. Mais, bref, dès que j’ai pu j’ai sauté dessus. Et j’ai assez vite déchanté.
La fin du sixième tome promettait un début de septième explosif. Eh bien, non. La première moitié est longue, l’histoire met trop de temps à se mettre réellement en place, les vraies actions sont trop sporadiques pour tenir réellement en haleine. Mon Cellendhyll adoré s’est bien ramolli. Est-ce la faute de l’amour ? En tout cas, il passe bien trop de temps à se poser des questions et à jouer l’amoureux. Heureusement, il finit par se reprendre et se rattrape dans le dernier tiers, dégommant tout sur son passage, comme à son habitude, puis nous quittant sur un mystérieux mystère… Mais voilà, le mal est fait. Mais que se passe-t-il ?? Est-ce moi ou est-ce que mon auteur favori se ramollit lui aussi ? J’espère bien que non ! Allez, tout le monde a droit à un coup de mou, et j‘attends tout de même le tome 8 avec impatience, en espérant que les réponses seront au rendez-vous !

vendredi 11 mai 2012

Furies déchaînées - Richard Morgan


Takeshi Kovacs crie vengeance ! Il a déclaré la guerre aux extrémistes religieux de la Nouvelle Apocalypse et est bien décidé à les éliminer jusqu'au dernier. À peine de retour sur son monde natal, Harlan la planète océan, Kovacs est jeté dans un ouragan d'intrigues politiques et de mystères technologiques tandis que les fantômes de son propre passé de violence se rappellent à lui. Quellcrist Falconer, leader révolutionnaire, serait revenue d'entre les morts ! Et qui lance-t-on à ses trousses? Une réplique illégale de Kovacs, en hibernation depuis deux cents ans, qui ne compte pas partager sa nouvelle existence avec un sosie criminel sur le retour. Dans ce chaos, une chose est sûre: un certain Takeshi Kovacs va devoir mourir. Pour de bon.
Mon avis
Suite et fin des aventures toujours aussi mouvementées de Takeshi Kovacs, après Carbone modifié et Anges déchus. Ici, on retrouve notre ex-Diplo quelques décennies après ses frasques avec les Impacteurs. Kovacs est retourné sur sa planète d’origine, Harlan, où il se retrouve, comme à son habitude, dans des embrouilles pas possibles, qui prennent cette fois une dimension plus politique. Et plus personnelle, aussi : notre héros (pas mal anti-héros sur les bords, cela dit), a quelques comptes à régler et, bien évidemment, il ne fait pas dans la dentelle. Et puis, on fait quelques rencontres auxquelles on ne s’attendait pas, et qui bouclent parfaitement la série.
Avec cette trilogie, Richard Morgan nous dépeint un futur des plus déroutants, mais avec un tel foisonnement de détails et d’explications scientifiques qu’il reste tout à fait crédible (bon, en poussant quand même un peu l’imagination, on reste dans de la science-fiction, hein). La violence est omniprésente au point d’en devenir presque banale, et pourtant je n’arrive pas à la ressentir comme de la violence gratuite. Elle colle tout simplement avec cet univers et l’atmosphère chaotique qui y règne.
En résumé, ce n’est pas une lecture facile, le style de Morgan est à la fois percutant et complexe, et on peut en dire de même pour son imagination. Les intrigues se mêlent et s’imbriquent, partent dans tous les sens pour revenir se percuter et s’amalgamer, c’est parfois un vrai défi pour le neurone mais c’est un réel plaisir pour le cerveau tout entier. De quoi faire faire des pirouettes à l’encéphalogramme !

mardi 2 juin 2009

L'agent des Ombres, tome 1 - Michel Robert


L'Ange du Chaos
Jeune aspirant au service de l'Empire de Lumière, Cellendhyll de Cortavar a été trahi par les siens et accusé à tort du meurtre de son mentor. Laissé pour mort dans un cachot, il n'a dû sa survie qu'à l'intervention des mystérieuses puissances du Chaos. Dix années ont passé. Sous la coupe de Morion, le Prince des Apparences, le jeune homme idéaliste est devenu un mercenaire impitoyable. On le nomme désormais l'Ange du Chaos, et il ne poursuit qu'un seul but : se venger de ses anciens compagnons. Morion lui confie alors une délicate mission : infiltrer le Conseil de l'Empire de Lumière. Après dix années d'attente au service du Chaos, le moment est venu pour Cellendhyll d'accomplir sa vengeance...
Mon avis
Je me souviens des toutes premières pages du tout premier tome, l'Ange du Chaos. J'y comprenais rien, j'avais du mal à m'insérer dans l'histoire, je me suis dit bon sang, encore un de ces trucs de fantasy compréhensibles que par les geeks. Et puis, très rapidement, au fil des pages, j'ai fait connaissance avec Cellendhyll, le héros du cycle, un personnage à la fois antipathique et charismatique, auquel je n'ai eu aucun mal à m'attacher. Et puis avec d'autres personnages, beaucoup de détestables et quelques uns auxquels on s'attache aussi, puis avec un monde très complexe mais construit et décrit avec une précision effarante.
Ce monde se décompose en fait en trois mondes, ou plutôt en plans : la lumière, le chaos et les ténèbres, chacun régi par ses propres lois et tous ennemis les uns des autres. Dit comme ça, on se dit : facile, la lumière c'est les gentils, les ténèbres les méchants et le chaos c'est le bordel au milieu, c'est du vu, revu et déjà vu. Hé ben non! Il y a des méchants partout, et les Lumineux sont pas les derniers à faire des coups vaches...
Dans tout ce bazar, Cellendhyll, qui se promettait à un avenir lumineux, est trahi par les siens et recueilli par le Chaos pour intégrer la très secrète équipe des Agents des Ombres, guerriers discrets mais redoutables.
Et c'est un pur régal. L'imagination et la plume de cet auteur sont un plaisir pour l'œil comme pour les neurones, mais aussi pour les tripes. C'est violent, il y a du sexe, ouais, la recette des ventes faciles, mais au delà de ça il y a la complexité des personnages et des liens entre eux, des scènes tellement précises qu'on se croirait dans un film alors qu'il n'y passe pas trois pages... Bref, il y a le truc qui en fait pour moi un inoubliable (et une série que je relirai très certainement).
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