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mardi 26 mai 2015

Ten tiny breaths, tome 2 - K. A. Tucker


Mentir
Depuis la mort de ses parents, Livie se répète en boucle la dernière phrase de son père: "Rends moi fier." Elle a organisé sa vie en fonction de ces mots. Elle intègre l'université de Princeton avec un seul plan en tête: obtenir les meilleures notes et être admise en médecine.
Seulement Livie n'avait pas tout prévu: ni de partager sa chambre avec une sympathique fêtarde à qui elle ne peut rien refuser ni toutes ces soirées arrosées dans lesquelles celle-ci l'entraîne, et encore moins de croiser le chemin du beau et ténébreux Ashton, le capitaine de l'équipe d'aviron.
Pour la première fois de sa vie, elle est confrontée à des choix. Travailler ses cours ou faire la fête, sortir avec Connor, jeune irlandais bien sous tous rapports et meilleur ami d'Ashton, ou succomber au charme du capitaine.
Elle ne se reconnaît pas et, pourtant, elle sent qu'il est temps de ne plus se laisser dicter sa vie...
Mon avis
*Attention spoil*
J’avais adoré le premier tome, Respire, dans lequel on découvrait Kacey, la grande sœur toute cassée de Livie. Dans ce second tome, dans lequel on suit la petite sœur trois ans plus tard, je me suis plutôt fait chier. Je n’ai pas vraiment trouvé de but à cette histoire, hormis la romance passionnée de Livie avec Ashton et le pseudo-triangle amoureux bancal avec Connor dans le rôle du troisième angle. Alors certes, j’ai apprécié la façon dont le personnage d’Ashton est amené et dont son image évolue continuellement, j’ai trouvé Livie plutôt sympa bien que peu convaincante, mais le gentil troisième angle bien propre sur lui qui se transforme comme par hasard en gros porc sous l’effet de trois verres de tequila juste au moment où ça arrange tout le monde (et qui redevient normal ensuite, parce que bon, ça serait trop cruel si le prince charmant était vraiment un con, et pas juste victime de l’alcool), j’ai trouvé ça vraiment trop gros, trop facile, trop… ennuyeux.
Ça reste un livre qui se lit vite et bien, mais bon, vu l’intensité du premier tome, je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi mou du genou et d’aussi convenu (et pour ne rien arranger, la couverture est moche, pfff).

mercredi 20 mai 2015

The book of Ivy - Amy Engel


Voilà cinquante ans qu’une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d’une dizaine de milliers de personnes a fini par se former, et ce qui reste des États-Unis d’Amérique s’est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd’hui, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, lors d’une cérémonie censée assurer l’unité du peuple.
J’ai seize ans cette année, et mon tour est venu.
Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche…
Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera.
Née pour trahir et faite pour tuer… Sera-t-elle à la hauteur ? À la fois histoire d’amour torturée, thriller psychologique et dystopie cruelle, The Book of Ivy vous entraîne dans un compte à rebours haletant dont vous ne sortirez pas indemnes.
Mon avis
Moui, moui, moui…
Après tout ce que j’en avais lu, j’attendais de ce livre que ce soit quelque chose d’énorme, la dystopie de l’année, le truc qui chamboulerait mon petit neurone en mal d’aventures. Bon, soyons honnêtes, j’ai apprécié cette lecture. Mais bon, franchement pas de quoi friser l’hystérie.
Déjà, pour le côté dystopie, c’est surtout un fond sonore, la scène qui permet à Ivy et Bishop de jouer leur histoire. Mais sérieusement, ça aurait pu être un roman historique, de fantasy ou de science-fiction, ça aurait donné la même chose. Là, j’ai juste eu la sensation que l’étiquette « dystopie » n’est qu’un argument marketing, parce que la dystopie, ça fait vendre (la preuve, je l’ai acheté. Bien joué !)
Non, là, le contexte n’a au final que peu d’importance, il n’est là que pour servir l’histoire de nos deux héros qui, certes, sont attendrissants, mais n’ont pas vraiment l’étoffe d’une Katniss ou d’un Quatre. Du coup, on oscille plutôt entre la romance et le drame, et il s’y passe au final assez peu de choses, du moins rien de très extraordinaire, seulement une histoire naissante entre deux êtres qui à la base n’avaient pas envie d’être ensemble. Même la mission d’Ivy se retrouve complètement noyée dans la masse, et on n’en entrevoit réellement le fil que dans les cinquante dernières pages.
Bref, un livre qui se lit bien, mais une petite déception dans le sens où je m’attendais à beaucoup mieux et beaucoup plus torturé. Cela dit, je compte sur le second tome, à paraître en VO en novembre 2015, pour rehausser un peu le niveau…

mercredi 15 avril 2015

Soyons fous - Lisa Plumley


Marisol Winston rêve d’ouvrir une boutique de luxe à Los Angeles. Un projet que son père ne financera que si elle se soumet à une cure de désintoxication au shopping. Survivre à quelques semaines sans Dior, passe encore ; mais son père la force à travailler comme bonne à tout faire à Podunkville, en Arizona.
À sa grande surprise, elle se laisse attendrir par les trois canailles dont elle s’occupe, et par leur père, qui, s’il n’a rien d’une fashion victim, n’en demeure pas moins terriblement séduisant.
Mon avis
J’avais besoin de lire un truc de gonzesse, qui se laisse lire vite et bien et qui fait un peu rêver, du coup, j’ai mis la main sur ça… et j’ai mis 10 jours à le lire. Autant dire que ça a été un peu laborieux…
Bon, je dirais pas que j’ai détesté, l’histoire est mignonne, les personnages plutôt sympa, mais ça reste très plat et pas très bien écrit. C’est le genre de style que j’aurais pondu dans une rédac’ en quatrième, sauf que j’avais déjà un peu plus d’imagination à l’époque.
Du coup, 500 pages c’est un peu long, mais heureusement il s’y passe toujours quelque chose.

mardi 3 mars 2015

Ten tiny breaths, tome 1 - K. A. Tucker


Respire
À à peine 20 ans, la vie de Kacey bascule dans la tragédie : ses parents, sa meilleure amie et son copain meurent dans un accident de voiture. Elle est la seule survivante de la famille, avec sa sœur Livie qui n'était heureusement pas avec eux ce jour-là. Alors qu'elles sont confiées à la garde d'un oncle et d'une tante peu scrupuleux, Kacey décide de prendre sa vie et celle de sa sœur, en main. Ensemble elles vont tenter de se reconstruire à l'autre bout du pays, en Floride.
Mon avis
Avec tous les avis positifs que j’avais lus à son propos, j’attendais beaucoup de ce livre. Du coup, je m’attendais aussi à être déçue, car quand j’attends quelque chose d’un livre, en général, je suis déçue, au moins un peu.
Ben là, non. Absolument pas. J’ai été transportée, ballottée dans tous les sens, complètement aspirée par cette histoire, à tel point qu’une fois ouvert je n’ai pas pu le lâcher tant que je ne l’avais pas fini… et que même là, j’ai eu du mal à le lâcher pour le ranger bien sagement à côté de ses petits copains.
J’ai adoré Kacey, cette jeune femme toute cassée et recollée qui fait preuve d’une force incroyable. J’ai adoré Trent, ce jeune homme tout rutilant de muscles et d’yeux turquoise et adorable. J’ai adoré Livie, cette adolescente douce et mature. J’ai adoré Storm, cette poupée Barbie pleine de ressources. J’ai adoré Mia, Cain, Ben, Nate, Dan et même Tanner. J’ai adoré cette façon dont K. A. Tucker donne vie à des personnages pleins de relief, cette façon si simple et évidente, sans en faire trop, ni pas assez.
J’ai adoré la justesse de ce récit, j’ai adoré me sentir bien quand tout allait bien et me sentir mal quand tout partait de travers. J’ai adoré vivre dans ce petit monde pendant toute une journée.

dimanche 25 janvier 2015

Beautiful Bastard - Christina Lauren


Un boss perfectionniste.
Une collaboratrice ambitieuse.
Un duel amoureux et torride dans l'univers de l'entreprise.
Brillante et déterminée, Chloé, sur le point d'obtenir son MBA, n’a qu’un seul problème : son boss, Bennett. Trentenaire séduisant, arrogant et égocentrique, il est aussi odieux que magnétique. Un Beau Salaud.
Après plusieurs années passées en France, Bennett revient à Chicago pour occuper un poste important au sein de l' entreprise familiale - un grand groupe de communication. Comment imaginer que sa collaboratrice, Chloé, serait cette ravissante et exaspérante créature de 26 ans, au charme certain et à l'esprit affûté, qui n'entend rien sacrifier de sa carrière?
Si Bennett et Chloé se détestent, leur attirance mutuelle, inexorable et obsédante, les conduit à tester leurs propres limites et à enfreindre, une à une, toutes les règles qu'ils s'étaient jusque-là imposées. A une seule fin : se posséder. Au bureau, dans l'ascenseur, dans un parking. Partout...
Arrivés à un point de non-retour, fous de désir, Bennett et Chloé parviendront-ils à mettre leur ego de côté pour décider enfin de ce qu'ils acceptent de perdre ou de gagner ?
Mon avis
*Flashback – lu en août 2013*
Contre toute attente, j’ai beaucoup aimé. C’est une histoire basique de deux personnes qui ne peuvent pas se piffrer et qui finissent par se grimper dessus partout, tout le temps, dans toutes les positions, ça pourrait vite devenir lassant mais heureusement, ça se lit rapidement et facilement et j’ai pris beaucoup de plaisir à poser mon cerveau à côté de moi à chaque fois que j’ouvrais le bouquin. On bouffe du stéréotype à toutes les sauces, certes, mais peutimporte : comme tu le sais, j’adore enfiler ma peau de greluche de temps en temps, et j’ai même pas honte.

vendredi 23 janvier 2015

Les Highlanders, tome 1 - Karen Marie Moning


La malédiction de l’elfe noir
Écosse, 1513. Célèbre dans tout le royaume pour ses exploits guerriers et pour sa beauté ravageuse à laquelle aucune femme ne résiste, le comte de Dalkeith, surnommé l’Épervier, est le grand favori de la reine. Ce qui lui vaut la jalousie du roi et de son fou, Adam Black, qui fomentent une terrible conspiration à son encontre : l’Épervier sera contraint d’épouser Adrienne de Simone, une jeune captive venue d’un autre temps.
Mon avis
*Flashback – lu en juillet 2013*
Voilà, un livre lu il y a un an et demi donc, mais contrairement aux trois quarts des livres lus dans l’intervalle, il m’en reste quand même quelque chose, d’une parce que je l’ai lu aux Etats-Unis (ça marque), de deux parce j’en avais discuté un peu avec mon patron au petit-dèj là-bas (ça marque aussi, hein), et de trois parce qu’il m’avait plutôt plu, mais pas autant que la série Fever de cette chère et idolâtrée KMM.
Globalement, ce que j’en avais dit à mon boss, c’est que c’est un livre purement pour gonzesses, une bonne vieille romance avec un bon vieux BMM sur fond d’histoire fantastique sympathique et plutôt facile. Bien différent des Fever, pas aussi addictif, mais idéal à lire quand on fait des journées de 12h à 6000km de chez soi (ou, de manière plus générale, qu’on a le cerveau en gelée et qu’on a envie de s’évader (et d’éviter les discussions boulot à 7h du mat’) sans avoir à relire trois fois les mêmes pages).

lundi 26 août 2013

Noël sous la couette - Collectif


Il s'en passe, des choses, le soir du réveillon : un jeune loup de la finance retrouve son amour de jeunesse dans un aéroport bloqué par la neige ; un flic désenchanté se laisse séduire par sa délicieuse voisine de palier ; un obsédé du boulot finit par s'apercevoir que sa collègue a un cœur d'or et les plus belles jambes du monde... Autant de gens pour qui Noël rimait avec solitude et qui ont trouvé l'Amour au pied du sapin.
Mon avis
Je sais, j’me ramollis. En même temps, lire des histoires faciles, qui n’entament pas les neurones et font frétiller la greluche qui sommeille en moi, de temps en temps, ça fait du bien. Et j’ai même pas honte.
On a ici six petites nouvelles qui se lisent d’une traite, mettant en scène des âmes solitaires à qui le gentil Papa Noël a décidé d’offrir beaucoup d’amour et quelques parties de jambes en l’air. Ça ne vaut certes pas une romance haletante à base de sauvageonne esseulée et de beau mâle musclé au tempérament bestial qui donne envie à ta culotte de se suicider par combustion spontanée, mais ça fait passer un bon moment de lecture, et c’est tout ce qu’on demande…

mercredi 3 juillet 2013

Intuitions, tome 1 - Rachel Ward


Depuis qu’elle est petite, Jem voit des numéros flotter au-dessus des personnes qu’elle croise. C’est le jour où sa mère décède qu’elle comprend la signification de ce terrible don : ces chiffres indiquent la date de notre mort. Elle se replie alors sur elle-même et sombre dans la mélancolie. Jusqu’au jour où elle rencontre Spider et découvre l’amour.

Alors qu’ils partent ensemble à la grande roue de Londres, The London Eye, un phénomène étrange se produit : pourquoi tous les passants ont-ils le même numéro au-dessus de la tête ? Pris de panique, Jem et son ami s’enfuient. Ils seront les seuls survivants de l’attentat, mais aussi les seuls suspects recherchés, une fois leur identité trahie par les caméras de surveillance. Comment expliquer au commun des mortels les raisons de leur fugue ? Et comment oublier l’insoutenable vérité que Jem peut lire en Spider ?
Mon avis
Un roman difficile à classer, à cheval entre fantastique, romance et thriller, qui tient en haleine du début à la fin, autant par la présence des personnages que par l’histoire. On se prend sans peine d’affection pour Jemma, jeune fille peu aidée par la vie et qui voit la date de la mort des gens qu’elle regarde dans les yeux, puis de Spider, jeune homme atypique et électrique. C’est avec une certaine nervosité qu’on les suit dans leur fuite semée d’embûches mais illuminée par leur histoire d’amour naissante.
Je ne raconterai pas la fin, mais c’est avec la boule dans la gorge qu’on referme le livre… et qu’on ouvre le tome suivant dans la foulée !

Morsures & Sortilèges

vendredi 28 septembre 2012

Smoking et layette - Jane Graves


Bernadette Hogan est un vrai garçon manqué. Garde du corps pour le compte de Jeremy Bridges, un millionnaire aux innombrables conquêtes, elle sait ce qu’elle veut, et surtout ce qu’elle ne veut pas. Jusqu’à une expérience torride avec Jeremy, dont Bernie sort furieuse, bouleversée… et enceinte. La jeune femme décide très vite qu’elle ne laissera pas passer cette chance d’être mère, mais elle n’est pas au bout de ses surprises. En effet, Jeremy semble décidé à assumer sa paternité. Cet individu, en apparence si superficiel, est-il capable de devenir le père dont Bernie rêve pour ses enfants ?
Mon avis
Vu les nombreux coups de cœur que ce roman a suscité, quand je l’ai vu à 0,99€ lors de l’opération 200K de Bragelonne, j’ai sauté dessus. Je me suis dit qu’après tout, un petit roman à l’eau de rose de temps en temps, ça fait pas mal. Ben on peut dire que je suis tombée dans la cuve d’eau de rose sans même avoir le temps de mettre mon tuba et mes palmes. J’ai eu un choc, quoi. Alors attention, ne te fie pas à la note, échauffe tes yeux et enfile des lunettes de soleil, ça va piquer…

Bernie (hum, Bernadette, en fait) est une garde du corps pas du tout stéréotypée. Elle est assez fade, froide, on l’imagine sans problème en directrice d’école frigide (genre, madame Mangin dans Princesse Sarah. En plus jeune, quoi).
« Bernie fit demi-tour pour s’éloigner, mais il la saisit par le bras et l’obligea à pivoter. Elle considéra la main de Bridges avant de planter son regard dans le sien, avec une froideur qui aurait pu couvrir de glace la Vallée de la Mort. »
Elle bosse pour Jeremy Bridges, riche concepteur informatique, depuis deux ans. Elle le déteste, mais là, brusquement, elle se rend compte qu’elle a trop envie qu’il la saute et, subitement, après avoir tué la Vallée de la Mort par surgélation spontanée, elle devient chaude comme la braise des Enfers (je te passe les détails, y’en a quelques pages comme ça…). Et évidemment, c’est réciproque.

Des fois, on se demande tout de même si elle a pas un léger retard mental.
« À ces mots, il passa un bras autour de la taille de Bernie et l’attira brusquement contre lui pour un baiser fougueux.
Pendant quelques secondes, la jeune femme ne comprit pas ce qui lui arrivait. Sous le coup de la surprise, étourdie par l’incrédulité, elle s’abandonna à lui.
Il est bien en train de m’embrasser, là ? »
Non non, il est en train de te montrer comment on tricote une torsade.

Et c’est là que j’ai vraiment commencé à me demander si j’avais pas ripé et acheté un Harlequin :
« Il glissa sa main plus haut en la couvant d’un regard empreint d’un désir si animal et si puissant qu’elle en resta paralysée. Elle eut soudain l’idée absurde qu’une force surhumaine devait se cacher derrière cette envie et surgirait en hurlant si elle remuait ne serait-ce que le petit doigt. Pire, elle découvrit un effet littéralement insidieux de cette peur irrationnelle : cela l’excitait encore davantage. »
Et j’ai franchement hésité à refermer le bouquin, définitivement. Trente pages de ça, ça commençait à faire long. Mais quelques lignes plus loin, j’ai fini par sortir de ma torpeur et j’ai vraiment commencé à rigoler, lorsque :
« Alors, il glissa l’index à l’intérieur de sa culotte, découvrant ainsi la vérité qu’elle ne pouvait cacher.
La chaleur brûlante de son désir. »

Dans tout ça, n’oublions pas les oasis de fraicheur que sont les magnifiques métaphores dont Jane Graves semble très friande (et qu’on a déjà pu entrevoir avec le meurtre de la Vallée de la Mort) :
« Oui, elle avait envie de lui, de la même manière qu’une personne perdue dans le désert veut de l’eau. » (N’oublions pas de noter comme, très rapidement, il devient même sa raison de vivre. Bizarre, hein. Ou peut-être est-ce un effet pervers de l’érection monumentale du monsieur ? (Si si, c’est écrit comme ça dans le livre)).
Ou encore :
« En fait, la femme qu’il croyait froide comme la pierre était aussi chaude qu’une rivière de lave, et il s’était aventuré au bord du volcan juste au moment de l’éruption. »
On apprend également que l’oxygène est désirable et, par conséquent, que respirer pourrait être un acte sexuel :
« Il n’avait jamais envisagé ne serait-ce qu’une seconde de coucher avec cette femme, pourtant il la désirait autant que sa prochaine bouffée d’oxygène. » 
Question : est-ce que si je soupire je vais avoir un orgasme ?

Trois pages plus tard, on passe à l’enfilage acrobatique du préservatif (je vais pas le retranscrire ici, mais la scène m’a valu un bon fou rire). Je répète : il a enfilé un préservatif (c’est important pour la suite).
Et voilà, après dix pages de préliminaires, tout ce que ça va inspirer à Bernie :
« Soudain, les yeux de Bernie se voilèrent. Une rougeur se répandit sur sa poitrine et lui monta aux joues. Sans interrompre sa cavalcade, elle crispa les paupières et baissa la tête, comme si elle avait oublié l’existence de Jeremy pour se perdre dans les sensations. »
En quatre mots : elle eut un orgasme. Oui je sais, on dirait pas.

Et là, il suffit d’un coup de fil pour faire réapparaître Bernie Maîtresse de la Vallée de la Mort, d’où le désarroi de Jeremy l’Étalon milliardaire :
« En général, les femmes avec qui il couchait attendaient à peine d’être sorties de ses draps pour appeler leurs copines et leur dire qu’elles venaient de se taper un multimillionnaire. Par conséquent, la réaction de Bernie le laissait pantois. »
Oui Jeremy, les femmes sont toutes des pouffes superficielles, mais pas Bernie, non.

Non, Bernie n’est pas comme ça. C’est une femme qui s’assume, qui se débrouille toute seule. La preuve : elle a un travail. Mais siiiii, c’est fou, non ? Mais bon, c’est pas facile, quand on est une femme. Ben oui : le travail, c’est pour les hommes. Un genre de secte sexiste, quoi :
« Elle n’avait pas manqué une journée de travail depuis des années et ne voulait pas déroger à cette règle, car elle refusait qu’on la considère comme le sexe faible. Entre eux, les hommes toléraient toutes sortes de maladies – grippe, rhume, migraine, gueule de bois, bronchite, urticaire, resserrement des testicules (si si, ça aussi c’était dans le livre) et n’importe quoi d’autre – mais, dès qu’une femme était sur la touche, ils mettaient cela sur le compte de problèmes féminins. La pauvrette pouvait souffrir d’une bactérie carnivore lui dévorant les jambes (oui, visiblement, certaines bactéries ont un système digestif, capable de digérer un être humain. Enfin, ses jambes, en tout cas), ces mufles prétexteraient toujours qu’elle n’était pas venue travailler parce que les Anglais avaient débarqué. »
Ce qu’elle semble avoir oublié, c’est que dans certaines contrées éloignées il y a aussi des gens qui ont cessé de vivre au Moyen-Âge. Mais bon, j’sais pas, je suis jamais allée aux States.

Aux States, on connaît aussi des méthodes très intéressantes pour apprendre aux petits à paire pipi-caca dans le pot :
« Mais tu peux aussi te contenter de poser tes gosses sur le trône en leur disant ce qu’il faut faire. Si ça marche, tu leur donnes un M&M’s. »
Dixit la mère de famille. Oui, c’est bien connu des mères de famille débordées, les M&M’s. Aussi radical que les cacahuètes.

Et puis, deux mois plus tard, Bernie découvre qu’elle est enceinte (eh ouais, les capotes c’est plus ce que c’était. De toute façon, tout le monde sait que c’est pas fiable).
« Parfois, elle ne se sentait pas bien, et plus la grossesse approcherait de son terme, plus elle perdrait de sa dextérité. Comme Jeremy le lui avait indiqué précédemment, les futures mères constituaient des cibles parfaites. »
Oui hein, c’est bien connu : la grossesse est une maladie qui rend les femmes aussi adroites que des baleines (et, visiblement, aussi intelligentes que Paris Hilton).

Pour ce qui est du style, c’est grammaticalement correct mais c’est assez plat. Rien de bien percutant, à part quelques moments hilarants, mais je crois bien que ça, c’est pas voulu…

Et c’est là que tu te demandes, mais alors pourquoi elle a mis 4/5, cette gourde ?
Parce que, une fois passés les émois pornographiques, et en faisant abstraction des métaphores moisies et des idées reçues démenties depuis quelques décennies, on entre tout de même dans une histoire un peu plus intéressante et plutôt sympathique.
Parce que j’ai beau aimer jouer la langue de pute, je reste une gonzesse, et un peu de guimauve, quand elle fait malgré tout passer un bon moment (que ce soit à pouffer ou à rêvasser un peu sur des trucs faciles), ça fait pas de mal. Mais bon, pas trop souvent, quand même…

samedi 1 septembre 2012

Easy - Tammara Webber


A girl who believes trust can be misplaced, promises are made to be broken, and loyalty is an illusion. A boy who believes truth is relative, lies can mask unbearable pain, and guilt is eternal. Will what they find in each other validate their conclusions, or disprove them all?
Mon avis
Avis de la midinette superficielle : OMG, OMG… Je veux Lucas.
Avis plus élaboré de la fille qui sait se tenir (enfin, qui fait semblant) : wahou ! Encore une lecture vivement conseillée par Cess et vivement appréciée. Rien de fantastique ici, pas de gros suspense, pas d’intrigue complexe (on devine d’ailleurs assez facilement les rares mystères de l’histoire). Simplement la rencontre de deux êtres, une histoire touchante, tout un tas d’émotions, beaucoup de tendresse, de douceur, d’amour, tout ça sans une once de mièvrerie. Mais aussi de l’indignation, de la colère, du dégoût, de l’exaspération… bref, un concentré d’émotions fortes dans cette belle histoire sans prétention.
Non, ce livre ne raconte pas combien la vie est facile, parce qu’elle ne l’est pas. Il raconte simplement combien il est facile d’aimer et d’être heureux si seulement on veut bien s’en donner la possibilité, et si on se laisse aimer en retour. C’est facile, il suffit de trouver les bonnes personnes (oui, bon, d’accord, c’est pas la partie la plus facile…), et Lucas est certainement l’une de ces bonnes personnes ! Si Jacqueline, la narratrice, est un personnage touchant auquel on s’identifie facilement, Lucas, avec sa gentillesse, sa maturité, son charme, son intelligence, ses tatouages et sa terrible histoire, est LE personnage du livre, celui qu’on a envie de connaître, celui pour lequel en a envie de rire, de pleurer, de hurler, parfois même de se rouler par terre.
Si tu cherches de l’action, du sang, des héroïnes couillues et de la testostérone, passe ton chemin. Par contre, si c’est une belle histoire qui te fait passer du rire aux larmes et qui met du baume au cœur que tu recherches, avec en prime un beau mâle gentil comme tout (ça change, aussi, et ça fait du bien), procure-toi Easy immédiatement ! (Et si tu hésites toujours à te mettre à la VO, voilà encore une excellente raison de sauter le pas).

lundi 30 janvier 2012

Psi-Changeling, tome 1 - Nalini Singh


Esclave des sens
Dans un monde où les émotions sont interdites, les Psis punissent toute forme de désir. Sascha Duncan fait exception à la règle. Lucas Hunter est un métamorphe avide de sensations. Il est bien décidé à trouver le meurtrier qui a tué sa compagne de meute. Sascha sera son ticket d’entrée... Il découvrira vite que cette Psi en apparence froide comme la glace est capable d'éprouver des émotions... et qu’elle fascine l'animal en lui. Pris au milieu de leurs deux univers en conflit, Lucas et Sascha doivent jouer leurs rôles... ou tout sacrifier pour goûter au plaisir interdit.
Mon avis
Bon, me v’là bien. J’étais partie pour faire une critique un peu cynique, pas très sympa, mais au final je me suis ravisée, parce que ça aurait été gratuitement méchant (NON, ce n’est pas mon genre). Cette histoire ne casse pas des briques, certes, je ne me suis pas non plus retrouvée pendue au plafond, mais il y a là dedans quelque chose d’attendrissant, d’innocent, qui en fait un divertissement rafraîchissant (t’as vu un peu cette sublime série de rimes ?), voire même original : j’avais presque oublié que les héroïnes d’aujourd’hui ne sont pas toutes des rocs qui ont déjà tout vécu et se croient capables de porter le monde à bout de bras. Sascha a l’étoffe d’une héroïne, oui, mais qui admet sans problème que pour ça, elle a besoin de son beau mâle musclé. C’est l’histoire toute simple d’une nana un peu paumée qui découvre que le monde du dehors c’est beau, que les gens ils sont gentils (enfin, pas tous, mais quand même), et ça, ça fait du bien. Voui, ça dégouline de mièvrerie, voui, c’est stéréotypé à souhait (Lucas, beau léopard-garou aux yeux verts et aux muscles tout rutilants, félin jusqu’au bout de la… euh… des griffes et qui sent la promesse du sexe passionné à plein nez, s’éprend follement de Sascha, plantureuse brune aux yeux étincelants et à la crinière de sauvageonne, et vice-versa, alors qu’elle est censée se la jouer froide comme la Laponie, mais évidemment, elle peut pas résister), voui, l’intrigue est plutôt simplette (on se doute pas, mais alors PAS DU TOUT que c’est *biiip* le coupable), voui, j’ai pas mal bâillé, des fois, mais quand même, c’était pas si désagréable que ça. Même que j’ai trouvé ça mignon. Voui.

mercredi 30 novembre 2011

Le mec de la tombe d'à côté - Katarina Mazetti


Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que le tape-à-l'œil de la stèle qu'il fleurit assidûment. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis... C'est le début d'une passion dévorante. C'est avec un romantisme ébouriffant et un humour décapant que ce roman d'amour tendre et débridé pose la très sérieuse question du choc des cultures.
Mon avis
Ce livre semble avoir eu beaucoup de succès, je ne peux pas m’empêcher de me demander pourquoi. Bon, en soi c’est une histoire plutôt sympathique, mais pas de quoi casser trois pattes à un canard. Peut-être le titre ? Dans mon cas, c’est ce qui m’a attirée. Un titre qui augurait une histoire cynique mais émouvante, une histoire d’amour inattendue mais évidente. Dans le fond, c’est un peu ça, mais pour moi, ce roman ne tient pas toutes ses promesses.
Désirée est fade et froide, sèche, sans intérêt. Elle compte sur ses ovaires pour lui dire quand un homme lui plaît, tu m’étonnes que sa vie soit à chier. Elle est cynique mais sans être vraiment drôle, il lui manque le mordant qui fait la différence entre une pauvre fille aigrie et une fille à l’humour grinçant. Exactement l’idée que le commun des mortels aimerait se faire de la citadine qui mange bio et vit au milieu des bouquins.
Benny est un agriculteur plouc et bourru, mais tendre et vif d’esprit. Exactement l’idée que le commun des mortels aimerait se faire du paysan qui trime pour que nous puissions boire notre lait du matin.
Et paf, le « choc des cultures » sur fond d’amourette passionnée avec dans le premier rôle des ovaires aigris qui frétillent d’impatience. Moui… j’ai vu mieux question romantisme. Heureusement, le personnage attachant de Benny est là pour apporter de la fraicheur et de la spontanéité à l’histoire. C’est grâce à lui si ce livre reste pour moi un agréable moment de lecture.
Merci à MarionF qui a fait voyager ce livre !

lundi 14 novembre 2011

Que la meilleure gagne - Elizabeth Young


Existe-t-il pire situation que de tomber amoureuse du petit copain de votre meilleure amie ? Oui, flasher sur celui de votre ennemie attitrée ! Un scénario catastrophe auquel Harriet, garçon manqué à l'humour ravageur, va malheureusement devoir se frotter, la miss n'ayant rien trouvé de mieux que de fondre littéralement pour le beau et séduisant John. Un authentique idéal masculin aperçu, peu de temps auparavant, main dans la main avec cette sacrée Nina, ex-camarade de classe arrogante, autosatisfaite et bien trop sexy pour inspirer confiance.
Tiraillée entre désir et culpabilité, victime d'un sérieux complexe d'infériorité, Harriet parviendra-t-elle enfin à se venger de ses années de vexation ? Dans cette course au petit ami, tous les coups sont permis...
Mon avis
Pocket a le chic pour sortir des couvertures toutes moisies, du moins quand il s’agit de littérature sentimentalo-humoristique pour gonzesses, mais ne vous y fiez pas, cette petite histoire sympathique est loin d’être aussi rébarbative que sa vitrine ! (ben ouais faut dire les choses comme elles sont, la demoiselle sur la couverture, ben elle ressemble à rien. Encore que, si elle s’arrangeait un peu… bref.)
Tout ça pour dire que si je n’avais pas déjà lu et grandement apprécié Petites embrouilles et pieux mensonges de la même auteure, jamais il ne me serait venu à l’idée de m’intéresser à celui-ci (oui, je suis superficielle).
On reste évidemment dans le même genre : une presque trentenaire qui a plus ou moins la poisse avec les hommes qui tombe un jour sur l’homme parfait, mais comme si tout se passait bien il n’y aurait rien à raconter, eh ben évidemment elle en voit des vertes et des pas mûres, elle galère, elle pédale dans la semoule, elle s’arrache les cheveux, bref, elle en chie à mort. Mais ne vous en faites pas, tout est bien qui finit bien ! Rooo c’est bon hein, c’est pas du spoiler, tout le monde sait que dans ce genre d’histoire ça finit toujours bien (c’est bien pour ça qu’on les lit d’ailleurs, pour refermer le livre avec la banane, pas avec un flingue déjà collé contre la tempe). Cette presque trentenaire, qui se prénomme Harriet, est comme vous et moi : elle a un boulot plus ou moins satisfaisant, quelques soucis d’autorité avec ses cheveux et son chat, des problèmes de plomberie, des amis pas toujours sortables, des parents en pleine crise de la cinquantaine… Mais aussi juste ce qu’il faut d’humour pour faire de cette histoire plutôt conventionnelle (la chick-lit, on en fait vite le tour) un très bon moment de lecture, rafraîchissant et amusant.

Allez, un p’tit extrait, pour donner le ton :
« En outre, nous comparions les mérites de vivre au XIXe siècle par rapport à aujourd'hui: d'un côté, il n'y avait pas de Tampax ni de déodorant, il fallait savoir chanter d'une voix douce et broder des coussins. De l'autre, vous aviez des mecs qui vous disaient: "Permettez-moi de vous dire à quel point je brûle d'admiration et d'amour pour vous", au lieu de: "Alors, t'as envie de baiser?" »

lundi 26 septembre 2011

Petites embrouilles et pieux mensonges - Elizabeth Young


Que faire lorsque, comme Sophy, on est célibataire, la trentaine, et dotée par la nature d'une mère un brin impatiente de se retrouver grand-mère ? Réponse : on s'invente un petit ami tout droit sorti des contes de fées. Et que faire lorsque sa sœur cadette se marie (la traîtresse!), et que l'on doit produire le susdit prince charmant ? Après avoir envisagé frénétiquement les solutions les plus loufoques incluant la mort du beau boyfriend dans un tragique accident, Sophy a LA solution : engager un chevalier servant pour l'occasion ! Le jour fatidique approche. Sophy va-t-elle se sortir de ce pieux mensonge ? C'est compter sans le charme inattendu de l'irrésistible Josh, prêt à se glisser dans les chaussures de luxe du séduisant golden boy inventé par Sophy...
Mon avis
Je n'aurais jamais lu Petites embrouilles et pieux mensonges si on ne me l'avait pas mis de force dans les mains... J'ai eu ma période littérature de gonzesses il y a quelques années, et j'ai eu ma dose. Mais franchement, je n'ai pas été déçue! Bon, ce roman est réservé exclusivement aux filles (du moins je vois mal un mâle prendre plaisir à lire ça, encore moins s'en vanter ^^), mais c'est plein d'entrain, de peps, d'humour, de situations rocambolesques, mais aussi d'émotions et de moments tendres ou passionnés. La "pov' Sophy" en voit de toutes les couleurs, plus le plus grand plaisir de nos zygomatiques.
Amoureux exclusifs de polars, complots, mystères, intrigues politiques et autres, passez votre chemin, ce livre n'est pas fait pour la prise de tête mais pour rire un bon coup et rêver un peu.
À dévorer tout cru!
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