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mardi 3 mars 2015

Ten tiny breaths, tome 1 - K. A. Tucker


Respire
À à peine 20 ans, la vie de Kacey bascule dans la tragédie : ses parents, sa meilleure amie et son copain meurent dans un accident de voiture. Elle est la seule survivante de la famille, avec sa sœur Livie qui n'était heureusement pas avec eux ce jour-là. Alors qu'elles sont confiées à la garde d'un oncle et d'une tante peu scrupuleux, Kacey décide de prendre sa vie et celle de sa sœur, en main. Ensemble elles vont tenter de se reconstruire à l'autre bout du pays, en Floride.
Mon avis
Avec tous les avis positifs que j’avais lus à son propos, j’attendais beaucoup de ce livre. Du coup, je m’attendais aussi à être déçue, car quand j’attends quelque chose d’un livre, en général, je suis déçue, au moins un peu.
Ben là, non. Absolument pas. J’ai été transportée, ballottée dans tous les sens, complètement aspirée par cette histoire, à tel point qu’une fois ouvert je n’ai pas pu le lâcher tant que je ne l’avais pas fini… et que même là, j’ai eu du mal à le lâcher pour le ranger bien sagement à côté de ses petits copains.
J’ai adoré Kacey, cette jeune femme toute cassée et recollée qui fait preuve d’une force incroyable. J’ai adoré Trent, ce jeune homme tout rutilant de muscles et d’yeux turquoise et adorable. J’ai adoré Livie, cette adolescente douce et mature. J’ai adoré Storm, cette poupée Barbie pleine de ressources. J’ai adoré Mia, Cain, Ben, Nate, Dan et même Tanner. J’ai adoré cette façon dont K. A. Tucker donne vie à des personnages pleins de relief, cette façon si simple et évidente, sans en faire trop, ni pas assez.
J’ai adoré la justesse de ce récit, j’ai adoré me sentir bien quand tout allait bien et me sentir mal quand tout partait de travers. J’ai adoré vivre dans ce petit monde pendant toute une journée.

mardi 24 février 2015

Les Macchabs, tome 2 - Ty Drago


La reine des Macchabs
Vous ne connaissez pas les Macchabs ? Tant mieux pour vous ! Car seule une poignée d’adolescents, appelés les Clairvoyants, peuvent les voir tel qu’ils sont : des cadavres puants animés par des entités venues d’ailleurs et qui veulent tous nous éradiquer… Ces ados sont devenus un véritable commando, auto-baptisé les Fossoyeurs. Grâce au jeune Will, ils sont parvenus à éliminer le Maitre des Macchabs. Mais le combat est loin d’être gagne?. Car arrive aussitôt leur Reine, plus redoutable encore. D’autant plus redoutable qu’elle endosse l’identité de Lilith Cavanaugh, responsable des Affaires Civiles de la ville de Philadelphie. Or, la mère de Will vient de recevoir un colis envoyé il y a quelques années par son défunt mari, Karl Ritter, le seul adulte qui ait jamais été capable de voir les Macchabs. Dans ce colis, destiné à Will, Karl dévoile toute la vérité. Susan, qui n’a pas eu la moindre nouvelle de son fils depuis quatre mois, ne sait pas vers qui se tourner… et elle commet une terrible erreur. Elle décide de rendre l’affaire publique en se confiant à une certaine Lilith Cavanaugh…
Mon avis
En digne suite de L’éveil des Macchabs, ce second tome, s’il ne bénéficie plus de l’effet de surprise du premier, reste dans la lignée avec un récit dynamique et une plume fluide et efficace. Cependant, on a passé l’intro et on entre réellement dans le vif du sujet. Et pour être vif, c’est vif ! Pas le temps de s’ennuyer, tout juste le temps de reprendre son souffle entre deux actions ou coups de théâtre, ce second tome est mené tambour battant et, si j’ai aimé suivre Will, l’ado tout ce qu’il y a de plus banal dont la vie bascule du jour au lendemain dans le premier tome, j’ai adoré le voir gagner en assurance et en maturité dans ce second tome (et en plus, maintenant il n’a plus que 17 ans de moins que moi).
Du côté de l’histoire, on en apprend plus sur les Macchabs, leurs origines et leurs desseins, leurs forces et leurs faiblesses, et surtout on fait connaissance avec leur reine, autrement plus coriace que son prédécesseur le présentateur télé et aux ambitions démesurées. Un ennemi à la mesure de nos petits Fossoyeurs, qui ne sera pas facile à éradiquer mais qui promet bien des retournements de situations, affrontements et délicieuses inventions de leur cru.
Encore une fois, les personnages secondaires n’ont pas été oubliés. Si, par la force des choses, on a très peu l’occasion de côtoyer Sharyn pile électrique et combattante hors pair, c’est avec plaisir qu’on fait un peu plus connaissance avec Tom, son frère et chef des Fossoyeurs, jeune homme fort et aux lourdes responsabilités, mais qui reste un personnage vulnérable et attachant. Sans oublier Dave, l’armoire à glace qui semble parfois manquer de neurones mais qui n’en reste pas moins, lui aussi, un personnage attachant et aux nombreuses qualités.
En bref, une suite prometteuse qui confirme la qualité de cette série sympathique dont j’ai hâte de découvrir la suite !
Encore une fois, merci à Babelio et aux Éditions Bayard pour cette chouette découverte !

lundi 16 février 2015

Les Macchabs, tome 1 - Ty Drago


L’éveil des Macchabs
William Ritter, 12 ans, mène une vie normale. Jusqu’au jour où il s’aperçoit que son voisin, pourtant bien vivant, a l’aspect d’un cadavre : les yeux hors des orbites, la peau en putréfaction… Horrifié, Will se précipite au collège, où le même phénomène se reproduit : un certain nombre de professeurs sont devenus des macchabées, eux aussi ! Le garçon, terrifié, est rapidement repéré par ces espèces de zombies, que personne d’autre que lui ne semble voir. Personne, sauf Helen, une camarade de classe, qui lui sauve la vie et l’entraîne dans une fuite éperdue à travers les rues de Philadelphie. Pour Will, le cauchemar ne fait que commencer.
Mon avis
Quand Babelio m’a proposé de recevoir ce livre (accompagné du tome suivant), je me suis dit moui, une histoire de zombies pour la jeunesse, ça va certainement être un peu simplet, mais sympa à lire, alors allons-y.
Eh bien, j’ai été agréablement surprise. Malgré une histoire effectivement ciblée jeunesse, avec un personnage principal, le narrateur, âgé de douze ans, on a là quelque chose d’un peu plus complexe que « moi zombie, toi chair fraîche, moi manger toi ». Si ça reste assez manichéen, les personnages, aussi bien les gentils que les méchants, sont très bien développés et leurs interactions réservent toujours quelques surprises. L’intrigue de fond n’a, contrairement à ce que je pensais au premier abord, rien à voir avec des zombies, mais est bien plus recherchée et jouit d’une certaine originalité. Ce tome est clairement une introduction ; il s’y passe beaucoup de choses, mais on a assez peu de révélations, qui sont données au compte-gouttes tout au long du livre, et c’est surtout dans le dernier quart qu’on commence réellement à comprendre le pourquoi et le comment de tout ça. Heureusement, l’action, omniprésente, permet d’avancer dans l’histoire sans s’impatienter…
Du côté de la forme, je crois que c’est là que j’ai eu la meilleure surprise. C’est très bien écrit – du moins, très bien traduit – et contrairement à ce que je crains souvent dans les ouvrages dédiés à la jeunesse, on n’a pas ici le style un peu neuneu qui veut s’adresser aux ados à la djeun’s et qui au final donne juste l’impression de les prendre pour des demeurés. L’auteur parle aux ados comme à des gens normaux, à des adultes, dans un style clair et précis et sans jamais tomber dans le ridicule, et ça fait du jeune Will, le narrateur, un personnage très crédible auquel on peut s’identifier, même avec 18 ans de plus que lui (gosh… j’aimerais être nulle en calcul mental), sans ressentir l’envie de lui en coller une.
Pour conclure, voilà donc une bonne série jeunesse qui commence très fort, bien conçue, originale et pêchue, qui ravira bien des ados, moi compris…
Merci Babelio et les Éditions Bayard !

lundi 12 août 2013

Intuitions, tome 3 - Rachel Ward


Infini
Depuis sa naissance, Adam voit, comme sa mère Jem, des numéros flotter au-dessus des personnes qu’il croise. Il s’agit de la date de leur mort. Et bientôt, sa fille Mia montre qu’elle possède un bien plus terrible don…

2029, après l’apocalypse. Le chaos règne sur le monde, et les villes sont désertées. Adam et Sarah sont harcelés à cause de leurs pouvoirs hors normes. Dans les alentours de Londres, différents clans tentent d’imposer leur loi. Ils emprisonnent arbitrairement la population, qui croit pourtant trouver dans les quartiers qu’ils contrôlent une protection contre le désordre ambiant.

Mais dans la tumulte, Adam et Sarah luttent pour protéger leur bien le plus précieux : leur fille Mia. Car si Adam peut deviner quand la vie s’arrête, et Sarah dessiner l’avenir, Mia semble posséder des facultés plus puissantes. L’enfant extraordinaire devient difficile à cacher, et rapidement, les bandits s’en prennent à elle…

Adam et Sarah réussiront-ils à l’extirper de leurs griffes ? Et si, derrière Mia, se jouait le destin du monde ?
Mon avis
Voilà le point final de cette trilogie originale et agréable à lire. Ce troisième tome m’a un peu moins plu, et pourtant je l’ai trouvé plus abouti, l’histoire plus recherchée et l’action plus présente. Il n’est plus question d’apocalypse ici, mais de lutte de pouvoir des gentils contre les méchants. Ça change un peu, et c’est tout à l’honneur de l’auteure, qui a su écrire une série qui tient la route mais qui ne s’enlise pas dans la routine.
C’est pas la série du siècle, mais elle mérite amplement un petit coup d’œil !

Morsures & Sortilèges

jeudi 4 juillet 2013

Intuitions, tome 2 - Rachel Ward


Chaos
Angleterre, 2026. À la mort de Jem, Adam a été élevé par Nana, sa grand-mère. De retour à Londres, il fait la connaissance de Sarah, une jeune femme qui le voit depuis plusieurs mois dans ses rêves. Mais un phénomène troublant va venir bouleverser leur existence. Tout le monde arbore soudain le même nombre : 01012027.


Déclaration de guerre, accident nucléaire, virus foudroyant ? Sarah et Adam savent qu’un effroyable événement est sur le point de se produire. Et ils n’ont que quelques mois pour changer le cours du destin…
Mon avis
Quinze and après la fin du tome 1, on fait la connaissance d’Adam, le fils de Jemma et de Terry/Spider, qui a hérité du don de sa mère : il peut voir la date de la mort des personnes qu’il croise.
J’ai été surprise de faire un tel bond dans le temps, un peu déçue au début… En ouvrant ce livre juste après avoir fini le premier tome, je m’attendais à retrouver Jem en train de se dépatouiller avec un petit garçon affublé du même fardeau qu’elle, et en fait pas du tout. Mais la déception n’a pas duré. Adam est aussi attachant que ses parents, et on se laisse entrainer sans mal dans ses aventures et ses efforts pour tenter de sauver un monde qui n’a pas vraiment envie d’être sauvé. Petite nouveauté, il partage le récit avec Sarah, jeune fille de bonne famille qui pourtant ne fait pas partie des plus gâtés par la vie.
À eux deux, ils portent une histoire pleine d’émotions, de rebondissements et de suspense, qui se lit encore une fois d’une traite. La trame de fond que sont les numéros prend plus de relief, et on voit une bonne intrigue prendre forme en préparation du troisième tome.

Morsures & Sortilèges

mercredi 3 juillet 2013

Intuitions, tome 1 - Rachel Ward


Depuis qu’elle est petite, Jem voit des numéros flotter au-dessus des personnes qu’elle croise. C’est le jour où sa mère décède qu’elle comprend la signification de ce terrible don : ces chiffres indiquent la date de notre mort. Elle se replie alors sur elle-même et sombre dans la mélancolie. Jusqu’au jour où elle rencontre Spider et découvre l’amour.

Alors qu’ils partent ensemble à la grande roue de Londres, The London Eye, un phénomène étrange se produit : pourquoi tous les passants ont-ils le même numéro au-dessus de la tête ? Pris de panique, Jem et son ami s’enfuient. Ils seront les seuls survivants de l’attentat, mais aussi les seuls suspects recherchés, une fois leur identité trahie par les caméras de surveillance. Comment expliquer au commun des mortels les raisons de leur fugue ? Et comment oublier l’insoutenable vérité que Jem peut lire en Spider ?
Mon avis
Un roman difficile à classer, à cheval entre fantastique, romance et thriller, qui tient en haleine du début à la fin, autant par la présence des personnages que par l’histoire. On se prend sans peine d’affection pour Jemma, jeune fille peu aidée par la vie et qui voit la date de la mort des gens qu’elle regarde dans les yeux, puis de Spider, jeune homme atypique et électrique. C’est avec une certaine nervosité qu’on les suit dans leur fuite semée d’embûches mais illuminée par leur histoire d’amour naissante.
Je ne raconterai pas la fin, mais c’est avec la boule dans la gorge qu’on referme le livre… et qu’on ouvre le tome suivant dans la foulée !

Morsures & Sortilèges

jeudi 6 décembre 2012

Charley Davidson, tome 2 - Darynda Jones


Deuxième tombe sur la gauche
Charley, détective privée et faucheuse, et Cookie, sa meilleure amie/réceptionniste, se lancent à la recherche d’une jeune femme, disparue depuis le meurtre d’une camarade de lycée. Pendant ce temps, Reyes – le fils de Satan ! – est sorti de son corps physique pour hanter Charley afin d’empêcher des démons de s’emparer de la jeune femme et d’accéder au ciel par son biais. Mais Charley pourra-t-elle supporter ses nuits ardentes avec Reyes et ses journées à cent à l’heure sur la piste d’une femme disparue ?
Mon avis
Bon, ça fait une semaine qu’elle est en stand-by, cette foutue chronique, je vais bien finir par la pondre ! Faut dire que le soir, j’ai le neurone tellement en berne que j’ai du mal à pondre quoi que ce soit… même pas des touits !
Bref… reprenons.
Tu te souviens que j’avais beaucoup aimé le premier tome, avec Charley et son humour décalé, Reyes et ses beaux muscles, les fantômes qui changent un peu des créatures pleines de griffes et de crocs, tout ça…
Ben là, c’est pareil. La plume de Darynda Jones est toujours aussi drôle et pétillante, Charley est toujours aussi déjantée et m’a fait mourir de rire plusieurs fois, et l’histoire est toujours aussi rythmée, mêlant plusieurs intrigues à la fois, mais sans jamais perdre le lecteur. Malheureusement, si Reyes fait des apparitions régulières, elles sont trop courtes à mon goût et très frustrantes… Mais vu la fin de ce tome, j’ai bon espoir d’en avoir un peu plus à me mettre sous la dent au prochain tome, et cette fois, en chair et en os !

lundi 1 octobre 2012

Devil City, tome 1 - Jana Oliver


Des démons sont apparus à la surface de la terre quand la crise économique a mis le monde à genoux. Atlanta n'a pas été épargnée. Des hommes ont choisi de devenir piégeurs de démons, un métier dangereux et exclusivement masculin. Enfin, jusqu'à ce que Riley, fille d'un piégeur redoutable, décide de devenir elle aussi apprentie piégeuse... Riley devra prouver qu'elle est de la trempe des meilleurs. Ça tombe plutôt bien, les démons n'attendaient que ça...
Mon avis
Quelques longueurs, un style parfois hésitant au début, mais qui s’affirme au fil des chapitres.
On met pas mal de temps à comprendre où l’auteure veut en venir avec cette histoire, peut-être les trois quarts du bouquin : il n’y a pas vraiment d’intrigue ni de suspense, surtout une succession d’aventures qui en font tout de même un livre sympa avec pas mal d’action et de surprises, de bonnes idées, des personnages bien construits avec des personnalités bien marquées, des moments drôles, des moments touchants, des moments frustrants.
Riley est une héroïne sympa, qui j’espère prendra un peu plus de maturité par la suite, et se rendra compte que Beck est quand même vachement mieux ! Beck qui, pour sa part, a tout le potentiel pour devenir le 379e BMM de ma vie. J’attends la suite pour en avoir le cœur net !
Ce n’est que vers la fin qu’on commence réellement à entrevoir une intrigue qui sera très certainement développée dans le second tome (à paraître ce mois-ci), et qu’il me tarde de découvrir. Disons que ce n’était que l’introduction !

dimanche 23 septembre 2012

Charley Davidson, tome 1 - Darynda Jones


Première tombe sur la droite
Charley Davidson est détective privée et faucheuse. Son boulot consiste à convaincre les morts « d’aller vers la lumière ». Mais ce n’est pas toujours si simple : parfois Charley doit les aider à accomplir quelque chose avant qu’ils acceptent de s’en aller, comme retrouver l’assassin de ces trois avocats. Ce qui ne serait pas un problème si Charley ne passait pas son temps à faire des rêves érotiques provoqués par une entité qui la suit depuis toujours… Or, il se pourrait que l’homme de ses rêves ne soit pas mort. Il pourrait même être tout à fait autre chose…
Mon avis
Suny tombe amoureuse d’un mec qui n’existe pas, acte 352. Ah, Reyes… enfin, inutile de te faire un dessin, depuis le temps, tu me connais : il est beau, il est fort, il est mystérieux. Un beau mâle musclé d’un autre genre, ni loup-garou, ni alien, ni vampire, ni… bref, je vais pas non plus tout dévoiler !
Charley (oui, c’est bien d’en parler aussi, vu qu’accessoirement c’est l’héroïne de ce livre) est une véritable catastrophe ambulante, mais elle le vit bien. Elle en fait parfois un peu trop, certes, mais elle est tout de même marrante, alors on le lui pardonne sans problème.
Ici, point de créatures capables de te couper en morceaux d’un coup de griffes, de te vider de ton sang en trois gorgées ou d’éclairer New York avec leur propre corps. Ici, on parle de fantômes. Ben ouais, mais mine de rien, ça faisait un bail que j’en avais pas vu ! Charley est faucheuse, plus précisément LA Faucheuse (non, elle n’a ni cape noire ni faux, les légendes ont la vie dure, ces derniers temps) et voit donc les esprits des défunts, qu’elle doit aider à passer de l’autre côté. À côté de ça, elle est aussi détective privé. Les deux activités mises ensemble font de sa vie une aventure de tous les jours et ça donne une histoire très sympa, très rythmée, qui ne laisse pas une seule place à l’ennui. Si, comme je le disais plus haut, Charley en fait parfois un peu trop, j’ai tout de même beaucoup souri, parfois ri, même, et puis surtout, j’ai beaucoup fantasmé. C’est avec plaisir que je me jetterai très bientôt sur le second tome !

vendredi 11 mai 2012

Furies déchaînées - Richard Morgan


Takeshi Kovacs crie vengeance ! Il a déclaré la guerre aux extrémistes religieux de la Nouvelle Apocalypse et est bien décidé à les éliminer jusqu'au dernier. À peine de retour sur son monde natal, Harlan la planète océan, Kovacs est jeté dans un ouragan d'intrigues politiques et de mystères technologiques tandis que les fantômes de son propre passé de violence se rappellent à lui. Quellcrist Falconer, leader révolutionnaire, serait revenue d'entre les morts ! Et qui lance-t-on à ses trousses? Une réplique illégale de Kovacs, en hibernation depuis deux cents ans, qui ne compte pas partager sa nouvelle existence avec un sosie criminel sur le retour. Dans ce chaos, une chose est sûre: un certain Takeshi Kovacs va devoir mourir. Pour de bon.
Mon avis
Suite et fin des aventures toujours aussi mouvementées de Takeshi Kovacs, après Carbone modifié et Anges déchus. Ici, on retrouve notre ex-Diplo quelques décennies après ses frasques avec les Impacteurs. Kovacs est retourné sur sa planète d’origine, Harlan, où il se retrouve, comme à son habitude, dans des embrouilles pas possibles, qui prennent cette fois une dimension plus politique. Et plus personnelle, aussi : notre héros (pas mal anti-héros sur les bords, cela dit), a quelques comptes à régler et, bien évidemment, il ne fait pas dans la dentelle. Et puis, on fait quelques rencontres auxquelles on ne s’attendait pas, et qui bouclent parfaitement la série.
Avec cette trilogie, Richard Morgan nous dépeint un futur des plus déroutants, mais avec un tel foisonnement de détails et d’explications scientifiques qu’il reste tout à fait crédible (bon, en poussant quand même un peu l’imagination, on reste dans de la science-fiction, hein). La violence est omniprésente au point d’en devenir presque banale, et pourtant je n’arrive pas à la ressentir comme de la violence gratuite. Elle colle tout simplement avec cet univers et l’atmosphère chaotique qui y règne.
En résumé, ce n’est pas une lecture facile, le style de Morgan est à la fois percutant et complexe, et on peut en dire de même pour son imagination. Les intrigues se mêlent et s’imbriquent, partent dans tous les sens pour revenir se percuter et s’amalgamer, c’est parfois un vrai défi pour le neurone mais c’est un réel plaisir pour le cerveau tout entier. De quoi faire faire des pirouettes à l’encéphalogramme !

lundi 23 avril 2012

Traverser la nuit - Martine Pouchain


Vilor est flic. Flic dans une toute petite ville où rien ne se passe. Et pourtant, le mal y pointe son nez comme partout : la preuve, il y a un meurtre. Pour Vilor, c'est important bien sûr cette histoire de meurtre, mais ce qui l'est tout autant, c'est Blanche, la fille du mort. Parce que tous les hommes tombent raides dingues rien qu'en la regardant, et que Vilor est un homme comme les autres...
Mon avis
Comme on dit, jamais deux sans trois, c’est grâce aux Éditions Sarbacane que j’ai fait cette délicieuse découverte, après L’enfant nucléaire et Le « Journal Infirme » de Clara Muller, et je les en remercie encore une fois.
J’ai beaucoup apprécié la lecture de Traverser la nuit, et je dois avouer que j’en suis la première surprise, d’abord parce qu’il y a les mots « flic » et « meurtre » dans le résumé. Et les romans policiers, c’est franchement pas mon truc. Bon, si j’ai accepté ce nouveau partenariat c’est quand même parce que j’espérais apprécier au moins un peu, et puis ça fait pas de mal de sortir de sa routine, de temps en temps. Mais je ne pensais vraiment pas accrocher autant. C’est un vrai délice que de lire Martine Pouchain jouer avec les mots, avec les subtilités de notre langue, mélangeant langage familier et langage soutenu avec une aisance toute naturelle et un humour à la fois exquis et un peu décalé. Je suis généralement plutôt amatrice des styles simples et sans trop de fioritures (d’où ma seconde réserve lorsque j’ai entamé l’ouvrage), mais là, c’est un vrai régal, car l’écriture reste tout de même très fluide et très imagée. Et les expressions et accents Picards n’enlèvent rien au charme, bien au contraire ! On se croirait accoudé au comptoir du café d’Etrenjoie à boire des bistouilles en compagnie de Fine qui nous raconterait elle-même l’histoire avec son accent à couper au couteau.
Venons-en à l’histoire, justement. Elle est narrée par Vilor, Victor pour les incultes, jeune lieutenant de la gendarmerie qui va se retrouver confronté à son premier meurtre, dans son village natal où il est retourné dès sa sortie de Melun. En dehors de l’enquête policière, c’est surtout l’occasion de rencontrer des personnages hauts en couleurs et de vivre avec eux le choc de ce drame dans un petit patelin où il ne se passe habituellement rien. Du moins, en apparence… car tout le monde ou presque, à Etrenjoie, à quelque chose à cacher, des secrets, des hontes, des regrets. Et puis il y a Blanche. Tous les hommes ou presque, à Etrenjoie, sont fous d’elle. Le mort étant son père, ça fait de nombreux suspects et autant de mobiles. L’intrigue semble assez facile au premier abord et pourtant, jusqu’à la fin je n’ai pu me décider quant au coupable idéal. Et c’est avec d’autant plus de stupéfaction qu’on découvre, à la toute fin, le fin mot de l’histoire.
Un roman plein de finesse, de tendresse, d'humour et d’humilité qui ravira même les détracteurs du roman policier (parole de membre acharnée du club) !

dimanche 8 avril 2012

Abandon - Meg Cabot



Pierce, 17 ans, n'est pas morte. Ou plutôt elle n'est plus morte. Elle est revenue d'un séjour dans l'Au-delà, où elle n'a pas rencontré de lumière blanche, mais un jeune homme, John, à peine plus âgé qu'elle. Un jeune homme qui lui a proposé de partager l'éternité à ses côtés. Pierce a refusé. Elle lui a échappé. Mais pour combien de temps ?
Mon avis
J’avais pas mal entendu de Meg Cabot avant de lire Abandon, le premier (et dernier ?) que je lis d’elle. Et comment dire… c’est à la hauteur de sa réputation ! Avec cette histoire je m’attendais à quelque chose d’un peu plus mature que ce qu’elle semble pondre d’habitude, genre pour adolescentes de 16-17 ans mais tout à fait abordable par une attardée comme moi. Eh bien, visiblement, je ne suis encore pas assez attardée pour me laisser prendre au jeu.
Globalement, l’histoire est potable. Pierce s’est noyée il y a deux ans et a fait une expérience de mort imminente au cours de laquelle elle a fait connaissance avec le mystérieux et ténébreux (ténébreux de partout, sic) John. Depuis, sa vie n’est plus la même. C’est même plutôt la cata… Du coup, sa mère a décidé qu’elles retourneraient s’installer toutes les deux dans son île natale, Isla Huesos, située au large de la Floride (il me semble), où justement Pierce avait déjà fait une première et brève rencontre avec le fameux John.
Côté personnages, Pierce, malgré ce qu’elle semble elle-même penser, ne m’a pas semblé être plus mature ou réfléchie que les autres jeunes gens de son âge. Elle a juste un grain. John, supposé être une « créature sauvage », ténébreux, grand et musclé, avait tout le potentiel pour devenir un Beau Mâle Musclé. Il s’est révélé tellement fade que l’image qui en reste dans mon esprit est celle d’un ado gothique qui fait dans le cheveu gras en travers des yeux et le manteau de cuir qui lui tombe sur les épaules comme sur celles d’un épouvantail. Pas BMM du tout. Pour le fantasme, on repassera…
Et le style… d’accord, c’est orienté jeunesse, mais quand même, c’est un livre, un minimum d’efforts ça serait pas du luxe ! Le genre « j’ai pas beaucoup beaucoup envie d’aller à la cafèt’ alors je prends un truc au distrib que je vais grignoter à la bibli du bât’ A », ça donne vite la sensation que ce livre est destiné exclusivement à des ados analphabètes qui ne comprendraient pas des mots de plus de deux syllabes (ou alors qui pensent que prononcer un mot en entier ça ne se fait plus). Je m’attendais presque à trouver des « slt » et des « tkt », mais heureusement, on n’en est pas arrivé à ces extrémités (c’était limite, quand même).
Je trouve que c’est un peu du gâchis, du coup, parce qu’il y avait du potentiel dans cette histoire, notamment avec ce remix du mythe d’Hadès et de Perséphone, mais à trop vouloir faire jeune Meg Cabot tombe au final dans le ridicule (et prend vraiment les ados pour des cons).

vendredi 27 janvier 2012

Hunger Games, tome 1 - Suzanne Collins

Dans un futur sombre, sur les ruines des États-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur. Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l’arène : survivre, à tout prix.
Quand sa petite sœur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n’hésite pas une seconde. Elle prend sa place, consciente du danger. À seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort. Chez elle, survivre est comme une seconde nature…
Mon avis
Attention, mode groupie hystérique ON. J’te raconte pas l'orgasme littéraire que je me suis tapé. Bon allez, si, je vais te raconter.
Bon, déjà, ne nous voilons pas la face : Hunger Games, ça sent clairement le Battle Royale à la sauce YAUS (nan, c’est pas une nouvelle sauce japonaise), j’ai nommé la littérature américaine pour jeunes adultes (oui, je sais, c’est nul, c’est normal, je viens de l’inventer). Donc, je parlais de Battle Royale. Je ne doute pas que tu l’as déjà lu. Tu ne l’as pas encore lu ? Éteins tout de suite cet ordinateur et vas l’acheter. M’en fous qu’il soit 3h du mat’, vas-y tout de suite. Bien. Tu as donc lu Battle Royale. Eh bien, Hunger Games fait violemment penser à Battle Royale : nous nous trouvons dans un monde pas très bien dans sa tête où, tous les ans, se déroulent les Jeux de la Faim, lors desquels s’affrontent 24 ados entre 12 et 18 ans dans un milieu hostile, et à l’issue desquels le gagnant sera le seul qui a eu la bonne idée de survivre. Tout ça pour le divertissement des téléspectateurs (bon, pour d’autres raisons aussi, mais je vais pas tout raconter, t’as qu’à le lire, feignasse, va).
Si, au début, la similarité peut parfois donner envie de hurler au plagiat et au manque d’imagination, on se prend tout de même très vite au jeu et les aventures de Katniss deviennent vite très addictives (t’as déjà vu quelqu’un se ruer hors du boulot pour aller dévorer un bouquin, yeux écarquillés et bave aux lèvres ? Méfie-toi et rigole pas trop, ça pourrait t’arriver aussi). Je me méfie souvent des livres que tout le monde a lu et adoré (des fois, je me laisse prendre, et ça donne, par exemple, ça), et puis j’ai un peu l’esprit de contradiction, aussi… mais là, j’adhère à 100%. Pourtant, si on y réfléchit bien, vu que le sujet a déjà été abordé avant, et avec brio, en plus, l’histoire n’apporte au final pas grand chose de plus au genre. Mais Katniss est un personnage tellement facile à aborder qu’on ne peut que se laisser happer par son histoire, ses doutes, ses peurs, ses joies, ses peines et les vivre à fond avec elle. Au point même de se surprendre parfois à pousser des soupirs de soulagement, à serrer les dents, à renifler de mépris et même s’essuyer une petite larme au coin de l’œil (le genre de trucs qui m’arrive tous les dix ans devant un bouquin, quoi. Et encore, je dis pour pas avoir l'air trop émotionnellement frigide. Parce que bon, je tombe souvent amoureuse, faut pas l'oublier). Et puis, c’est quand même plus soft que Battle Royale. Plus abordable par le public visé, donc, mais aussi par ceux qui préfèrent les lectures pas trop éprouvantes (moi en ce moment, donc). Bon, la fin me laisse quelque peu indécise (j’aime ? j’aime pas ?), mais la bonne nouvelle c’est qu’il y une suite. Et même deux, soyons fous. Mais non, je ne craquerai pas, je ne vais pas la dévorer tout de suite. Mais non… Je serai forte, promis (je vais essayer d'attendre demain).
En tout cas, tu peux être sûr que j’irai voir le film, et il a intérêt à déchirer sa race, à tuer la mort, bref, à faire rêver la groupie hystérique qui sommeille en moi !

vendredi 23 décembre 2011

Replay - Ken Grimwood


À 43 ans, Jeff Winston meurt subitement d'une crise cardiaque, laissant derrière lui une vie médiocre et un mariage à la dérive. Quelle n'est pas sa stupeur lorsqu'il se réveille.... dans sa chambre d'étudiant, âgé de 18 ans. Dans le passé sa vie recommence comme avant sauf qu'il a gardé le souvenir de sa précédente existence... Qui n'a jamais rêvé de pouvoir revivre son passé fort de son expérience d"aujourd'hui ?
Mon avis
Une histoire étonnante, dérangeante, fabuleuse, horrible, terrifiante, tout ça à la fois… Replay est l’histoire d’une des grandes préoccupations de l’humanité : la vie éternelle, ou plutôt la possibilité de revivre sa vie. L’Homme a toujours couru après cette utopie, sans jamais l’atteindre (quoique, qui sait ?). Mais a-t-il vraiment envie de vivre encore et encore, de retrouver sa jeunesse et de tout recommencer ? Franchement, après avoir lu ce livre, je dirais non, et définitivement non. On a bien assez d’une vie !
Celle de Jeff Winston a certes été écourtée par une crise cardiaque, mais la recommencer depuis ses dix-huit ans avec les souvenirs d’un homme de quarante-trois ans n’est pas chose facile. Les 150 premières pages m’ont mise plutôt mal à l’aise. Malgré l’improbabilité de cette situation, on entre très facilement dans la peau du personnage et on s’imagine très facilement à sa place. Et à sa place, je ne crois pas que j’aurais aussi bien réagi ! Mais, une fois passé le malaise, on se plonge dans une belle histoire. Jeff ne se demande pas bien longtemps si ce qui lui arrive est un malheur ou une chance, mais il en prend vite son parti et en fait une force. Suivent tout un tas d’aventures et un dénouement qui laissent le lecteur pensif… et que je ne dévoilerai pas, voyons ! Certaines critiques et même la quatrième de couverture d’une autre édition que la mienne en disent bien trop, heureusement que je ne les ai lues qu’ensuite, j’ai eu de bonnes surprises…
J'ai eu bien du mal à le classer, j'ai opté pour thriller et science-fiction, c'est un bon mélange des deux tout en n'étant ni l'un ni l'autre...

dimanche 27 novembre 2011

Si je reste - Gayle Forman


Mia a 17 ans. Un petit ami, rock star en herbe. Des parents excentriques. Des copains précieux. Un petit frère craquant. Beaucoup de talent et la vie devant elle. Quand, un jour, tout s'arrête. Tous ses rêves, ses projets, ses amours. Là, dans un fossé, au bord de la route. Un banal accident de voiture... Comme détaché, son esprit contemple son propre corps, brisé. Mia voit tout, entend tout. Transportée à l'hôpital, elle assiste à la ronde de ses proches, aux diagnostics des médecins. Entre rires et larmes, elle revoit sa vie d'avant, imagine sa vie d'après. Sortir du coma, d'accord, mais à quoi bon ? Partir, revenir ? Si je reste...
Mon avis
Tout comme Les cœurs fêlés de la même auteure, Si je reste est une histoire qui se lit rapidement et facilement, émouvante et touchante. C’est l’histoire de Mia, jeune fille plutôt bien dans ses baskets dont la vie va basculer en à peine quelques minutes. Et, aux portes de la mort, un choix difficile s’offre à elle : rester ou partir ? Vivre et affronter toutes les difficultés de la vie, ou mourir et abandonner toutes les belles choses qu’elle a à nous offrir ? On la suit dans ses réflexions, dans le bilan qu’elle fait de sa vie, de ses relations avec ses parents, son petit frère, ses amis, son petit ami et sa passion, la musique. On se demande avec elle : à quoi bon rester ? Effectivement, si on avait le choix, il serait parfois bien difficile…
Tout au long du livre, on oscille entre sourire et gorge serrée, espoir et désespoir, joie et tristesse… Cette histoire toute en simplicité est, au final, porteuse de joie de vivre et de tendresse, et c’est dans la sérénité qu’on referme ce livre sympathique.

samedi 8 octobre 2011

Les mystères de Harper Connelly - Charlaine Harris


Tome 1 : Murmures d'outre-tombe
Harper Connelly a ce que l’on peut appeler un boulot étrange : elle trouve les gens morts. Elle peut déterminer leur localisation lorsqu’ils meurent et partager leurs derniers instants. Harper voit ça comme une façon de rendre service aux morts tout en apportant un peu de réconfort à ceux qui leur survivent mais beaucoup de gens la voient plutôt comme une vampire suceuse de sang. Elle voyage avec son demi-frère Tolliver qui est une sorte d’agent et de garde du corps pour elle, et elle a pris l’habitude de travailler vite, de se faire payer vite et de ficher le camp...vite ! Parce que pour les vivants tout est toujours urgent même si les morts ont le temps d’attendre une éternité ! 

Tome 2 : Pièges d'outre-tombe
"Depuis que j'ai été frappée par la foudre, je suis dotée de capacités hors du commun, c'est le cas de le dire. Je retrouve les morts et peux dire ce qui les a tués. Mais depuis que j'en ai fait mon job, je me suis fait des ennemis. Alors, quand en pleine démonstration de mes talents dans un ancien cimetière de Memphis, je tombe sur un corps fraîchement assassiné et plutôt compromettant... Suspectée, je n'ai d'autre choix que de découvrir la vérité."


Tome 3 : Frissons d'outre-tombe
"Je crois qu’aujourd’hui je suis tombée sur la pire affaire de ma vie. À la surprise du shérif de Doraville, Sandra Rockwell, j’ai découvert dans sa ville les cadavres de huit jeunes garçons…
Et comme d’habitude, ce que les gens ne comprennent pas les effraie : me voici coincée ici avec Tolliver pour prouver notre innocence.
Mais voilà, on ne joue plus, un tueur en série court les rues…"

Tome 4 : Secrets d'outre-tombe
"Nous revoici sur les routes ! Aujourd'hui, Tolliver et moi avons été engagés par l'une des plus puissantes familles du Texas, dont certains membres semblent douter des conditions dans lesquelles leur patriarche est décédé...
La routine pour nous. Enfin, peut-être pas cette fois-ci. Surtout lorsque je découvre des recoupements étranges avec mon propre passé..." 

Mon avis
J'ai beaucoup apprécié l'autre série de Charlaine Harris, La communauté du sud, même si arrivée au dixième tome et après avoir commencé à visionner la série télévisée, je commence un peu à me lasser, et j'ai été surprise de trouver un univers très différent dans les aventures de Harper Connelly.
Évidemment, on fait le parallèle entre les deux séries. Du point de vue des personnages, je préfère Harper, jeune femme fragile et forte à la fois, dépendante de son frère mais qui fait preuve de beaucoup de maturité, à Sookie, très indépendante mais parfois trop puérile et "nunuche", et je préfère largement Tolliver, grand frère responsable, fort et tendre, à Jason, petit con égoïste, égocentrique et obsédé. Moi qui ai tendance à m'identifier aux personnages des livres que je lis, c'est déjà un excellent point : Harper et Tolliver sont vachement plus humains que Sookie et Jason à mon goût, et beaucoup plus attachants!
Passons maintenant à l'histoire. Globalement, j'ai trouvé l'intrigue assez simpliste, même si on devine dès le début que leur situation familiale et leur passé prendront certainement plus de place par la suite dans l'histoire et seront l'occasion de quelques imbroglios. En dehors de ça, les enquêtes elles-mêmes, occasionnant leurs séjours dans de petites bourgades abritant la plupart du temps quelques personnes un peu dingues, sont plutôt faciles et linéaires (alors que chez Sookie, ça s'emmêle dans tous les sens). Mais ce n'est pas forcément un mal, ça donne une lecture simple, tranquille et agréable.
L'histoire du second tome m'a paru plus recherchée que celle du premier, l'intrigue moins simpliste, même si j'ai deviné l'identité du coupable presque au moment où il apparaît dans l’histoire... On y découvre également de nouveaux personnages très intéressants, qui reviennent dans le tome 3.
À part ça, les deux tomes suivants sont globalement assez semblables au premier : Harper se balade, elle découvre un corps, tout le monde lui en veut ou la trouve bizarre, Tolliver est toujours là pour la soutenir, immuable... Bref, une lecture agréable, oui, mais qui serait vite devenue lassante si la série durait plus de 10 tomes, comme La Communauté du Sud ! Mais apparemment le quatrième est aussi le dernier, bravo Charlaine, tu as su t’arrêter quand il le fallait…
Dans ce quatrième et dernier tome, on a enfin les réponses aux fameux mystères qui entourent Harper Connelly et sa famille. C’est plutôt bien ficelé, et pour moi, la fin a été une surprise. Un tome tout en rebondissements et en émotions, qui clôt parfaitement cette petite série sympathique.
Alors maintenant, qu’est-ce qu’on fait, Charlaine ? Tu te lances dans une nouvelle série, ou tu poursuis La communauté du sud ? Réponds-moi vite !
Une histoire époustouflante racontée avec toujours autant de talent... Le troisième tome devrait suivre sous peu!
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