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mardi 3 mars 2015

Ten tiny breaths, tome 1 - K. A. Tucker


Respire
À à peine 20 ans, la vie de Kacey bascule dans la tragédie : ses parents, sa meilleure amie et son copain meurent dans un accident de voiture. Elle est la seule survivante de la famille, avec sa sœur Livie qui n'était heureusement pas avec eux ce jour-là. Alors qu'elles sont confiées à la garde d'un oncle et d'une tante peu scrupuleux, Kacey décide de prendre sa vie et celle de sa sœur, en main. Ensemble elles vont tenter de se reconstruire à l'autre bout du pays, en Floride.
Mon avis
Avec tous les avis positifs que j’avais lus à son propos, j’attendais beaucoup de ce livre. Du coup, je m’attendais aussi à être déçue, car quand j’attends quelque chose d’un livre, en général, je suis déçue, au moins un peu.
Ben là, non. Absolument pas. J’ai été transportée, ballottée dans tous les sens, complètement aspirée par cette histoire, à tel point qu’une fois ouvert je n’ai pas pu le lâcher tant que je ne l’avais pas fini… et que même là, j’ai eu du mal à le lâcher pour le ranger bien sagement à côté de ses petits copains.
J’ai adoré Kacey, cette jeune femme toute cassée et recollée qui fait preuve d’une force incroyable. J’ai adoré Trent, ce jeune homme tout rutilant de muscles et d’yeux turquoise et adorable. J’ai adoré Livie, cette adolescente douce et mature. J’ai adoré Storm, cette poupée Barbie pleine de ressources. J’ai adoré Mia, Cain, Ben, Nate, Dan et même Tanner. J’ai adoré cette façon dont K. A. Tucker donne vie à des personnages pleins de relief, cette façon si simple et évidente, sans en faire trop, ni pas assez.
J’ai adoré la justesse de ce récit, j’ai adoré me sentir bien quand tout allait bien et me sentir mal quand tout partait de travers. J’ai adoré vivre dans ce petit monde pendant toute une journée.

samedi 2 juin 2012

Pause ciné : De rouille et d'os

Le titre ne me plaisait pas. J’ai quand même regardé la bande-annonce et je me suis dit oui, pourquoi pas…
Si l’on devait résumer le film par un simple adage, ce serait : ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. Un film superbe, plein de justesse, beau, horrible, émouvant, simple, bouleversant, triste, déprimant, drôle, spontané, violent, tendre, poétique, cru… Des personnages très attachants, très humains, aussi bien dans leurs forces que dans leurs faiblesses, dans leurs qualités que dans leurs défauts. C’est la rencontre de deux personnes que tout oppose, qui en chient chacun à leur manière, qui se soutiennent chacun à leur manière, qui s’aiment chacun à leur manière. Marion Cotillard et Matthias Schoenaerts interprètent leurs rôles respectifs avec une grande justesse, beaucoup de sincérité et de naturel.
Les thèmes abordés sont très durs, mais jamais on ne tombe dans l’apitoiement. Ce film a paraît-il été comparé au fameux Intouchables, et c’est, à mon avis, justifié. C’est moins gai, certes, mais le malheur y est abordé un peu de la même façon, sans faire dans le tire-larmes mais, au contraire, avec simplicité mais beaucoup de force, parfois une certaine nonchalance. Une belle leçon de vie et d’amour, de force et d’espoir, de volonté et de combativité.
Mention spéciale également au maquillage / effets spéciaux ? Je me suis souvent demandé si Marion Cotillard n’avait pas vraiment sacrifié ses jambes pour jouer ce rôle…
C’est l’adaptation de Un goût de rouille et d’os (Rust and Bone), recueil de nouvelles de l’auteur canadien Craig Davidson. Il faudra absolument que je le lise un jour.
Et en bonus, juste pour les filles :
Eh ouais, pour celles qui ne le savaient pas encore, en Belgique il n'y a pas que les frites qui sont bonnes.

dimanche 27 novembre 2011

Si je reste - Gayle Forman


Mia a 17 ans. Un petit ami, rock star en herbe. Des parents excentriques. Des copains précieux. Un petit frère craquant. Beaucoup de talent et la vie devant elle. Quand, un jour, tout s'arrête. Tous ses rêves, ses projets, ses amours. Là, dans un fossé, au bord de la route. Un banal accident de voiture... Comme détaché, son esprit contemple son propre corps, brisé. Mia voit tout, entend tout. Transportée à l'hôpital, elle assiste à la ronde de ses proches, aux diagnostics des médecins. Entre rires et larmes, elle revoit sa vie d'avant, imagine sa vie d'après. Sortir du coma, d'accord, mais à quoi bon ? Partir, revenir ? Si je reste...
Mon avis
Tout comme Les cœurs fêlés de la même auteure, Si je reste est une histoire qui se lit rapidement et facilement, émouvante et touchante. C’est l’histoire de Mia, jeune fille plutôt bien dans ses baskets dont la vie va basculer en à peine quelques minutes. Et, aux portes de la mort, un choix difficile s’offre à elle : rester ou partir ? Vivre et affronter toutes les difficultés de la vie, ou mourir et abandonner toutes les belles choses qu’elle a à nous offrir ? On la suit dans ses réflexions, dans le bilan qu’elle fait de sa vie, de ses relations avec ses parents, son petit frère, ses amis, son petit ami et sa passion, la musique. On se demande avec elle : à quoi bon rester ? Effectivement, si on avait le choix, il serait parfois bien difficile…
Tout au long du livre, on oscille entre sourire et gorge serrée, espoir et désespoir, joie et tristesse… Cette histoire toute en simplicité est, au final, porteuse de joie de vivre et de tendresse, et c’est dans la sérénité qu’on referme ce livre sympathique.

lundi 5 novembre 2007

Virgin suicides - Jeffrey Eugenides


"M. Lisbon continuait d'essayer de la dégager, doucement, mais même dans notre ignorance nous savions que c'était sans espoir et qu'en dépit des yeux ouverts de Cecilia et de sa bouche qui ne cessait de se contracter, ce n'étaient que les nerfs et qu'elle avait réussi à s'arracher du monde."
Des adolescents amoureux s'efforcent de percer le mystère des filles Lisbon. Du haut d'une cabane nichée dans les arbres, ils passent leur temps à scruter les fenêtres de leur maison.
Vingt ans plus tard, ils rassemblent des fragments de ragots et de ouï-dire, de conversations téléphoniques, de rapports de médecins et de confessions crues et tourmentées. Autant de pièces à conviction qui expliqueront peut-être les morts successives de Cecilia, Therese, Bonnie, Lux et Mary.
Mon avis
J'ai eu du mal à en voir le bout, mais j'y suis arrivée, enfin... Que la noble âme qui m'a offert ce livre me pardonne, mais malgré tout mon enthousiasme, j'ai vraiment pas accroché. Autant j'avais moyennement apprécié le film, autant le livre... ben c'est pareil, peut-être pire d'ailleurs, car ça me semble tellement confus cette histoire que quelques images pour me remettre les idées en place n'auraient pas été de trop.
L'idée de base est plutôt originale, certes, l'ambiance très particulière, soit. Mais justement, j'ai eu l'impression que l'auteur a trop cherché l'anecdotique, l'original, le sensationnel, pour finalement laisser le tout retomber à chaque fois comme un soufflé. À chaque fois que j'ai trouvé un passage intéressant, il était gâché par une chute à pic suivie d'un long laïus vague, des tonnes de détails dont je n'ai pas réussi à trouver la réelle utilité, des considérations mièvres... bref, je crois que je vais m'arrêter là pour le massacre. ^^
(Ça se voit pas là, mais je suis en train de chercher un point positif, je sais qu'il y en a un...)
Bon en fait je ne saurais vous dire quel est ce point positif. Il y a un petit quelque chose dans cette histoire qui m'a touchée, je ne saurais dire quoi. Non, vraiment, je ne trouve pas le mot... (ouais je sais elle est pourrie cette critique). Ah si, peut-être cette façon presque tendre de décrire le morbide (comment ça je m'enfonce?).
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