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jeudi 4 juin 2015

Le meilleur des mondes - Aldous Huxley


Défi, réquisitoire, utopie, ce livre mondialement célèbre, chef-d’œuvre de la littérature d'anticipation, a fait d'Aldous Huxley l'un des témoins les plus lucides de notre temps.
« Aujourd'hui, devait écrire l'auteur près de vingt ans après la parution de son livre, il semble pratiquement possible que cette horreur s'abatte sur nous dans le délai d'un siècle. Du moins, si nous nous abstenons d'ici là de nous faire sauter en miettes... Nous n'avons le choix qu'entre deux solutions : ou bien un certain nombre de totalitarismes nationaux, militarisés, ayant comme racine la terreur de la bombe atomique, et comme conséquence la destruction de la civilisation (ou, si la guerre est limitée, la perpétuation du militarisme) ; ou bien un seul totalitarisme supranational, suscité par le chaos social résultant du progrès technologique. »
Mon avis
Comment dire que je m’attendais à un chef d’œuvre, comme il est annoncé un peu partout, et que je me suis incroyablement ennuyée ?
Certes, si on se mettait au moment de sa rédaction, à savoir les années 1930, j’imagine qu’on y trouverait un récit d’anticipation plausible et effrayant, mais moi j’ai trouvé ça désuet (dans le sens péjoratif du terme) et glauque, mou et lent, et un peu niais… La plupart des gens y voient une critique sociale et politique, voire une réflexion philosophique sur l’humanité et ce qu’elle pourrait devenir, mais moi, comme tu le sais, ce genre d’écrits ne m’intéresse pas. Je recherche de l’aventure, de l’action, des émotions, tout ce que ce livre ne contient pas. Les personnages sont plats et vides, et c’est bien le but de cette société basée sur l’absence de liens amoureux et de parenté et d’émotions violentes telles que l’amour, la haine, la joie et le désespoir, mais je m’attendais à ce que les personnages porteurs de cette histoire aillent à l’encontre de cette norme et chamboulent tout ça, mais non. Ils restent plats, et vides. Le seul qui aurait pu avoir un peu de profondeur finit par s’engluer dans un extrémisme religieux irraisonné et ridicule, après avoir servi tout le long de l’histoire le bon vieux mythe du bon sauvage, encore très à la mode dans le première partie du 20e siècle mais franchement éculé aujourd’hui.
En bref, ce livre aurait fait un sujet d’analyse intéressant dans un cours d’histoire de l’anthropologie, mais comme roman de dystopie, c’est pas vraiment transcendant…

mercredi 20 mai 2015

The book of Ivy - Amy Engel


Voilà cinquante ans qu’une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d’une dizaine de milliers de personnes a fini par se former, et ce qui reste des États-Unis d’Amérique s’est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd’hui, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, lors d’une cérémonie censée assurer l’unité du peuple.
J’ai seize ans cette année, et mon tour est venu.
Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche…
Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera.
Née pour trahir et faite pour tuer… Sera-t-elle à la hauteur ? À la fois histoire d’amour torturée, thriller psychologique et dystopie cruelle, The Book of Ivy vous entraîne dans un compte à rebours haletant dont vous ne sortirez pas indemnes.
Mon avis
Moui, moui, moui…
Après tout ce que j’en avais lu, j’attendais de ce livre que ce soit quelque chose d’énorme, la dystopie de l’année, le truc qui chamboulerait mon petit neurone en mal d’aventures. Bon, soyons honnêtes, j’ai apprécié cette lecture. Mais bon, franchement pas de quoi friser l’hystérie.
Déjà, pour le côté dystopie, c’est surtout un fond sonore, la scène qui permet à Ivy et Bishop de jouer leur histoire. Mais sérieusement, ça aurait pu être un roman historique, de fantasy ou de science-fiction, ça aurait donné la même chose. Là, j’ai juste eu la sensation que l’étiquette « dystopie » n’est qu’un argument marketing, parce que la dystopie, ça fait vendre (la preuve, je l’ai acheté. Bien joué !)
Non, là, le contexte n’a au final que peu d’importance, il n’est là que pour servir l’histoire de nos deux héros qui, certes, sont attendrissants, mais n’ont pas vraiment l’étoffe d’une Katniss ou d’un Quatre. Du coup, on oscille plutôt entre la romance et le drame, et il s’y passe au final assez peu de choses, du moins rien de très extraordinaire, seulement une histoire naissante entre deux êtres qui à la base n’avaient pas envie d’être ensemble. Même la mission d’Ivy se retrouve complètement noyée dans la masse, et on n’en entrevoit réellement le fil que dans les cinquante dernières pages.
Bref, un livre qui se lit bien, mais une petite déception dans le sens où je m’attendais à beaucoup mieux et beaucoup plus torturé. Cela dit, je compte sur le second tome, à paraître en VO en novembre 2015, pour rehausser un peu le niveau…

vendredi 27 mars 2015

Frozen, tome 1 - Melissa de la Cruz et Michael Johnston


La couverture de Nat est grillée. Bientôt, tout le monde saura qu’elle fait partie des « marqués ». Le casino, où elle officie comme croupière, va découvrir qu’elle a volé des jetons… Sans aucun scrupule, elle fait accuser quelqu’un d’autre à sa place : un dénommé Wes qui a beau être joli garçon, n’en demeure pas moins arrogant. Nat, elle, a déjà détourné le regard : elle a assez d’argent pour quitter cet infâme New Vegas plongé dans l’ère glaciaire, et rejoindre le Bleu, là où l’air est pur et la mer azure. Là où des renégats comme elle peuvent vivre en paix. Il suffit juste de payer grassement un mercenaire. Mais le passeur, ô surprise, n’est autre que Wes… Après tout, se dit Wes, un voyage dangereux en compagnie d’une jolie fille ne se refuse pas.
Mon avis
Acheté au hasard d’un détour au rayon livres du supermarché, Frozen a l’originalité, par rapport aux autres romans young adult que j’ai pu lire, de mêler fantastique et dystopie, sur fond de road book maritime.
Si l’écriture n’a rien de très exceptionnel, elle reste simple et fluide. Durant les trois premiers quarts du livre, l’histoire non plus n’a rien de bien exceptionnel : de jeunes gens qui en chient dans un monde post-apocalyptique complètement gelé, un garçon et une fille dont la rencontre ne se fait pas spécialement sur de bonnes bases mais qui vont se plaire tout de suite, des méchants, dont le gouvernement, qui vont tout faire pour leur mettre des bâtons dans les roues, tout ça… La dimension fantastique est au début très peu présente, mais prend de l’ampleur dans le dernier quart du livre, et laisse entrevoir quelque chose de très intéressant pour la suite. J’ai hâte de voir ce que les auteurs vont en faire dans le second tome.
En bref, une lecture pas absolument transcendante, mais agréable et qui se laisse lire facilement, et dont je me ferai un plaisir de lire la suite.

mercredi 4 mars 2015

L'ère des miracles, tome 1 - Richelle Mead


L’échiquier des dieux
Suite à l'échec de sa dernière mission quelques années auparavant, Justin March, enquêteur du Bureau de surveillance des sectes et cultes, s'est exilé au Panama où il a sombré dans les addictions qui l'ont toujours tourmenté. Mais à présent la République le rappelle à son service pour enquêter sur une série de meurtres rituels. Aidé dans sa tâche par une Prétorienne, Mae Koskinen, combattante invincible à la beauté surnaturelle, Justin va devoir affronter des forces bien plus redoutables qu'il ne l'imaginait. Car dans l'ombre, des puissances se regroupent, prêtes à reprendre le contrôle de ceux qu'ils ne considèrent que comme des pions sur leur échiquier.
Mon avis
*Flashback – lu en octobre 2014*
J’avais jamais trop eu envie de faire connaissance avec Richelle Mead, parce que des séries bit-lit, j’en ai déjà bien assez de commencées et j’ai un peu fait une overdose de vampires… Par contre quand j’ai vu ce titre, et cette couverture, j’ai pas hésité – je sais, je suis superficielle. Et j’aime ça.
Pas de vampires ici. Nous sommes dans un futur dystopique dans lequel les religions sont très surveillées et réduites au statut de sectes, et les forces armées sont une élite surhumaine et hautement respectée. Plutôt banal pour de la dystopie, me diras-tu. Eh bien, il n’y a pas que ça : il y a aussi une dimension fantastique très présente, pour ne pas dire centrale, qui fait toute l’originalité de cet ouvrage par rapport aux autres du genre.
Tu l’auras compris, j’ai beaucoup apprécié cette lecture, pour cette petite originalité, mais aussi pour tout le reste : l’atmosphère, l’univers, très riche, les personnages, très bien construits, l’intrigue, très intrigante, et les divers éléments scientifiques, notamment ceux sur lesquels se base la constitution des castes et les problèmes génétiques qui en découlent. Bref, j’ai trouvé cette histoire vraiment très bien faite et, pour ne rien gâcher, l’écriture plutôt agréable. Une rencontre bien prometteuse…

jeudi 29 janvier 2015

Legend, tome 3 - Marie Lu


Champion
June et Day ont tout sacrifié pour la République.
Leur pays est à l'aube d'une renaissance... jusqu'au jour où un nouveau virus, plus dangereux que tous les précédents, déclenche une vague de panique à la frontière ennemie. La guerre menace d'éclater.
June est la seule à détenir la clé pour défendre sa patrie. Mais sauver la vie de milliers de personnes suppose un sacrifice terrible, pour elle comme pour celui qu'elle aime.
Mon avis
J’ai un peu hésité pour l’attribution des petits cœurs. J’ai finalement mis 5 parce que, si dans sa globalité l’histoire m’a semblé trop axée sur la politique pour être un coup de cœur, ce troisième et dernier tome est vraiment un beau final, qui clôt parfaitement cette trilogie menée avec brio et précision.
Du point de vue de l’intrigue, si, comme je le souligne plus haut, elle est trop tournée vers la politique à mon goût, on ne peut nier qu’elle est parfaitement construite et qu’aucun détail n’est oublié. Il n’y a pas le moindre faux pas, de la première page du premier tome à la dernière page du troisième, aucun temps mort, aucun répit pour les personnages qui ont tous, sans exception, leur rôle à jouer.
L’histoire entre Day et June s’y mêle subtilement et lui donne des couleurs et de la profondeur et je crois bien que c’est ça qui, pour moi, a sauvé l’histoire. L’auteure a su donner à ces deux personnages, tout autant qu’aux personnages secondaires, toute la dimension qui en fait des personnes auxquelles on peut s’attacher aisément et pleinement. C’est grâce à ces personnages et à cette humanité qu’elle a su leur insuffler que Marie Lu a réussi à me faire apprécier une trilogie dont l’essentiel repose sur des conflits politiques, ce qui en temps normal m’aurait fait piquer du nez au bout de trois pages…

mercredi 28 janvier 2015

Mission Nouvelle Terre, tome 1 - Amy Kathleen Ryan


Glow
Alors qu'elle vient de fêter son quinzième anniversaire, Waverly n'a connu qu'un seul foyer, l'Empyrée, une navette spatiale à destination de la Nouvelle Terre.
Sa mission : mettre au monde les enfants qui peupleront la planète. Tous la destinent à Kieran, son ami d'enfance et le futur capitaine du vaisseau. Pourtant Waverly aspire à une autre vie et les silences de son ami Seth l'attirent d'avantage que les exploits de Kieran.
Lorsque le navire jumeau de l'expédition attaque l'Empyrée pour enlever toutes les jeunes filles, plus le temps de s'interroger. Waverly et ses amies doivent survivre dans un milieu hostile aux pratiques très différentes des leurs.
Mon avis
*Flashback – lu en août 2013*
La principale originalité de cette dystopie Young Adult par rapport aux autres, c’est que celle-ci se passe dans l’espace, à bord d’un vaisseau destiné au peuplement d’une nouvelle planète. Le confinement donne une atmosphère bien particulière à cette histoire, à la fois lourde et sécurisante (mais pas pour longtemps).
Cela dit, je ne retiens finalement pas grand-chose de ce roman. J’ai la vague impression d’une histoire qui m’a semblé longue et plutôt plate. Certes, il s’y passe pas mal de choses, mais rien qui m’ait donné le besoin frénétique de tourner la page pour voir ce qui allait s’y passer. Je ne me suis pas mise dans la peau des personnages, je n’ai pas rêvé ou tremblé avec eux. Une fois refermé le livre, je l’ai oublié et n’ai pas ressenti l’envie de me procurer la suite.
Le voyage vers la Nouvelle Terre s’arrête donc probablement là pour moi !

jeudi 3 octobre 2013

Enders - Lissa Price


Callie, âgée de seize ans, vit dans un monde où une terrible catastrophe a tué tous ceux qui n’ont pu être vaccinés à temps. Seuls ont survécu les très jeunes, les Starters, ou les vieillards, les Enders. Tandis que ces derniers ne cessent d’accroître leur fortune, les plus jeunes sont la proie d’une pauvreté inextricable. La seule possibilité qu’ont les Starters pour gagner de l’argent est la Banque des Corps. Afin d’assurer leur survie, ils peuvent ainsi louer leur corps à des personnes âgées en quête d’une nouvelle jeunesse, grâce à un transfert d’esprit. Callie a réussi à stopper les agissements de cet institut sans scrupules. C’est alors qu’elle doit faire face à un plus grand danger : le Vieux, ce mystérieux PDG de la Banque des Corps, s’est enfui et en veut à sa vie. Au cours d’une traque sans pitié, elle réalise que le secret du Vieux est plus sombre encore que tout ce qu’elle imaginait. La clé de l’énigme est dissimulée dans son propre passé…
Mon avis
Bon, voilà voilà, me voilà encore devant l’angouâsse de la page blanche. Je vais essayer de broder, juste parce que j’aime bien garder une trace personnelle de mes lectures, mais ça va être dur… et court (les esprits mal placés, taisez-vous s’il vous plait).
Voilà donc la suite et fin de Starters, que j’avais beaucoup aimé. J’ai bien aimé celui-ci aussi, peut-être une tout petit peu moins, l’effet de surprise étant passé, mais l’histoire et le récit n’en sont pas moins de bonne qualité. Un digne suite qui clôt parfaitement ce diptyque dystopique original, rythmé et, notons-le, dénué de mièvrerie.

Morsures & Sortilèges

jeudi 11 octobre 2012

Promise, tome 2 - Ally Condie


Insoumise
Cassia enfreint les règles de la Société et part à la recherche de Ky…
Cassia a quitté la Société pour s'aventurer dans les Provinces Lointaines, à la recherche de Ky. Cette quête pousse Cassia à remettre en question presque tout ce qui lui est cher, en particulier lorsqu'elle découvre l'existence d'une vie différente dans le Labyrinthe. Au milieu de cette frontière sauvage de grands canyons, Cassia et Ky se retrouvent enfin, mais un mouvement de rébellion est en marche. Une trahison et une visite inattendue de Xander, personnage clef du Soulèvement, changent à nouveau la donne...

Racontée alternativement par Cassia et Ky, cette suite de Promise les emmènera tous deux aux confins de la Société, où changements de camps et trahisons sèment leur parcours d'embûches.
Mon avis
Nan mais sérieux les gars, c’est quoi ça ? Ça se vend vraiment par milliers d’exemplaires ? Au secours !
L’auteure semble avoir essayé de donner un ton poético-dramatique à son histoire mais il n’en ressort, pour moi, qu’un récit assez pathétique et d’une mièvrerie rarement égalée. C’est insipide, fade, mou à se taper la tête contre les murs.
Cassia et Ky sont vraiment tombés au fond du gouffre… Et dire qu’après la guimauve du premier tome, j’avais osé espérer quelque chose de plus consistant pour la suite. Mais non. C’est cent fois pire. Le moindre truc les fait penser l’un à l’autre – un poème, une peinture, un caillou, un cadavre tout bleu… –, ils ne vivent que l’un pour l’autre, ne pensent que l’un à l’autre, c’est horripilant. Toute l’histoire ne tourne qu’autour de leur cheminement pour se retrouver ; l’intrigue, qui aurait pu être intéressante, avec cette histoire de pilote, de soulèvement, d’ennemi et de pilules, est complètement noyée dans de la guimauve toute dégoulinante de niaiserie.
Et quand, enfin, ils se retrouvent – oui, ils se retrouvent, c’est même plus du spoil, c’est tellement une évidence qu’on s’en doutait déjà à la fin du premier tome –, eh ben ils arrivent pas à se comprendre et c’est reparti, c’est trop dur la vie, je souuuuuuffre, pourquoiiiiiiiii?
De temps en temps, quand ils arrêtent de réfléchir au sens de la vie, il se passe deux-trois trucs (qui passent assez inaperçus tellement on a le cerveau transformé en chamallow), et puis pouf ça recommence, pourquoi l’amûûûr, pourquoi la mort, quel poème je vais écrire demain, pourquoi les petits poissons dans l’eau ils ont des écailles, le feu ça mouille, l’eau ça brûle, tout ça.
Bref.
C’est interminable.
Mon dieu, j’en peux plus. Après ça, il me faut un truc de bourrin.

mercredi 10 octobre 2012

Birth marked, tome 2 - Caragh M. O'Brien


Bannie
Gaia a quitté l'Enclave, fuyant ses lois injustes et sa répression cruelle, pour partir à la recherche de sa grand-mère dans la Forêt Morte. Mais la société qu'elle y découvre est bien loin de l'utopie à laquelle elle s'attendait. Les femmes y dictent leur loi, en particulier Olivia, la Matriarche, et toutes les relations y sont régies par des règles strictes. À peine la jeune fille est-elle arrivée qu'on lui enlève Maya, sa petite sœur et désormais unique famille. Gaia devra une nouvelle fois puiser au plus profond d'elle-même pour renverser la hiérarchie et briser les interdits.
Mon avis
Des aventures d’un autre genre pour Gaia, mais tout aussi prenantes, même si moins intenses que dans le premier tome, peut-être. L’histoire est toujours aussi sympa, toujours aussi bien écrite, avec des personnages toujours aussi attachants, et pas mal de suspense et de frustration…
Mais attention, grande nouveauté, on n’a pas de triangle amoureux, mais un carré ! L’auteure elle-même le mentionne, et j’ai trouvé ça plutôt marrant… Pourquoi pas, après tout, quitte à faire dans le cliché, autant y aller franco, et bizarrement ça m’a plu !
L’intrigue sous-jacente est très… intrigante. Je regrette juste qu’on n’ait pas eu plus de détails sur les « problèmes de santé » dont souffrent certains habitants de Zile. Je suis peut-être la seule, mais franchement ça m’aurait carrément fait kiffer d’avoir une théorie bien gaulée à ce sujet. Déformation professionnelle…
Ce que j’aime dans cette série (et qu’on retrouve dans beaucoup d’autres, heureusement, mais pas dans toutes, malheureusement), c’est l’absence de mièvrerie et d’auto-apitoiement des personnages. Gaia est une jeune femme forte et affirmée, qui fait des choix et les assume, même si elle les regrette. Léon prend carrément de la profondeur et révèle un potentiel de beau mâle musclé plutôt affriolant (je sais, je suis une obsédée, je vois que ça, hé ben ?). Les personnages secondaires sont tout aussi bien travaillés, et on sent qu’ils ne sont pas là que pour la figuration : chaque personnage, chaque détail, chaque fait sert l’histoire. Une vraie bonne dystopie, quoi !

mardi 2 octobre 2012

Legend, tome 1 - Marie Lu


June est un prodige. À quinze ans, elle fait partie de l'élite de son pays. Brillante et patriote, son avenir est assuré 
dans les hauts rangs de l'armée.

Day est le criminel le plus recherché du territoire. Né dans les taudis qui enserrent la ville, il sévit depuis des années sans que les autorités parviennent à l'arrêter.

Issus de deux mondes que tout oppose, ils n'ont aucune raison de se rencontrer... jusqu'au jour où le frère de June est assassiné. Persuadée que Day est responsable de ce crime, June se lance dans une traque sans merci... Mais est-elle prête à découvrir la vérité ?
Mon avis
C’est très bien écrit, rythmé, je ne me suis pas ennuyée une seconde.
Que dire de l’histoire… rien de particulier, en fait. Elle est bien pensée même si pas extrêmement originale, mais la narration donnée alternativement par les deux personnages principaux, June et Day, personnages attachants, intelligents, très matures pour leur âge et qui se battent chacun à leur manière pour vivre, en fait un moment intense de lecture.
Il y a de l’amourette mais pas trop, de l’action, du suspense. Marie Lu ne va pas forcément vers la facilité pour ses intrigues et ses dénouements, n’épargne pas ses personnages et ne s’englue pas dans des états d’âme mièvres et interminables, sans pour autant passer à côté des émotions indispensables au lecteur pour s’identifier aux héros et vivre pleinement l’histoire avec eux.
Bref, un bon cocktail pour passer un bon moment.

lundi 10 septembre 2012

Promise, tome 1 - Ally Condie


Cassia, 17 ans, vit dans une Société prétendument idéale qui dicte tout : les distractions, le travail, le lieu d’habitation, la nourriture, les vêtements, même la mort est programmée. Mais surtout, les Officiels organisent les mariages selon des critères de compatibilité idéale. Aussi, quand Cassia apprend qu’elle est promise à Xander, son meilleur ami depuis l’enfance, tout semble parfait ! Étrangement, c’est le visage d’un certain Ky qui apparaît sur le fichier numérique consacré à son Promis, avant que l’écran ne s’obscurcisse… Une erreur, lui dit-on ? Car Ky est issu d’une classe inférieure et n’a pas le droit de se marier. Intriguée, Cassia cherche à mieux connaître ce garçon au passé mystérieux. Ky est un garçon sensible qui lui fait découvrir l’écriture, la création poétique…
Mon avis
Ah, que dire… Je crois que la dystopie dérape. Pour moi, la dystopie, c’est se faire peur en imaginant ce que l’humanité pourrait devenir dans un futur plus ou moins proche, c’est retenir son souffle en se demandant ce qui va encore tomber sur le coin de la gueule de nos héros (enfin, héroïnes, la plupart du temps). Éventuellement, je ne suis pas contre une amourette, pourvu qu’elle vienne intensifier le tout (et pourvu que le mâle soit beau et musclé… ou au moins qu’il ait quelque chose qui fait rêver, quoi).
Ici, c’est l’inverse : on a l’amourette (on en bouffe plus que nécessaire, d’ailleurs), et on tente plus ou moins vainement d’intensifier le tout avec une intrigue… qui sert l’amourette et seulement l’amourette. Bref, Cassia est amoureuse, mais pas du bon donc ça fout le bordel et ça met tout le monde en danger, et voilà, on a notre histoire, passionnant, hein. Je n’ai pas trouvé grand chose d’intéressant à Cassia, elle n’a pas énormément de personnalité et réfléchit beaucoup… un peu trop ; Ky m’a semblé un peu fade, même s’il avait du potentiel… Seul Xander aurait pu retenir mon intérêt, seulement il n’est qu’un figurant dans le pseudo triangle amoureux, du coup on n’en retient pas grand chose au final.
Bon, je dis pas que j’ai pas apprécié, ça se lit vite, ça passe le temps, m’enfin heureusement que ça dure pas 600 pages, sinon j’aurais fini par me transformer en guimauve géante.
Enfin, je dis ça mais en bonne masochiste au neurone autodestructeur, je lirai le second tome, mais c’est juste parce qu’il se trouve déjà dans ma montagne à lire (et que j’aime me faire mal, de temps en temps).

dimanche 2 septembre 2012

Delirium, livre 2 - Lauren Oliver


Lena vit dans un monde où le gouvernement impose aux jeunes de 18 ans une opération pour les immuniser contre l’amour. A la veille de son opération, Lena découvre ce sentiment interdit avec Alex et ensemble ils décident de s’enfuir. Mais seule Lena y parvient. Après s’être échappée de Portland dans le Maine, Lena rejoint une communauté d’Invalides - les résistants au système - réfugiée dans la Nature. Là-bas, elle se transforme en guerrière de la résistance. Un futur sans Alex semble d’abord inimaginable, mais Lena va de l’avant. Elle combat pour lui et pour un monde où l’amour ne serait plus considéré comme une maladie. Entraînée dans un mélange explosif de révolution et de contre-insurrection, Lena doit lutter pour survivre et croire encore que l’amour est possible, et plus encore : souhaitable...
Mon avis
Peu de choses à dire sur ce second tome, même si cette lecture m’a encore beaucoup plu (peut-être même plus que le premier tome). Comme je le disais pour le premier, on fait vite le tour de la dystopie et même si on apprécie, il devient difficile de ne pas radoter.
Comme souvent dans les seconds tomes de dystopie, l’héroïne a quitté le monde bien établi dans lequel elle a grandi pour rallier la cause des rebelles après s’être rendu compte que la vraie vie c’était pas ce que le gouvernement en place a décidé. Elle en chie grave, elle a perdu des êtres chers, et elle œuvre pour le renversement du pouvoir en place. Avec ça on peut presque prédire ce qui se passera dans le troisième volet (à paraître en 2013) : elle va encore en chier un max, elle va contribuer à ce que tout se casse la gueule, elle va y perdre quelques plumes, mais heureusement tout sera bien qui finira bien. À vérifier l’année prochaine ! (mais j’espère quand même me tromper et être un peu surprise…).
Enfin, en attendant c’est pas la plus mauvaise dystopie que j’ai lu cet été, loin de là (explications dans quelques jours avec une dystopie toute gluante d’amûûr et de soupirs, avec de la guimauve dedans), il y a une vraie histoire, un vrai suspense, de vraies actions. Il manque juste l’originalité !

vendredi 24 août 2012

Delirium, livre 1 - Lauren Oliver


Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme le plus grand des maux. Un monde où tous les adultes de 18 ans subissent une opération du cerveau pour en être guéris. A quelques mois de subir à son tour « la Procédure », Lena fait une rencontre inattendue… Peu à peu elle découvre l’amour et comprend, comme sa mère avant elle, qu’il n’y a pas de plus grande liberté que laisser parler ses sentiments. Même si cela implique de quitter ses certitudes… « Ils prétendent qu’en guérissant de l’amour nous serons heureux et à l’abri du danger éternellement. Je les ai toujours crus. Jusqu’à maintenant. Maintenant, tout a changé. Maintenant, je préférerais être contaminée par l’amour ne serait-ce qu’une seconde plutôt que vivre un siècle étouffée par ce mensonge. »
Mon avis
Nouvelle plongée dans le monde de la dystopie Young Adult avec cette histoire très sympa, pleine de rebondissements, même si à force de lire des romans du genre, qui foisonnent en ce moment, on finit par retrouver toujours les mêmes ficelles : un gouvernement despotique qui décide même comment les citoyens doivent penser (et surtout ne pas penser), une héroïne qui aimerait bien rentrer dans le moule mais qui reste une indéfectible rebelle malgré tous ses efforts, un amoureux transi, une famille qui se casse à moitié la figure, des événements qui vont changer sa vie à jamais, et qui vont foutre le bordel un peu partout (comme par hasard) et tout et tout (on va pas refaire le dessin à chaque fois, hein).
Bref, du coup je ne trouve pas grand chose à en dire, à part que j’ai bien aimé, mais que j’aurais bien aimé un peu d’originalité aussi. Je me demande si c’est juste celui-là ou s’il vaudrait pas mieux que j’arrête la dystopie pendant quelque temps…
(Oui, je sais, plus d’un mois d’attente pour un article qui sert à rien, c’est frustrant, hein ! Mais t’en fais pas, je vais bientôt te parler de quelques beaux mâles qui vont faire cramer ta culotte rien que d’y penser.)

vendredi 29 juin 2012

Insurgent - Veronica Roth


One choice can transform you—or it can destroy you. But every choice has consequences, and as unrest surges in the factions all around her, Tris Prior must continue trying to save those she loves—and herself—while grappling with haunting questions of grief and forgiveness, identity and loyalty, politics and love.
Tris's initiation day should have been marked by celebration and victory with her chosen faction; instead, the day ended with unspeakable horrors. War now looms as conflict between the factions and their ideologies grows. And in times of war, sides must be chosen, secrets will emerge, and choices will become even more irrevocable—and even more powerful. Transformed by her own decisions but also by haunting grief and guilt, radical new discoveries, and shifting relationships, Tris must fully embrace her Divergence, even if she does not know what she may lose by doing so.
(Notre logiciel de traduction intégré a momentanément perdu son cerveau (oui, encore). Veuillez vous démerder tous seuls nous excuser pour la gêne occasionnée).
Mon avis
Ça m’énerve, ça m’éneeeeeeerve que la suite soit pas encore sortie ! (Et apparemment, c’est pas pour avant 2013. Me reste plus qu’à prier pour survivre au 21 décembre prochain, hein).
Bref, j’ai lu Insurgent, la suite de Divergent dont je n’ai évidemment pas pu attendre la sortie en VF. Comme ça m’arrive souvent dans les seconds tomes, j’ai au début eu un peu peur. Juste au début. Il ne m’a fallu que quelques pages pour me plonger complètement dedans. J’avais beaucoup aimé le premier tome, j’ai littéralement dévoré le second.
Si la première moitié est prenante quoique plutôt calme (enfin, tout est relatif, hein. On se remet surtout de ce qui s’est passé à la fin du premier et on s’installe dans une toute nouvelle situation), la seconde est riche en rebondissements, coups durs, coups bas et révélations. J’ai littéralement vécu dans le peau de Tris durant ces quelques heures de lecture, au point d’en avoir parfois la boule au ventre, la gorge serrée, et même du mal à dormir après m’être forcée à poser mon livre.
Et la fin… bon sang, c’est une vraie torture de ne pas pouvoir enchaîner directement sur la suite. C’est avec impatience que je vais surveiller sa sortie et me jeter dessus dès que ce sera possible.

dimanche 3 juin 2012

Portrait d'un Starter - Lissa Price


Une nouvelle exclusive pour découvrir l'univers de la série événement STARTERS, la nouvelle étoile noire de la dystopie. Dans un futur proche : après les ravages d'un virus mortel, seules ont survécu les populations très jeunes ou très âgées : les Starters et les Enders. Réduite à la misère, la jeune Callie, du haut de ses seize ans, tente de survivre dans la rue avec son petit frère. Elle prend alors une décision inimaginable : louer son corps à un mystérieux institut scientifique, la Banque des Corps...
Mon avis
Une nouvelle vite lue, mais à laquelle je n’ai pas trouvé grand intérêt. On voit le début de l’histoire de Callie, développée dans Starters, vue par son ami Michael, juste avant que ne commence son aventure à Prime Destinations. Il n’y a pas vraiment d’action, ni d’histoire, essentiellement des réflexions et questionnements du jeune homme. Si je l’avais lue avant de lire Starters, je ne pense même pas que ça m’aurait donné envie de poursuivre l’aventure. Heureusement, il s’en passe des choses dans le roman !
Cette nouvelle est disponible gratuitement au téléchargement sur le site dédié à la série. Deux autres nouvelles devraient sortir avant la publication du second tome, Enders, et j’espère qu’elles seront à la hauteur pour nous faire patienter en attendant la suite et fin des folles aventures de Callie !

mardi 22 mai 2012

Birth marked, tome 1 - Caragh M. O'Brien



Rebelle
Dans le monde où vit Gaia, il y a ceux qui habitent dans l'Enclave, derrière les murs du Bastion, et ceux, pauvres, comme elle, qui vivent à l'extérieur. Tous les mois, la jeune fille aide sa mère, sage-femme, à donner à l'Enclave un quota de trois bébés, qu'elle marque d'un étrange dessin à l'encre. Jusqu'au jour où ses parents sont brutalement emprisonnés. Gaia comprend alors que le Bastion en a après le ruban que son père lui a légué et sur lequel est brodé un mystérieux code. Le temps est venu pour la jeune fille de choisir : continuer à servir l'Enclave, ou y pénétrer pour tenter de percer les secrets du ruban. Au péril de sa vie.
Mon avis
Voilà une dystopie young adult somme toute assez classique dans sa forme : un futur dans lequel les événements climatiques et politiques ont poussé l’humanité à la régression, avec tout de même quelques innovations technologiques qui permettent au lecteur de se souvenir que l’histoire ne se passe pas au Moyen-Âge, une société aux inégalités extrêmes, soigneusement compartimentée et presque confinée dans des espaces plus ou moins clos, un système dans lequel seules quelques personnes détiennent la toute puissance mais qui commence à devenir sérieusement bancal, d’autant plus que l’héroïne courageuse à la forte personnalité et aux tendances légèrement rebelles va se trouver par la force des choses poussée à mettre le bordel dans tout ça et à devenir une sorte d’icône de la probable révolution à venir…
Classique, donc, mais pas banale. Ici, on aborde certes les thèmes récurrents de l’oppression, de l’injustice, de l’immense supériorité des riches sur les pauvres, mais pas que. Ce que j’ai trouvé le plus intéressant dans cette histoire, c’est la façon d’aborder le sujet de la consanguinité, duquel tout va découler. Bon, je vais pas non plus tout raconter, hein, mais l’auteure nous a concocté là une histoire vraiment bien ficelée et très prenante, avec des personnages attachants, beaucoup de rebondissements, pas mal de suspense, quelques passages émouvants et puis, évidemment, un peu de romantisme, parce que c’est bon pour le moral ! (En tout cas, pour le mien, ça l’est.)

dimanche 1 avril 2012

Starters - Lissa Price


Dans un futur proche : après les ravages d’un virus mortel, seules ont survécu les populations très jeunes ou très âgées : les Starters et les Enders. Réduite à la misère, la jeune Callie, du haut de ses seize ans, tente de survivre dans la rue avec son petit frère. Elle prend alors une décision inimaginable : louer son corps à un mystérieux institut scientifique, la Banque des Corps. L’esprit d’une vieille femme en prend possession pour retrouver sa jeunesse perdue. Malheureusement, rien ne se déroule comme prévu… Et Callie réalise bientôt que son corps n’a été loué que dans un seul but : exécuter un sinistre plan qu’elle devra contrecarrer à tout prix !
Mon avis
Une histoire qui avance à un rythme effréné, une intrigue qui va de rebondissement en rebondissement, un style simple et efficace, tout ça sur un fond de thriller somme toute assez simple mais très bien mené, voici l’un des derniers nés de la vague dystopique qui fait fureur ces derniers mois : Starters !
L’histoire est narrée par Callie, adolescente de seize ans qui survit tant bien que mal dans un futur ravagé par la guerre des spores, qui a tué tous les adultes entre vingt et quatre-vingts ans (si je me souviens bien). Il nous reste donc les plus jeunes, dits Starters qui, pour beaucoup d’entre eux, ont perdu toute famille et squattent où ils peuvent, dans des immeubles désaffectés (s’ils ont de la chance), et les plus vieux, ou Enders, dont l’espérance de vie dépasse maintenant les deux cents ans, et parmi lesquels les plus fortunés peuvent s’offrir une seconde jeunesse en louant des corps de Starters à Prime Destinations, dite aussi Banque des Corps. Afin de pouvoir soigner son petit frère et lui trouver un logement décent, Callie décide un jour de louer son propre corps. Et c’est là que les ennuis commencent…
Déjà, j’ai trouvé cette idée de location de corps des plus originales (et dérangeante…). Callie est une jeune fille loyale et débrouillarde, pour laquelle on n’a aucun mal à ressentir de l’empathie, même si pour ma part, je me verrais mal louer mon corps à un parfait inconnu. L’intrigue, même si elle est assez simple, comme je l’ai mentionné plus haut, réserve pas mal de surprises et tient en haleine jusqu’au bout. L’atmosphère est également plus légère que certains autres livres de ce genre (je pense notamment à Hunger Games), ça en rend la lecture d’autant plus facile et fluide, avec tout de même quelques passages forts en émotions.
En bref, une lecture très sympa, qui attend une suite (et fin) pour novembre 2012 en VF !

vendredi 16 mars 2012

Divergent - Veronica Roth


Dans un monde post-apocalyptique, la société est divisée en 5 factions. À 16 ans, Beatrice, issue de la faction des Altruistes doit choisir sa nouvelle appartenance, pour la vie ! Cas rarissime, ses tests d'évaluation lui donnent le choix : elle est divergente... Elle doit cacher ce secret, susceptible de la mettre en danger de mort...
Mon avis
Encore une fois, c’est le succès de ce livre qui m’a donné envie de le lire (et puis la couverture, aussi). Et j’ai bien fait. Dès la première page, je me suis plongée dans une histoire sans temps mort, avec un savant dosage de tout ce qu’il faut pour en faire à mes yeux un excellent moment de lecture : des aventures, de l’inquiétude, de l’angoisse, de l’espoir, des sourires, de la surprise, de l’exaltation et même, même… un beau mâle musclé ! (enfin, plus exactement un beau mâle tout dur de partout (sic), légère nuance, mais qui me convient parfaitement).
C’est à travers le regard de Beatrice que tout se passe. C’est une jeune fille un peu particulière (forcément) qui évolue dans un futur très particulier : afin de mettre fin aux guerres qui mettaient l’humanité entière en péril, il a été décidé de la diviser en cinq factions, chacune prônant une qualité propre à l’humain et ajoutant sa propre pierre à l’édifice, les cinq factions étant totalement complémentaires. On a donc les Sincères qui ne mentent jamais, les Fraternels qui sont tout le temps contents, les Érudits qui savent tout sur tout, les Audacieux super courageux et les Altruistes heu… qui sont altruistes. Bon, d’accord, c’est un peu réducteur, tout ça. Mais bon, on est dans un bouquin, alors pourquoi pas. Ça ne m’a pas dérangé outre mesure. Mais, comme tout système n’est jamais parfait, dans tout ça il y a quelques personnes qui ne tiennent pas dans une seule case : les Divergents. Beatrice en est une (forcément). Et c’est pas bon. Du tout. Je ne donnerai pas plus de détails sur la situation ; je dirai juste que c’est quand même très bien pensé.
Point de vue écriture, c’est très fluide, nerveux, simple et précis. Exactement ce qu’il fallait. Je me suis glissée sans peine dans la peau de Beatrice, j’ai détesté Peter avec enthousiasme et je suis tombée amoureuse de Quatre sans me poser de questions. Pari gagné, donc. J’ai hâte de lire la suite !

samedi 25 février 2012

Hunger Games, tome 3 - Suzanne Collins


La révolte
Contre toute attente, Katniss a survécu une seconde fois aux Hunger Games. Mais le Capitole crie vengeance. Katniss doit payer les humiliations qu'elle lui a fait subir. Et le président Snow a été très clair: Katniss n'est pas la seule à risquer sa vie. Sa famille, ses amis et tous les anciens habitants du district Douze sont visés par la colère sanglante du pouvoir. Pour sauver les siens, Katniss doit redevenir le geai moqueur, le symbole de la rébellion. Quel que soit le prix à payer.
Mon avis
Cette critique-là, je crois que je vais avoir du mal à la faire… (ça se voit pas, mais à ce stade-là ça fait cinq bonnes minutes que je fixe bêtement mon écran). Je suis à la fois déçue et sur le cul. Déçue par tous ces morts, toute cette tristesse, toute cette horreur qui se dégagent de ce livre, par cette fin vaguement déguisée en happy end mais qui n’en est pas un du tout. En même temps, je sais qu’on pouvait pas s’attendre à un final qui se résumerait par « tout le monde se retrouve, rit, se raconte de belles histoires, fait la teuf et échange plein de bisous ». Sur le cul parce que, justement, cette fin est parfaite, elle ne pouvait être différente. Katniss ne pouvait pas sortir de tout ça fraîche comme une rose… euh… un pissenlit et infiniment heureuse d’être en vie, bien dans sa tête et tout et tout. Pas de grosse baffe ici mais une succession d’événements plus ou moins horribles qui m’ont fait relire certains passages plusieurs fois pour être sûre que je n’hallucinais pas. Suzanne Collins n’a aucune pitié, elle massacre ses personnages les plus attachants sans le moindre scrupule et laisse à peine quelques lignes pour le digérer avant de passer à la suite, plus terrible encore.
Même s’il m’a tenue en haleine du début à la fin, je ne classerai pas ce troisième tome dans mes coups de cœur auprès du premier et du second, parce que je reste désespérément une amatrice de conclusions heureuses, et que dans ce livre, même les petits moments de bonheur sont presque systématiquement assombris par de terribles malheurs. Hunger Games n’est pas une lecture de divertissement, c’est une série dont on ne sort pas indemne, et certainement pas heureux. Pas de soupir de soulagement, pas de petit sourire de contentement. On referme plutôt la dernière page avec une boule dans la gorge et quelque chose entre l’envie de hurler et l’envie de chialer (voire les deux en même temps).
Pour conclure, une trilogie exceptionnelle, fascinante, qui frise l’excellence mais ne laisse aucune place à l’espoir et à la légèreté. J’ai hâte de voir ce que Suzanne Collins va nous pondre après ça !

vendredi 17 février 2012

Hunger Games, tome 2 - Suzanne Collins


L'embrasement
Après le succès des derniers Hunger Games, le peuple de Panem est impatient de retrouver Katniss et Peeta pour la Tournée de la victoire. Mais pour Katniss, il s'agit surtout d'une tournée de la dernière chance. Celle qui a osé défier le Capitole est devenue le symbole d'une rébellion qui pourrait bien embraser Panem. Si elle échoue à ramener le calme dans les districts, le président Snow n'hésitera pas à noyer dans le sang le feu de la révolte. A l'aube des Jeux de l'Expiation, le piège du Capitole se referme sur Katniss...
Mon avis
Après le gros coup de cœur du premier tome (tu te souviens, les yeux écarquillés et la bave aux lèvres), c’est un peu stressée que je me suis plongée dans le second. Ici, c’est quelques mois après les Jeux que nous retrouvons Katniss, qui vit maintenant à l’aise dans une belle maison du village des vainqueurs avec sa mère et sa petite sœur. On est tenté de se dire : bon, ok, la fin du premier tome promettait un peu remue-ménage dans le régime totalitariste qui étouffe Panem, mais de là à en faire encore deux tomes… C’est ce que je me suis dit jusqu’à un bon tiers du livre. Je voyais déjà Katniss devenir le symbole vivant d’une grosse révolution, mener ses troupes jusqu’à la chute du Capitole et basta. Ouais, bon, deux tomes d’intrigues politiques et de révolutions sanglantes, je me suis dit que ça allait vite me gaver.
Quand tout à coup, vers la moitié du livre, je me suis pris une espèce de torgnole dans les dents, je m’y attendais tellement pas que si j’avais pas été tranquillement allongée dans mon lit je serais probablement tombée par terre. Et là, tout s’enchaîne à un rythme effréné, jusqu’à la toute dernière ligne du bouquin. Ce que j’aime chez Suzanne Collins, c’est qu’elle sait raconter tout ce qui se passe sans y passer trente pages, en deux lignes elle te fait appréhender une situation comme si t’étais en plein dedans, et même si elle ne fait pas dans le détail tu peux tout visualiser rien qu’en fermant les yeux… Du coup, pas le temps de souffler, et j’ai eu tellement de mal à lâcher le livre que je suis restée éveillée jusqu’à 2h hier soir (bon, dit comme ça on se dit ouais, bof, pas de quoi en faire tout un plat, mais il faut savoir que je suis une marmotte. Une vraie. Et qu’en plus on est en période de semi-hibernation, alors normalement, après une journée de boulot, à 23h c’est déjà un exploit si y’a encore quelqu’un).
Je n’en dirai pas plus, mais je sais déjà que je vais ouvrir le troisième tome avec les mains qui tremblent et les dents qui font mal d’avance…
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