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vendredi 6 février 2015

La fille automate - Paolo Bacigalupi


Fin du XXIe siècle, après le grand krach énergétique, la calorie est devenue l'unité la plus recherchée. Anderson Lake travaille en Thaïlande pour AgriGen, une multinationale agroalimentaire. Sa couverture de gérant d'usine lui permet de passer au peigne fin les marchés des rues de Bangkok à la recherche de denrées que l'on croit disparues. Là, il rencontre Emiko.
Emiko est la Fille automate, une belle et étrange créature abandonnée. Emiko n’est pas humaine, elle fait partie du Nouveau Peuple, c’est un être artificiel élevé en crèche et programmé pour satisfaire les caprices décadents d’un homme d’affaires de Kyoto.
Considérés comme des êtres sans âme par certains, comme des démons par d’autres, les automates sont des esclaves, des soldats et des jouets pour les plus riches dans ce futur proche et effrayant où les sociétés de calories dirigent le monde. L’ère du pétrole est passée, et les effets secondaires des pestes génétiquement modifiées ravagent la terre.
Qu’arrive-t-il quand les calories deviennent monnaie ? Quand le bioterrorisme devient un outil de profit pour les entreprises ? Quand les dérives génétiques dudit bioterrorisme forcent l’humanité à basculer dans l’évolution posthumaine ?
Mon avis
*Flashback – commencé en novembre 2013… abandonné en mars 2014*
Voilà, tout est résumé, j’ai mis quatre mois à lire une centaine de pages pour finalement abandonner sans la moindre parcelle de regret.
Beaucoup on crié au génie… effectivement, quand on s’intéresse aux nombreuses idées et problématiques que ce livre soulève, on a, de manière objective, quelque chose de très riche, bien conçu et extrêmement bien écrit. Et c’est exactement pour tout ça (sauf la partie bien écrit) que j’ai trouvé ce livre complètement imbuvable, et tous les termes thaïs qui ne trouvent pas la moindre explication n’ont pas vraiment aidé. Bon, au final je n’en ai lu que le début, qui m’a semblé bien bien long avant qu’une véritable action se mette en place, et j’aurais peut-être dû m’accrocher un peu plus, mais franchement, quatre mois c’était déjà bien trop long.
C’est dommage, je suis certaine que dans une version un peu épurée cette histoire m’aurait passionnée, mais bon… à retenter dans quelques années !

mercredi 28 janvier 2015

Mission Nouvelle Terre, tome 1 - Amy Kathleen Ryan


Glow
Alors qu'elle vient de fêter son quinzième anniversaire, Waverly n'a connu qu'un seul foyer, l'Empyrée, une navette spatiale à destination de la Nouvelle Terre.
Sa mission : mettre au monde les enfants qui peupleront la planète. Tous la destinent à Kieran, son ami d'enfance et le futur capitaine du vaisseau. Pourtant Waverly aspire à une autre vie et les silences de son ami Seth l'attirent d'avantage que les exploits de Kieran.
Lorsque le navire jumeau de l'expédition attaque l'Empyrée pour enlever toutes les jeunes filles, plus le temps de s'interroger. Waverly et ses amies doivent survivre dans un milieu hostile aux pratiques très différentes des leurs.
Mon avis
*Flashback – lu en août 2013*
La principale originalité de cette dystopie Young Adult par rapport aux autres, c’est que celle-ci se passe dans l’espace, à bord d’un vaisseau destiné au peuplement d’une nouvelle planète. Le confinement donne une atmosphère bien particulière à cette histoire, à la fois lourde et sécurisante (mais pas pour longtemps).
Cela dit, je ne retiens finalement pas grand-chose de ce roman. J’ai la vague impression d’une histoire qui m’a semblé longue et plutôt plate. Certes, il s’y passe pas mal de choses, mais rien qui m’ait donné le besoin frénétique de tourner la page pour voir ce qui allait s’y passer. Je ne me suis pas mise dans la peau des personnages, je n’ai pas rêvé ou tremblé avec eux. Une fois refermé le livre, je l’ai oublié et n’ai pas ressenti l’envie de me procurer la suite.
Le voyage vers la Nouvelle Terre s’arrête donc probablement là pour moi !

mardi 23 octobre 2012

Black man - Richard Morgan


Dans un siècle à peine, l’humanité s’est débarrassée de la guerre.
Mais des vestiges embarrassants subsistent encore, comme les Variantes, ces êtres humains génétiquement modifiés, cordialement détestés par toute la population. Les plus inquiétants sont certainement les Variantes 13, ces hyper-mâles cultivés exclusivement pour la guerre.
Carl Marsalis est un de ces ex-soldats génémodifiés. Il pourchasse désormais ses anciens frères d’arme pour le compte des Nations unies. Ce n’est pas un boulot facile, car il est haï aussi bien par les gens normaux que par ses semblables : il est, dans tous les sens du terme, l’Homme Noir. Et pour le moment, même ses employeurs ne peuvent le sortir de sa prison de Floride. Alors, quand il reçoit la visite d’une ancienne détective aux prises avec des Variantes 13 particulièrement retorses, Carl est plus que disposé à conclure un accord.
S’engage ainsi une frénétique chasse à l’homme, avec à la clé, peut-être, la vérité sur ce que sont devenus les derniers soldats du monde.
Mon avis
Me revoilou pour une nouvelle chronique livre… ça faisait longtemps hein ? En même temps, quand on se plonge dans un Morgan, faut s’y attendre. C’est dense, c’est complexe, c’est un pavé… c’est sa marque de fabrique ! Résultat, trois semaines pour le mâchouiller, c’est un peu long, oui, des fois j’ai eu hâte que ça se termine, mais… c’était bon !
J’ai eu un peu de mal tout de même à me laisser prendre par l’histoire, mais une fois l’adaptation faite (après la guimauve cucul, c’est pas évident de remettre le neurone en route (faut déjà lui courir après, il était tellement traumatisé qu’il est parti se cacher je te laisse deviner où), je partais déjà avec un certain handicap) on entre en plein dans une intrigue mêlant manipulations génétiques, complots, trahisons, drogue, meurtres, religion, sexe… Bref, un cocktail détonnant. C’est toujours aussi complexe, toujours aussi blindé à la testostérone, avec un rythme toujours aussi endiablé et un style toujours aussi brut et percutant. Pas de doute : c’est bien un Morgan.
On y trouve même, chose que je n’avais pas trouvé auprès de Takeshi Kovacs, ou du moins pas avec cette intensité, de l’émotion, beaucoup d’émotion. Carl Marsalis est un personnage dur et fort, couillu et sans pitié, mais plein d’une humanité touchante. Il est bien malgré lui le porteur d’une critique de ce que notre monde pourrait devenir et est même déjà devenu, qui prend tout son sens dans les dernières page, avec une puissance déconcertante et beaucoup de justesse.
Enfin, il y aurait beaucoup de choses à dire au sujet de cet ouvrage, plus encore, à mon goût que de la trilogie Takeshi Kovacs, mais tu sais bien, à force, que les seules choses que je sais décortiquer correctement se bouffent, je ne m’y essaierai donc pas ici. Alors je dirai juste, pour conclure, que j’ai découvert ici, en quelque sorte, un autre Richard Morgan, qui écrit bien sûr des trucs de taré (ça, ça change pas), mais qui sait aussi y mettre un peu de douceur (à sa manière). Même si ce n’est pas ce que cherchent ses lecteurs, c’est une bonne surprise, et ça le fait remonter encore un peu parmi mes auteurs à suivre…

jeudi 4 octobre 2012

Doctor Who : Apollo 23 - Justin Richards


Pendant quelques instants, cet après-midi, il a plu sur la Lune.

Au moment où un astronaute en combinaison spatiale apparaît au milieu d’un centre commercial bondé, une jeune femme est retrouvée morte au bord d’un cratère, sur la face cachée de la Lune.

Le Docteur et Amy font le lien entre ces deux événements : quelque chose de terrible se trame sur notre satellite.

Mais, à la suite d’un malheureux concours de circonstances, le Docteur est bloqué sur Terre tandis qu’Amy et le Tardis sont perdus sur la Lune.

Le seul espoir du Docteur : un des plus grands secrets de l’humanité… Apollo 23.
Mon avis
Le Docteur est un personnage bien énigmatique… Je ne sais pas si on en apprend plus sur lui en regardant la série TV, mais quand on n’a jamais vu le moindre épisode, le mystère reste entier. À mon avis, il faut être initié à la série pour apprécier pleinement le bouquin, mais ça ne m’a pas empêchée de rire aux bons mots du Docteur et de me laisser prendre par cette histoire de voyages sur la Lune et d’invasion extraterrestre.
Idéal, à mon avis, pour les réfractaires à la science-fiction pure et dure, avec un bon compromis entre un récit un peu loufoque et une histoire qui tient la route, avec une intrigue assez simple mais bien ficelée, très divertissante.

vendredi 11 mai 2012

Furies déchaînées - Richard Morgan


Takeshi Kovacs crie vengeance ! Il a déclaré la guerre aux extrémistes religieux de la Nouvelle Apocalypse et est bien décidé à les éliminer jusqu'au dernier. À peine de retour sur son monde natal, Harlan la planète océan, Kovacs est jeté dans un ouragan d'intrigues politiques et de mystères technologiques tandis que les fantômes de son propre passé de violence se rappellent à lui. Quellcrist Falconer, leader révolutionnaire, serait revenue d'entre les morts ! Et qui lance-t-on à ses trousses? Une réplique illégale de Kovacs, en hibernation depuis deux cents ans, qui ne compte pas partager sa nouvelle existence avec un sosie criminel sur le retour. Dans ce chaos, une chose est sûre: un certain Takeshi Kovacs va devoir mourir. Pour de bon.
Mon avis
Suite et fin des aventures toujours aussi mouvementées de Takeshi Kovacs, après Carbone modifié et Anges déchus. Ici, on retrouve notre ex-Diplo quelques décennies après ses frasques avec les Impacteurs. Kovacs est retourné sur sa planète d’origine, Harlan, où il se retrouve, comme à son habitude, dans des embrouilles pas possibles, qui prennent cette fois une dimension plus politique. Et plus personnelle, aussi : notre héros (pas mal anti-héros sur les bords, cela dit), a quelques comptes à régler et, bien évidemment, il ne fait pas dans la dentelle. Et puis, on fait quelques rencontres auxquelles on ne s’attendait pas, et qui bouclent parfaitement la série.
Avec cette trilogie, Richard Morgan nous dépeint un futur des plus déroutants, mais avec un tel foisonnement de détails et d’explications scientifiques qu’il reste tout à fait crédible (bon, en poussant quand même un peu l’imagination, on reste dans de la science-fiction, hein). La violence est omniprésente au point d’en devenir presque banale, et pourtant je n’arrive pas à la ressentir comme de la violence gratuite. Elle colle tout simplement avec cet univers et l’atmosphère chaotique qui y règne.
En résumé, ce n’est pas une lecture facile, le style de Morgan est à la fois percutant et complexe, et on peut en dire de même pour son imagination. Les intrigues se mêlent et s’imbriquent, partent dans tous les sens pour revenir se percuter et s’amalgamer, c’est parfois un vrai défi pour le neurone mais c’est un réel plaisir pour le cerveau tout entier. De quoi faire faire des pirouettes à l’encéphalogramme !

dimanche 22 avril 2012

La millième fois - Hieronymus Donnovan


Dans un futur très éloigné, Clyd, un presqu'homme au service des sages, s'apprête à lancer le programme le plus important du monde d'en haut. Pour la millième fois, déjà. Alors que la terre tremble de plus en plus, Clyd va une nouvelle fois suivre avec attention les lignes de code du logiciel donnant naissance à Elle. Elle, sa seule raison d'exister.
Mon avis
Ça fait déjà un petit moment que j’ai lu cette petite nouvelle de Hieronymus Donnovan, que j’avais préalablement découvert avec RealTV. En général je n’attends pas plus de quelques jours pour commenter les lectures, mais là, j’avoue que je ne savais pas trop quoi en dire. Non pas que je n’ai pas aimé, loin de là. Cette nouvelle, comme beaucoup de nouvelles, se lit très vite, d’une seule traite. On plonge sans introduction dans une atmosphère sombre et effroyable, dans un futur apocalyptique où les humains ne sont plus vraiment des êtres humains. Cette courte histoire avait un potentiel énorme, oscillant entre terreur et science-fiction, et si j’ai été déçue, c’est parce que c’est bien trop court ! L’idée aurait mérité un roman entier, pour en aborder toutes les subtilités, pour avoir une vue plus développée des personnages et de leur psychologie, du pourquoi et du comment de cette situation et de ce monde terriblement défiguré et ravagé.
Malgré le léger risque de frustration, je ne peux que te conseiller, cher adorateur adoratif, la lecture de ces quelques pages. La nouvelle n’est disponible qu’en format électronique pour le moment, mais même si tu n’as pas de liseuse, les yeux ne t’en tomberont pas si tu la lis sur ton ordinateur. Tu peux te la procurer pour la modique somme de 0,99€ par ici. Ça ne coupera pas ton porte-monnaie en deux et ça sera un coup de pouce sympa pour un auteur qui mérite de se faire connaître !

vendredi 23 décembre 2011

Replay - Ken Grimwood


À 43 ans, Jeff Winston meurt subitement d'une crise cardiaque, laissant derrière lui une vie médiocre et un mariage à la dérive. Quelle n'est pas sa stupeur lorsqu'il se réveille.... dans sa chambre d'étudiant, âgé de 18 ans. Dans le passé sa vie recommence comme avant sauf qu'il a gardé le souvenir de sa précédente existence... Qui n'a jamais rêvé de pouvoir revivre son passé fort de son expérience d"aujourd'hui ?
Mon avis
Une histoire étonnante, dérangeante, fabuleuse, horrible, terrifiante, tout ça à la fois… Replay est l’histoire d’une des grandes préoccupations de l’humanité : la vie éternelle, ou plutôt la possibilité de revivre sa vie. L’Homme a toujours couru après cette utopie, sans jamais l’atteindre (quoique, qui sait ?). Mais a-t-il vraiment envie de vivre encore et encore, de retrouver sa jeunesse et de tout recommencer ? Franchement, après avoir lu ce livre, je dirais non, et définitivement non. On a bien assez d’une vie !
Celle de Jeff Winston a certes été écourtée par une crise cardiaque, mais la recommencer depuis ses dix-huit ans avec les souvenirs d’un homme de quarante-trois ans n’est pas chose facile. Les 150 premières pages m’ont mise plutôt mal à l’aise. Malgré l’improbabilité de cette situation, on entre très facilement dans la peau du personnage et on s’imagine très facilement à sa place. Et à sa place, je ne crois pas que j’aurais aussi bien réagi ! Mais, une fois passé le malaise, on se plonge dans une belle histoire. Jeff ne se demande pas bien longtemps si ce qui lui arrive est un malheur ou une chance, mais il en prend vite son parti et en fait une force. Suivent tout un tas d’aventures et un dénouement qui laissent le lecteur pensif… et que je ne dévoilerai pas, voyons ! Certaines critiques et même la quatrième de couverture d’une autre édition que la mienne en disent bien trop, heureusement que je ne les ai lues qu’ensuite, j’ai eu de bonnes surprises…
J'ai eu bien du mal à le classer, j'ai opté pour thriller et science-fiction, c'est un bon mélange des deux tout en n'étant ni l'un ni l'autre...

vendredi 4 novembre 2011

Anges déchus - Richard Morgan


Réenveloppé dans un corps conçu pour le combat tactique, Takeshi Kovacs est désormais un mercenaire engagé dans une guerre sanglante qui ravage la planète Sanction IV. Kovacs profite du conflit pour rejoindre un petit groupe qui essaie de s'approprier une découverte archéologique inestimable. Et, de fait, il est propulsé dans un maelström d'intrigues et de trahisons en comparaison duquel le conflit qu'il vient de quitter fait pâle figure. En effet, toutes les corporations tueraient pour cette découverte. Car elle risque de signifier la fin de l'humanité ou le début d'une nouvelle ère. Or dans ce XXVIIe siècle d'une humanité ravagée par la violence, les hommes sont bien mal préparés à l'héritage qui s'offre soudain à eux : les étoiles!
Mon avis
Second volet des aventures de Kovacs, qui fait suite à Carbone modifié. Une autre planète, un autre corps, d'autres aventures... Cette fois, il fait partie des Impacteurs, une unité militaire très spéciale qui porte bien son nom, et on le retrouve après une attaque musclée qui a laissé quasiment toute son équipe dans un sale état. Il est alors abordé par un type qui lui propose un gros coup qui, s'il est mené à bien, lui permettra de prendre un gros pactole et de longues vacances...
Après sélection minutieuse de l'équipe qui les accompagnera, ils s'en vont déterrer une mystérieuse porte construite des millénaires auparavant par une civilisation disparue : les Martiens. S'ensuivent rapprochements, affrontements, coups bas, cachotteries, et pas mal de feux d'artifice...
Encore une histoire bien rythmée malgré un pavé de 600 pages, des actions à tour de bras, des intrigues bien ficelées et une vision intéressante du mythe des Martiens. Pour qui aime la SF, ça envoie du lourd!

jeudi 27 octobre 2011

Carbone modifié - Richard Morgan


Dans un avenir pas si lointain, la mort n'est plus définitive : vous pouvez sauvegarder votre conscience et vos souvenirs et les réimplanter dans un nouveau corps. De fait, pour Takeshi Kovacs, mourir n'est plus qu'un accident de parcours : il a déjà été tué plusieurs fois. C'étaient les risques du métier dans les Corps diplomatiques, les troupes d'élite du Protectorat des Nations unies expédiées à travers la galaxie. Mais cette fois, on le ramène sur Terre pour mener l'enquête : un riche magnat veut élucider sa propre mort. La police a conclu au suicide. Or, pourquoi se suicider quand on sauvegarde son esprit tous les jours, certain de revenir parmi les vivants ?
Mon avis
Carbone modifié, c’est l’histoire de Takeshi Kovacs (enfin, un morceau de son histoire, puisque quand elle commence, il a déjà quelque chose comme cent et quelques années. Ou plutôt, il est né il y a cent et quelques années et a vécu subjectivement 41 ans).
Ça commence fort : il se fait tuer… pour mieux renaître ! Dans le corps d’un autre… C’est un riche Math (abréviation de Mathusalem : ça veut dire ce que ça évoque : il est né il y a très très longtemps…), qui pense avoir été assassiné et a fait revenir Kovacs de son lieu de stockage pour trouver le coupable.
Ça a l’air louche raconté comme ça, hein ?
En fait, tout ceci se passe dans quelques siècles. Les humains ont trouvé d’autres planètes à coloniser, et le moyen de se stocker sur une pile nichée dans leur nuque. Ainsi, mourir n’est plus qu’une question de changement d’enveloppe…
Outre l’histoire que j’ai trouvé originale dans son genre, le style de Morgan est un pur bonheur pour qui aime quand ça va droit au but. Il ne mâche pas ses mots, quoi… Le héros n’est ni un gentil, ni un méchant, mais il se bat pour ce qu’il pense juste (ou pour sauver ses fesses) avec les moyens dont il dispose, et si ça implique de griller littéralement des cervelles, il le fait sans hésitation.
Ça bouge, ça fait badaboum, on a à peine le temps de souffler malgré un joli pavé, et ça fait du bien par où ça passe.

samedi 6 août 2011

Succession, tome 1 - Scott Westerfeld


Les légions immortelles
L'Empire ressuscité : quatre-vingts mondes sous la domination absolue d'un empereur immortel. Son ennemi : la secte des Rix, fanatiques cyborgs dont le but est de faire émerger des I.A. toutes puissantes sur chaque planète qu'ils rencontrent puis de les vénérer comme leurs dieux.
Le secret de l'immortalité détenu par le souverain permet d'accroître les populations et de renforcer ses armées. Ses partisans les plus farouches, les « gris », ont peu d'opposants si ce n'est le parti du sénateur Nara Oxham, qui milite pour que cesse la résurrection des morts.
Quand la soeur de l'Empereur, l'Impératrice-enfant, est capturée par les Rix, le Père des immortels craint que son secret ne tombe entre les mains ennemies. Le commandant Laurent Zaï, héros de guerre célèbre, est envoyé en mission de sauvetage. S'il échoue, il lui faudra renoncer à l'immortalité et bien plus encore...
Première partie du space opera Succession, Les légions immortelles nous entraînent dans un futur lointain où humains et machines luttent pour sauvegarder l'intelligence. Oui, mais laquelle ?
Mon avis
De la science-fiction comme Scott Westerfeld en a le secret : un savant mélange entre politique, haute technologie, conflits, passions et intrigues en tous genres, le tout dans un futur à peine croyable et pourtant si crédible.
En arrière-plan, une critique de l'humanité et de ce qu'elle risque de devenir si elle continue ainsi, et une réflexion intéressante sur l'immortalité, le grand rêve de l'humanité, et ses aspects pas si oniriques que ça...
En bref, malgré un début qui semble un peu confus tant il y a d'informations à assimiler, une histoire dans laquelle on se plonge très facilement...
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