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mardi 24 février 2015

Les Macchabs, tome 2 - Ty Drago


La reine des Macchabs
Vous ne connaissez pas les Macchabs ? Tant mieux pour vous ! Car seule une poignée d’adolescents, appelés les Clairvoyants, peuvent les voir tel qu’ils sont : des cadavres puants animés par des entités venues d’ailleurs et qui veulent tous nous éradiquer… Ces ados sont devenus un véritable commando, auto-baptisé les Fossoyeurs. Grâce au jeune Will, ils sont parvenus à éliminer le Maitre des Macchabs. Mais le combat est loin d’être gagne?. Car arrive aussitôt leur Reine, plus redoutable encore. D’autant plus redoutable qu’elle endosse l’identité de Lilith Cavanaugh, responsable des Affaires Civiles de la ville de Philadelphie. Or, la mère de Will vient de recevoir un colis envoyé il y a quelques années par son défunt mari, Karl Ritter, le seul adulte qui ait jamais été capable de voir les Macchabs. Dans ce colis, destiné à Will, Karl dévoile toute la vérité. Susan, qui n’a pas eu la moindre nouvelle de son fils depuis quatre mois, ne sait pas vers qui se tourner… et elle commet une terrible erreur. Elle décide de rendre l’affaire publique en se confiant à une certaine Lilith Cavanaugh…
Mon avis
En digne suite de L’éveil des Macchabs, ce second tome, s’il ne bénéficie plus de l’effet de surprise du premier, reste dans la lignée avec un récit dynamique et une plume fluide et efficace. Cependant, on a passé l’intro et on entre réellement dans le vif du sujet. Et pour être vif, c’est vif ! Pas le temps de s’ennuyer, tout juste le temps de reprendre son souffle entre deux actions ou coups de théâtre, ce second tome est mené tambour battant et, si j’ai aimé suivre Will, l’ado tout ce qu’il y a de plus banal dont la vie bascule du jour au lendemain dans le premier tome, j’ai adoré le voir gagner en assurance et en maturité dans ce second tome (et en plus, maintenant il n’a plus que 17 ans de moins que moi).
Du côté de l’histoire, on en apprend plus sur les Macchabs, leurs origines et leurs desseins, leurs forces et leurs faiblesses, et surtout on fait connaissance avec leur reine, autrement plus coriace que son prédécesseur le présentateur télé et aux ambitions démesurées. Un ennemi à la mesure de nos petits Fossoyeurs, qui ne sera pas facile à éradiquer mais qui promet bien des retournements de situations, affrontements et délicieuses inventions de leur cru.
Encore une fois, les personnages secondaires n’ont pas été oubliés. Si, par la force des choses, on a très peu l’occasion de côtoyer Sharyn pile électrique et combattante hors pair, c’est avec plaisir qu’on fait un peu plus connaissance avec Tom, son frère et chef des Fossoyeurs, jeune homme fort et aux lourdes responsabilités, mais qui reste un personnage vulnérable et attachant. Sans oublier Dave, l’armoire à glace qui semble parfois manquer de neurones mais qui n’en reste pas moins, lui aussi, un personnage attachant et aux nombreuses qualités.
En bref, une suite prometteuse qui confirme la qualité de cette série sympathique dont j’ai hâte de découvrir la suite !
Encore une fois, merci à Babelio et aux Éditions Bayard pour cette chouette découverte !

vendredi 20 février 2015

Finisterrae, tome 1 - Jeanne Bocquenet-Carle


Tu garderas le secret
Katell, 15 ans, et ses frères emménagent brutalement avec leur mère en Bretagne, une région qu’elle a désertée vingt ans auparavant. Ils s’installent au Menez Hom, sur les terres de leur grand-mère Maria, morte dans de mystérieuses conditions. Là Katell est initiée aux croyances druidiques. Elle tombe sous le charme de Tristan, un jeune surfeur, et se lie avec Nolwenn au lycée. Bientôt des hommes armés, à la recherche de « la pierre de la destinée », menacent sa famille. Katell maîtrisera-t-elle les forces de l’esprit pour les repousser ?
Mon avis
*Flashback – lu en août 2014*
Il y a des fois comme ça, où tu fais un détour par le rayon livres du supermarché en te disant que comme d’habitude il n’y aura que les best-sellers fadasses du moment, mais t’y vas quand même, parce que t’aimes bien regarder les livres. Et puis, tu tombes sur un titre et une couverture qui te font de l’œil, alors tu prends, sans même regarder la quatrième. Deux fois sur trois, tu tombes sur une bouse ou, au mieux, un truc pas trop mauvais mais pas vraiment transcendant. Et puis, l’autre fois sur trois, t’as une jolie petite surprise que tu engloutis d’une traite entre midi et 18h (quand t’es en vacances, quoi). Finisterrae, c’est ça.
J’ai mis le grappin dessus sans trop savoir à quoi m’attendre, juste parce le titre, c’est mon pays.
Bon, ne nous leurrons pas, ça reste une histoire destinée à la jeunesse et qui l’affiche clairement : une héroïne ado un peu rebelle sur les bords sans être bien méchante mais qu’on a parfois envie de secouer pour lui faire sortir ces foutues hormones par les oreilles, des personnages assez caricaturaux de manière générale, quelques d’amourettes fulgurantes et sources de tracas, une pointe de stéréotypes usés jusqu’à la corde tellement on en a déjà bouffé… S’il n’y avait pas cette histoire dynamique et rafraîchissante racontée sur fond de paysages de la pointe bretonne, oui, ces petits défauts auraient facilement tout gâché. Mais je me suis tellement laissé prendre par les aventures de la jeune Katell et de ses acolytes que j’ai fini par ne plus y faire attention et me laisser glisser tout simplement dans la peau de ces ados qui restent finalement très sympathiques.
Du côté de l’intrigue, on a quelque chose de bien fichu dans lequel les anciennes traditions bretonnes et la jeunesse d’aujourd’hui viennent se téléscoper, ce qui ne se fait pas sans étincelles, mais donne beaucoup de petites scènes sympa, beaucoup de rebondissements et pas mal de mystères qui promettent bien des choses pour la suite, qui j’espère ne va pas tarder à sortir !

lundi 16 février 2015

Les Macchabs, tome 1 - Ty Drago


L’éveil des Macchabs
William Ritter, 12 ans, mène une vie normale. Jusqu’au jour où il s’aperçoit que son voisin, pourtant bien vivant, a l’aspect d’un cadavre : les yeux hors des orbites, la peau en putréfaction… Horrifié, Will se précipite au collège, où le même phénomène se reproduit : un certain nombre de professeurs sont devenus des macchabées, eux aussi ! Le garçon, terrifié, est rapidement repéré par ces espèces de zombies, que personne d’autre que lui ne semble voir. Personne, sauf Helen, une camarade de classe, qui lui sauve la vie et l’entraîne dans une fuite éperdue à travers les rues de Philadelphie. Pour Will, le cauchemar ne fait que commencer.
Mon avis
Quand Babelio m’a proposé de recevoir ce livre (accompagné du tome suivant), je me suis dit moui, une histoire de zombies pour la jeunesse, ça va certainement être un peu simplet, mais sympa à lire, alors allons-y.
Eh bien, j’ai été agréablement surprise. Malgré une histoire effectivement ciblée jeunesse, avec un personnage principal, le narrateur, âgé de douze ans, on a là quelque chose d’un peu plus complexe que « moi zombie, toi chair fraîche, moi manger toi ». Si ça reste assez manichéen, les personnages, aussi bien les gentils que les méchants, sont très bien développés et leurs interactions réservent toujours quelques surprises. L’intrigue de fond n’a, contrairement à ce que je pensais au premier abord, rien à voir avec des zombies, mais est bien plus recherchée et jouit d’une certaine originalité. Ce tome est clairement une introduction ; il s’y passe beaucoup de choses, mais on a assez peu de révélations, qui sont données au compte-gouttes tout au long du livre, et c’est surtout dans le dernier quart qu’on commence réellement à comprendre le pourquoi et le comment de tout ça. Heureusement, l’action, omniprésente, permet d’avancer dans l’histoire sans s’impatienter…
Du côté de la forme, je crois que c’est là que j’ai eu la meilleure surprise. C’est très bien écrit – du moins, très bien traduit – et contrairement à ce que je crains souvent dans les ouvrages dédiés à la jeunesse, on n’a pas ici le style un peu neuneu qui veut s’adresser aux ados à la djeun’s et qui au final donne juste l’impression de les prendre pour des demeurés. L’auteur parle aux ados comme à des gens normaux, à des adultes, dans un style clair et précis et sans jamais tomber dans le ridicule, et ça fait du jeune Will, le narrateur, un personnage très crédible auquel on peut s’identifier, même avec 18 ans de plus que lui (gosh… j’aimerais être nulle en calcul mental), sans ressentir l’envie de lui en coller une.
Pour conclure, voilà donc une bonne série jeunesse qui commence très fort, bien conçue, originale et pêchue, qui ravira bien des ados, moi compris…
Merci Babelio et les Éditions Bayard !

mercredi 28 janvier 2015

Mission Nouvelle Terre, tome 1 - Amy Kathleen Ryan


Glow
Alors qu'elle vient de fêter son quinzième anniversaire, Waverly n'a connu qu'un seul foyer, l'Empyrée, une navette spatiale à destination de la Nouvelle Terre.
Sa mission : mettre au monde les enfants qui peupleront la planète. Tous la destinent à Kieran, son ami d'enfance et le futur capitaine du vaisseau. Pourtant Waverly aspire à une autre vie et les silences de son ami Seth l'attirent d'avantage que les exploits de Kieran.
Lorsque le navire jumeau de l'expédition attaque l'Empyrée pour enlever toutes les jeunes filles, plus le temps de s'interroger. Waverly et ses amies doivent survivre dans un milieu hostile aux pratiques très différentes des leurs.
Mon avis
*Flashback – lu en août 2013*
La principale originalité de cette dystopie Young Adult par rapport aux autres, c’est que celle-ci se passe dans l’espace, à bord d’un vaisseau destiné au peuplement d’une nouvelle planète. Le confinement donne une atmosphère bien particulière à cette histoire, à la fois lourde et sécurisante (mais pas pour longtemps).
Cela dit, je ne retiens finalement pas grand-chose de ce roman. J’ai la vague impression d’une histoire qui m’a semblé longue et plutôt plate. Certes, il s’y passe pas mal de choses, mais rien qui m’ait donné le besoin frénétique de tourner la page pour voir ce qui allait s’y passer. Je ne me suis pas mise dans la peau des personnages, je n’ai pas rêvé ou tremblé avec eux. Une fois refermé le livre, je l’ai oublié et n’ai pas ressenti l’envie de me procurer la suite.
Le voyage vers la Nouvelle Terre s’arrête donc probablement là pour moi !

jeudi 4 juillet 2013

Intuitions, tome 2 - Rachel Ward


Chaos
Angleterre, 2026. À la mort de Jem, Adam a été élevé par Nana, sa grand-mère. De retour à Londres, il fait la connaissance de Sarah, une jeune femme qui le voit depuis plusieurs mois dans ses rêves. Mais un phénomène troublant va venir bouleverser leur existence. Tout le monde arbore soudain le même nombre : 01012027.


Déclaration de guerre, accident nucléaire, virus foudroyant ? Sarah et Adam savent qu’un effroyable événement est sur le point de se produire. Et ils n’ont que quelques mois pour changer le cours du destin…
Mon avis
Quinze and après la fin du tome 1, on fait la connaissance d’Adam, le fils de Jemma et de Terry/Spider, qui a hérité du don de sa mère : il peut voir la date de la mort des personnes qu’il croise.
J’ai été surprise de faire un tel bond dans le temps, un peu déçue au début… En ouvrant ce livre juste après avoir fini le premier tome, je m’attendais à retrouver Jem en train de se dépatouiller avec un petit garçon affublé du même fardeau qu’elle, et en fait pas du tout. Mais la déception n’a pas duré. Adam est aussi attachant que ses parents, et on se laisse entrainer sans mal dans ses aventures et ses efforts pour tenter de sauver un monde qui n’a pas vraiment envie d’être sauvé. Petite nouveauté, il partage le récit avec Sarah, jeune fille de bonne famille qui pourtant ne fait pas partie des plus gâtés par la vie.
À eux deux, ils portent une histoire pleine d’émotions, de rebondissements et de suspense, qui se lit encore une fois d’une traite. La trame de fond que sont les numéros prend plus de relief, et on voit une bonne intrigue prendre forme en préparation du troisième tome.

Morsures & Sortilèges

mercredi 3 juillet 2013

Intuitions, tome 1 - Rachel Ward


Depuis qu’elle est petite, Jem voit des numéros flotter au-dessus des personnes qu’elle croise. C’est le jour où sa mère décède qu’elle comprend la signification de ce terrible don : ces chiffres indiquent la date de notre mort. Elle se replie alors sur elle-même et sombre dans la mélancolie. Jusqu’au jour où elle rencontre Spider et découvre l’amour.

Alors qu’ils partent ensemble à la grande roue de Londres, The London Eye, un phénomène étrange se produit : pourquoi tous les passants ont-ils le même numéro au-dessus de la tête ? Pris de panique, Jem et son ami s’enfuient. Ils seront les seuls survivants de l’attentat, mais aussi les seuls suspects recherchés, une fois leur identité trahie par les caméras de surveillance. Comment expliquer au commun des mortels les raisons de leur fugue ? Et comment oublier l’insoutenable vérité que Jem peut lire en Spider ?
Mon avis
Un roman difficile à classer, à cheval entre fantastique, romance et thriller, qui tient en haleine du début à la fin, autant par la présence des personnages que par l’histoire. On se prend sans peine d’affection pour Jemma, jeune fille peu aidée par la vie et qui voit la date de la mort des gens qu’elle regarde dans les yeux, puis de Spider, jeune homme atypique et électrique. C’est avec une certaine nervosité qu’on les suit dans leur fuite semée d’embûches mais illuminée par leur histoire d’amour naissante.
Je ne raconterai pas la fin, mais c’est avec la boule dans la gorge qu’on referme le livre… et qu’on ouvre le tome suivant dans la foulée !

Morsures & Sortilèges

lundi 1 juillet 2013

Night School, tome 2 – C. J. Daugherty


Héritage
Humiliée de devoir la vie sauve à d'autres qu'elle-même, Allie Sheridan finit par rejoindre en automne les rangs de la très sélective Night School. Commence alors le véritable apprentissage aux côtés du troublant Carter et du sulfureux Sylvain...
La société secrète combine cours de self-défense aux cadences infernales et entraînement à la survie digne des commandos d'élite. À Cimmeria, les pensionnaires doivent s'exercer à vivre comme les impitoyables personnages de pouvoir qu'ils sont appelés à devenir : politiciens de haute volée, PDG de multinationales ou conseillers de l'ombre.
Et le message de la Night School est clair : pour pouvoir dominer le monde, il faut renoncer à toute vie privée et se dévouer corps et âme à l'Organisation. Mais que faire quand l'amour et la mort s'invitent au bal des menteurs ?
Mon avis
Encore un livre lu pendant que j’étais en train de me les geler aux États-Unis et dont il ne me reste pas grand chose, sauf une impression de lecture facile et vaguement agréable. Je crois bien que j’avais préféré le premier tome. Ici, on prend à peu près les mêmes et on recommence, dans une atmosphère qui m’a semblé un peu plus sombre mais tout aussi mystérieuse.
Et c’est à peu près tout ce que j’aurai à en dire…

Morsures & Sortilèges

jeudi 29 novembre 2012

Le monde de Charlie - Stephen Chbosky


Au lycée, on trouve Charlie bizarre. Trop sensible, pas « raccord ». Aux yeux de son professeur de Lettres, qui lui fait découvrir les classiques américains, c’est sans doute un prodige ; les jeunes de son âge, eux, le voient comme un « freak ». Lui se contente de rester en marge des choses. Jusqu’au jour où deux seniors, Patrick et la jolie Sam, le prennent sous leur aile. La musique, le sexe, les fêtes : il va bien falloir que Charlie « s’implique ». Mais une fois entré dans la danse, il ne pourra plus continuer longtemps à occulter son passé…
Mon avis
C’est à l’occasion de la sortie du film éponyme que les éditions Sarbacane (que je remercie au passage !) rééditent ce sympathique petit ouvrage, précédemment édité sous le titre Pas raccord.
On y découvre le jeune Charlie, ado hypersensible qui fait son entrée au lycée et tente tant bien que mal d’y creuser son petit trou, qui raconte son histoire à un inconnu en lui écrivant des lettres comme il tiendrait un journal. Il fait la connaissance de Patrick et de sa demi-sœur Sam, qui le prennent tout de suite sous leur aile et dont il se prend d’affection. On (re)vit avec lui les premiers émois et ébats amoureux, les premières expériences avec la drogue, les fêtes, les cuites, les copains, l’école… mais aussi les grandes réflexions de l’adolescence, le mal-être, les grands chamboulements, bref, l’apprentissage de la vie d’adulte, plus facile pour certains que pour d’autres.
Charlie fait partie de ceux pour qui c’est pas facile, il ne fait partie ni des stars du lycée, ni des gros durs, ni des grandes gueules, il a peu d’amis. Et puis, surtout, il est « pas raccord ». C’est vraiment un roman très joli, plein de sensibilité, d’intelligence et d’optimisme (malgré tout), porté par un personnage à fleur de peau pour lequel on ne peut que ressentir de la tendresse et de l’empathie. Il ravira aussi bien les ados en plein dedans que les adultes qui s’en souviennent encore… Et pour ceux qui ont oublié à quel point c’est parfois difficile d’être un ado, ça leur fera une excellente piqûre de rappel !

dimanche 16 septembre 2012

Night School, tome 1 - C. J. Daugherty


Allie Sheridan déteste son lycée. Son grand frère a disparu. Elle vient d'être arrêtée. Une énième fois. C’en est trop pour ses parents qui l’envoient dans un internat aux règles quasi militaire. Contre toute attente, Allie s’y plaît. Elle se fait des amis et rencontre Carter, un garçon solitaire et ténébreux, aussi fascinant que difficile à apprivoiser… Mais l'école privée Cimmeria n'a vraiment rien d'ordinaire. L’établissement est fréquenté par un fascinant mélange de surdoués, de rebelles et d'enfants de millionnaires. Plus étrange, certains élèves sont recrutés par le très discrète « Night School », dont les dangereuses activités et les rituels nocturnes demeurent un mystère pour qui n'y participe pas. Allie en est convaincue : ses camarades, ses professeurs, et peut être même ses parents, lui cachent d'inavouables secrets. Elle devra vite choisi à qui se fier, et surtout qui aimer.
Mon avis
La première moitié du livre est essentiellement consacrée à la mise en place de l’histoire, à la présentation des personnages et à des amourettes adolescentes, mais bizarrement je n’ai pas trouvé ça ennuyeux. Au contraire, j’ai aimé m’imaginer à la place d’Allie, à parcourir les couloirs anciens de Cimmeria et à pouffer avec Jo, à jouer au croquet nocturne, à me poser des questions sur Carter, à fondre devant le sourire de Sylvain… Ah, que ne donnerais-je pas pour étudier dans un endroit pareil ! (et avoir 10 ans de moins, donc). Cimmeria est mon rêve…
Jusqu’à une bonne moitié du livre, voire les deux tiers, je n’ai donc absolument rien pu deviner concernant l’intrigue… Bon, tout ça pour au final entrevoir une intrigue assez simplette, ben oui, tout ne pouvait pas être parfait. À déplorer également, la place un chouia trop prépondérante des amourettes, flirts d’ados et autres bécotages qui, s’ils sont rafraîchissants au début, finissent par devenir un poil lassants, surtout qu’on on devrait être en plein dans le feu de l’action.
La narration est simple mais pas trop, fluide, agréable à lire. Pour ce qui est du genre, je m’attendais à du fantastique, ou au moins quelque chose de vaguement surnaturel, mais en fait, pas du tout. C’est plus un genre de thriller divertissant pour ados.
Il n’empêche que cette histoire simplette mais sympathique m’a tenue en haleine jusqu’à la fin, et que j’ai bien hâte de lire la suite.

mardi 17 avril 2012

Gossip Girl, tome 1 - Cecily von Ziegesar



Ça fait tellement de bien de dire du mal
Bienvenue à New York, dans l'Upper East Side, où mes amis et moi vivons dans d'immenses et fabuleux appartements, où nous fréquentons les écoles privées les plus sélectes. Nous ne sommes pas toujours des modèles d'amabilité, mais nous avons le physique et la classe, ça compense. Bienvenue dans un monde de jalousie, d'envie et de trahison où se nouent et se dénouent les amours et les amitiés - le tout sous l'œil de lynx et la langue de p... de la mystérieuse Gossip Girl qui voit tout, entend tout et relate tout sur Internet. Plat de résistance : le retour du pensionnat de la sublime Serena après un an d'absence ; elle est la fille que tous les garçons désirent et que toutes les filles désirent être. Le petit monde d'Olivia, son ex-meilleure amie, et de ses inséparables copines risque fort d'être chamboulé. Olivia n'aura plus la vedette, elle ne sera plus la plus belle, la plus convoitée. Un vent de folie va souffler sur le monde de scandale et de commérages de ces pauvres petites filles riches !
Mon avis
Bon, en ce moment le neurone est un peu en panne et j’ai du mal à pondre des commentaires potables. Mais je vais quand même essayer, juste parce que c’est toi, cher adorateur en manque d’amour.
Gossip Girl, c’est une fille indéterminée (c’est peut-être même un mec, tiens) qui commente la vie de son petit quartier, l’Upper East Side, où il se passe plein de choses intéressantes : Bidule a une nouvelle robe à 3000 dollars, Truc essaie de coucher avec Machine, la sœur de Machin, qui bave sur Chouette, qui paraît-il a pondu un bâtard en France. Eh ouais, les ados c’est plus ce que c’était… Enfin, tout est dans le résumé, inutile de s’étendre.
Comme tu l’as certainement compris, c’est un genre de Sex and the City sauce teenagers pourris gâtés. Ben bizarrement, j’ai plutôt apprécié (peut-être grâce à la platitude momentanée de mon encéphalogramme, certes). C’est clairement destiné aux ados, mais Cecily von Ziegesar nous épargne généreusement les vierges nunuches, les gentils garçons mous du zizi et le vocabulaire d’analphabètes attardés (non, non, je ne vise personne, surtout pas Meg Cabot). On a beau ne pas être de ce monde-là, on se prend tout de même facilement au jeu et on suit les petites aventures de cette bande de jeunes qui se la jouent blasés avec un plaisir parfois un peu pervers (ouais, tu l’as bien mérité, ‘spèce de bi-atch !... comme on dit chez moi). C’est pas une grande révolution dans la littérature, mais ça fait quand même du bien.
Il paraît qu’une série télévisée en a été tirée, mais je ne suis pas trop au courant (moi oursonne, moi vivre dans caverne). Je serais bien curieuse de voir ce que ça donne ! (mais vu comme je suis toujours à la masse, on doit probablement déjà en être à la saison 5).

dimanche 8 avril 2012

Abandon - Meg Cabot



Pierce, 17 ans, n'est pas morte. Ou plutôt elle n'est plus morte. Elle est revenue d'un séjour dans l'Au-delà, où elle n'a pas rencontré de lumière blanche, mais un jeune homme, John, à peine plus âgé qu'elle. Un jeune homme qui lui a proposé de partager l'éternité à ses côtés. Pierce a refusé. Elle lui a échappé. Mais pour combien de temps ?
Mon avis
J’avais pas mal entendu de Meg Cabot avant de lire Abandon, le premier (et dernier ?) que je lis d’elle. Et comment dire… c’est à la hauteur de sa réputation ! Avec cette histoire je m’attendais à quelque chose d’un peu plus mature que ce qu’elle semble pondre d’habitude, genre pour adolescentes de 16-17 ans mais tout à fait abordable par une attardée comme moi. Eh bien, visiblement, je ne suis encore pas assez attardée pour me laisser prendre au jeu.
Globalement, l’histoire est potable. Pierce s’est noyée il y a deux ans et a fait une expérience de mort imminente au cours de laquelle elle a fait connaissance avec le mystérieux et ténébreux (ténébreux de partout, sic) John. Depuis, sa vie n’est plus la même. C’est même plutôt la cata… Du coup, sa mère a décidé qu’elles retourneraient s’installer toutes les deux dans son île natale, Isla Huesos, située au large de la Floride (il me semble), où justement Pierce avait déjà fait une première et brève rencontre avec le fameux John.
Côté personnages, Pierce, malgré ce qu’elle semble elle-même penser, ne m’a pas semblé être plus mature ou réfléchie que les autres jeunes gens de son âge. Elle a juste un grain. John, supposé être une « créature sauvage », ténébreux, grand et musclé, avait tout le potentiel pour devenir un Beau Mâle Musclé. Il s’est révélé tellement fade que l’image qui en reste dans mon esprit est celle d’un ado gothique qui fait dans le cheveu gras en travers des yeux et le manteau de cuir qui lui tombe sur les épaules comme sur celles d’un épouvantail. Pas BMM du tout. Pour le fantasme, on repassera…
Et le style… d’accord, c’est orienté jeunesse, mais quand même, c’est un livre, un minimum d’efforts ça serait pas du luxe ! Le genre « j’ai pas beaucoup beaucoup envie d’aller à la cafèt’ alors je prends un truc au distrib que je vais grignoter à la bibli du bât’ A », ça donne vite la sensation que ce livre est destiné exclusivement à des ados analphabètes qui ne comprendraient pas des mots de plus de deux syllabes (ou alors qui pensent que prononcer un mot en entier ça ne se fait plus). Je m’attendais presque à trouver des « slt » et des « tkt », mais heureusement, on n’en est pas arrivé à ces extrémités (c’était limite, quand même).
Je trouve que c’est un peu du gâchis, du coup, parce qu’il y avait du potentiel dans cette histoire, notamment avec ce remix du mythe d’Hadès et de Perséphone, mais à trop vouloir faire jeune Meg Cabot tombe au final dans le ridicule (et prend vraiment les ados pour des cons).

mardi 13 mars 2012

Le "Journal Infirme" de Clara Muller - Karim Madani


Mon nom : Clara Muller. Ma ville, Paris en 2015 – capitale coupée en deux, Ville Haute et Ville Basse. Mon univers, les quartiers chics de la Ville Haute. Au lycée, ils passent leurs journées à m’insulter. M’appellent FFO, Fille Frappée d’Opprobre. Tout ça parce que je suis née in vitro, grâce à un logiciel de procréation. Mes séquelles : affectation de la structure psychique – chaque nuit, je me balade dans la Ville Basse via une connexion au Vortex Urbain. C’est comme ça que j’ai rencontré le Vengeur Toxique, un super-héros cabossé et super mignon. Personne ne me croit, à part Karine, une FFO, comme moi. Et amoureuse d’un de ces CP (Connards Populaires) qui nous mènent la vie dure. Sûr que cette histoire va mal finir : quand vous lirez ce Journal Infirme, je serai morte…
Mon avis
J’ai parcouru quelques critiques de ce livre pendant ma lecture, et j’ai remarqué qu’on y déplorait souvent le vocabulaire fleuri qui y est pratiqué. Pour ma part, j’ai kiffé. Je dois bien avouer que si les règles de bienséance ne m’y obligeaient pas au quotidien (surtout au boulot), ce serait un peu ma façon de m’exprimer. Je suis partisane de la simplicité et dire « il me casse les couilles » est bien plus précis et expressif que dire « je ressens comme une légère irritation face à cet individu quelque peu inconvenant ». En plus, ça va plus vite. Et puis, malgré tout, le style est d’une fluidité des plus agréables. Les mots, malgré leur rudesse, coulent par les yeux jusque dans le cerveau et vont percuter tout ça avec une force à laquelle on ne s’attendrait pas, dans le journal « infirme » d’une ado un peu en marge. Karim Madani les manie avec beaucoup de doigté et fait des expressions les plus vulgaires des instants de puissante poésie.
Pour ce qui est de l’histoire, que dire… je ne dirais pas qu’elle révolutionne le genre. L’originalité réside surtout dans l’atmosphère, qui dépeint une adolescence à la fois obnubilée et dénaturée par les préjugés, la cruauté, la violence, le sexe, la drogue… et qui pourtant s’accroche désespérément à une part d’innocence et d’espoir. Au final, on se croirait en 2012. Dans tout ça, Clara, jeune fille intelligente et très humaine, se débat comme elle peut dans ce monde d’une cruauté déconcertante, et je trouve qu’au final, elle se débrouille pas si mal. On ne peut que s’attacher à elle et croiser les doigts très fort pour qu’elle s’en sorte, comme elle le mérite. Sauf que, dès la première page, aucun doute n’est permis : elle ne s’en sortira pas. Je n’entrerai pas dans les détails mais, pourtant, cette fin a eu pour moi un goût de happy end. Comment faire un happy end de la mort de la fille pour qui on a croisé les doigts pendant 263 pages ? Là réside, à mon sens, toute la force de ce livre et tout le talent de son auteur.
Encore une fois, un grand merci aux Éditions Sarbacane !

samedi 21 janvier 2012

Real TV - Hieronymus Donnovan


Juin 1993, Machin-les-Mines, Pas-de-Calais Rémi et Arnaud, deux potes, sont excités à l'idée de se lancer dans un week-end sans parents. Tout est prévu : télévision grand écran, Super Nintendo et VHS du vidéo-club (pornos inclus). Leur première partie de Super Mario-Kart commence, avec en fond sonore un peu de Nirvana, quand un événement troublant va venir perturber leur petit week-end tranquille. Les deux ados vont alors devoir faire face, chacun à leur façon, à des événements violents et dérangeants. Ils seront entourés de personnages hauts en couleur : Willy, le black de deux mètres (crête de punk non comprise). Estelle, l'idéal féminin de Rémi et employée du vidéo-club. Mais aussi de Steven Spielberg. Et bien sûr, il y a une fille sexy dans l'histoire. Malheureusement pour elle, il y a aussi un grand méchant.
Mon avis
Aaaah, que de souvenirs ! La Super Nintendo et le fameux Mario Kart (et surtout les grosses cartouches qu’il fallait insérer dans les consoles), la Megadrive, les Walkman, Premier Baiser, Jordy, Arnold et Willy, Wayne’s World, les Popples, les Super Picsou Géant, les magnétoscopes, Schwarzenegger (à l’époque où il était acteur, jeune, dans la pleine force de l’âge et tout), les tee-shirts Waikiki… bref, toute une époque ! Bon, en 93 j’avais 9 ans (enfin, j’attendais impatiemment la fin de l’année pour les fêter), toutes les références ne m’ont donc pas forcément parlé, mais quand même, c’est fou de se dire que c’était il y a presque 20 ans (p’tin, j’suis vieille >_<), et que toutes ces choses qui faisaient notre quotidien et qu’on trouvait extraordinaires sont aujourd’hui les témoins attendrissants d’une époque antique et complètement révolue.
Bref, passons le petit élan nostalgique. Real TV, c’est aussi et surtout une histoire, que dis-je, un truc de ouf (bon, ça se disait pas comme ça à cette époque…), un thriller délirant et terrifiant, impossible à lâcher tant qu’on n’a pas eu toutes les réponses. Il y a là-bas dedans une atmosphère à la Stephen King (non, je n’exagère pas et non, je n’ai pas été payée pour écrire ceci) absolument jouissive qui n’est pas sans rappeler des monuments tels que Ça ou Simetierre.
Le seul hic à mon goût se situe sur le plan technique. Bon, on a pris l’habitude ces derniers temps de rencontrer pas mal de coquilles dans les livres, quelques fautes d’accord ou d’orthographe, parfois à peine perceptibles. Mais voilà, pour moi, névrosée de l’orthographe et de la conjugaison, j’ai trouvé qu’il y en avait un tout petit peu trop et c’est un truc qui, à mes yeux et malgré tout le bien que je pense de ce roman, le rend moins crédible en tant que potentielle révélation de l’année. Donc, à mon humble avis, une petite relecture pour correction ne serait pas superflue, surtout à l’occasion de la sortie papier !
Bon, terminons tout de même sur une notre positive en rappelant que malgré ces détails, j’ai surkiffé, et je remercie bien chaleureusement Hieronymus lui-même, sans qui je serais peut-être passée à côté de cet excellent moment de lecture, et que j’encourage avec enthousiasme à continuer sur cette voie ! (un Stephen King français, ça serait trop la classe, non ?)

jeudi 5 janvier 2012

Le faire ou mourir - Claire-Lise Marguier


Vus de l'extérieur, ils faisaient plutôt peur, ceux de la bande à Samy, avec leurs coupes de cheveux étranges, leurs vêtements noirs, leurs piercings... Mais le jour où les skateurs s'en sont pris au nouveau du collège, Dam, avec son physique de frite molle, c'est Samy qui s'est interposé et lui a sauvé la mise. Et c'est comme ça qu'ils se sont rencontrés et que l'histoire a commencé. Samy a essuyé le sang qui coulait de la tempe de Dam, avec sa manche noire. C'était la première fois que quelqu'un le touchait avec autant de douceur...
Mon avis
Il faut se faire au style, mais une fois dépassé ça, on plonge dans une histoire superbe et émouvante, qu'on ne peut plus quitter tant qu'on ne l'a pas terminée. Elle est racontée par Damien, adolescent hypersensible et torturé, mal aimé par sa famille et souvent molesté par ses camarades d’école. Il navigue discrètement dans sa vie en essayant tant bien que mal de slalomer entre les mauvais coups, jusqu’au jour où il rencontre Samy et sa bande de gothiques au cœur tendre. Ils deviennent très vite sa bouée de sauvetage, en particulier Samy, son ami et bien plus encore. Mais bien évidemment, rien n’est simple dans la vie, surtout quand on a seize ans, qu’on se cherche, que des émotions trop fortes menacent d’exploser en permanence, et quand des parents sans facultés de compréhension ni de patience s’en mêlent… sans parler de la connasse de grande sœur qui croit que le monde entier tourne autour de sa petite personne.
Tout ça est raconté avec une grande justesse, beaucoup d’émotion, et je me suis souvent retrouvée avec la boule au ventre. Une petite histoire bouleversante qui se lit d’une traite et de laquelle on ne ressort pas indemne.

dimanche 27 novembre 2011

Si je reste - Gayle Forman


Mia a 17 ans. Un petit ami, rock star en herbe. Des parents excentriques. Des copains précieux. Un petit frère craquant. Beaucoup de talent et la vie devant elle. Quand, un jour, tout s'arrête. Tous ses rêves, ses projets, ses amours. Là, dans un fossé, au bord de la route. Un banal accident de voiture... Comme détaché, son esprit contemple son propre corps, brisé. Mia voit tout, entend tout. Transportée à l'hôpital, elle assiste à la ronde de ses proches, aux diagnostics des médecins. Entre rires et larmes, elle revoit sa vie d'avant, imagine sa vie d'après. Sortir du coma, d'accord, mais à quoi bon ? Partir, revenir ? Si je reste...
Mon avis
Tout comme Les cœurs fêlés de la même auteure, Si je reste est une histoire qui se lit rapidement et facilement, émouvante et touchante. C’est l’histoire de Mia, jeune fille plutôt bien dans ses baskets dont la vie va basculer en à peine quelques minutes. Et, aux portes de la mort, un choix difficile s’offre à elle : rester ou partir ? Vivre et affronter toutes les difficultés de la vie, ou mourir et abandonner toutes les belles choses qu’elle a à nous offrir ? On la suit dans ses réflexions, dans le bilan qu’elle fait de sa vie, de ses relations avec ses parents, son petit frère, ses amis, son petit ami et sa passion, la musique. On se demande avec elle : à quoi bon rester ? Effectivement, si on avait le choix, il serait parfois bien difficile…
Tout au long du livre, on oscille entre sourire et gorge serrée, espoir et désespoir, joie et tristesse… Cette histoire toute en simplicité est, au final, porteuse de joie de vivre et de tendresse, et c’est dans la sérénité qu’on referme ce livre sympathique.

jeudi 29 septembre 2011

Les coeurs fêlés - Gayle Forman


N’avez-vous jamais fait ce rêve étrange et glaçant : celui où vous savez pertinemment que vous n’êtes pas folle mais où personne autour de vous ne semble du même avis ?
Pour Brit, du haut de ses seize ans, ce cauchemar devient réel quand son père la conduit de force à Red Rock, un centre de redressement qui prétend mater les enfants rebelles. Brit doit y suivre une thérapie pour guérir des maux qui n’existent que dans la tête de son père. Dans cet enfer d'humiliations et de brimades, Brit se raccroche à des amies qui vont l’empêcher de sombrer dans la folie. Des amies qui vont l’aider à survivre. Ensemble elles vont se redresser. Ensemble elles vont résister. Les Cœurs fêlés est un formidable roman d'amitié, cette amitié qui seule permet de tout supporter, de tout affronter et surtout de tenter l’impossible : devenir soi-même.
Mon avis
Une petite histoire sympathique et touchante, qui ne casse certes pas trois pattes à un canard mais qui change les idées, réconforte et se laisse lire avec plaisir. Tout les ingrédients d’un roman pour ados y sont : injustices, parents qui ne comprennent rien, grandes amitiés, premières amours, passions et un brin de rébellion… Tout est bien qui finit bien, évidemment, et ça fait du bien. Un peu de légèreté dans ce monde de brutes !

lundi 5 novembre 2007

Virgin suicides - Jeffrey Eugenides


"M. Lisbon continuait d'essayer de la dégager, doucement, mais même dans notre ignorance nous savions que c'était sans espoir et qu'en dépit des yeux ouverts de Cecilia et de sa bouche qui ne cessait de se contracter, ce n'étaient que les nerfs et qu'elle avait réussi à s'arracher du monde."
Des adolescents amoureux s'efforcent de percer le mystère des filles Lisbon. Du haut d'une cabane nichée dans les arbres, ils passent leur temps à scruter les fenêtres de leur maison.
Vingt ans plus tard, ils rassemblent des fragments de ragots et de ouï-dire, de conversations téléphoniques, de rapports de médecins et de confessions crues et tourmentées. Autant de pièces à conviction qui expliqueront peut-être les morts successives de Cecilia, Therese, Bonnie, Lux et Mary.
Mon avis
J'ai eu du mal à en voir le bout, mais j'y suis arrivée, enfin... Que la noble âme qui m'a offert ce livre me pardonne, mais malgré tout mon enthousiasme, j'ai vraiment pas accroché. Autant j'avais moyennement apprécié le film, autant le livre... ben c'est pareil, peut-être pire d'ailleurs, car ça me semble tellement confus cette histoire que quelques images pour me remettre les idées en place n'auraient pas été de trop.
L'idée de base est plutôt originale, certes, l'ambiance très particulière, soit. Mais justement, j'ai eu l'impression que l'auteur a trop cherché l'anecdotique, l'original, le sensationnel, pour finalement laisser le tout retomber à chaque fois comme un soufflé. À chaque fois que j'ai trouvé un passage intéressant, il était gâché par une chute à pic suivie d'un long laïus vague, des tonnes de détails dont je n'ai pas réussi à trouver la réelle utilité, des considérations mièvres... bref, je crois que je vais m'arrêter là pour le massacre. ^^
(Ça se voit pas là, mais je suis en train de chercher un point positif, je sais qu'il y en a un...)
Bon en fait je ne saurais vous dire quel est ce point positif. Il y a un petit quelque chose dans cette histoire qui m'a touchée, je ne saurais dire quoi. Non, vraiment, je ne trouve pas le mot... (ouais je sais elle est pourrie cette critique). Ah si, peut-être cette façon presque tendre de décrire le morbide (comment ça je m'enfonce?).
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