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mardi 20 septembre 2011

Apocalypse bébé - Virginie Despentes


Valentine disparue... Qui la cherche vraiment ?
Entre satire sociale, polar contemporain et romance lesbienne, le nouveau roman de Virginie Despentes est un road-book qui promène le lecteur entre Paris et Barcelone, sur les traces de tous ceux qui ont connu Valentine, l'adolescente égarée... Les différents personnages se croisent sans forcément se rencontrer, et finissent par composer, sur un ton tendre et puissant, le portrait d'une époque.
Mon avis
Après avoir tout lu de Despentes, je ne sais trop que penser d'Apocalypse bébé...
Bon, c'est sûr, j'ai aimé, même si j'ai trouvé les 100 premières pages un peu molles. Tous les autres livres de Despentes m'ont mis une claque, celui-là, pas trop. Elle s'est vachement radoucie, je trouve, c'est moins percutant, c'est pas forcément un mal : il y a une certaine douceur dans ces pages qu'il n'y avait pas dans les précédents bouquins, pas autant, pas de la même façon.
Et puis il y a un peu trop de stéréotypes : les gouines, les rebeus, les prolos, les riches, les pauvres filles, les faux lascars... ça sent un peu le mix de toutes ses histoires précédentes. Bon, cette fois, il y a une nouveauté, la nonne, et celle-là elle est pas stéréotypée...
Pour ce qui est de l'histoire, la recherche de Valentine est surtout une bonne excuse pour la rencontre de personnalités, de tranches de vie, racontées comme Despentes sait si bien le faire. À part ça, bon, on se balade à gauche à droite, on voit du monde, et puis pouf la fin, elle m'a un peu laissée sur ma faim...
Mais bon, ça reste Despentes, je la kiffe, son écriture coule des yeux au cerveau sans encombre, alors je suis quand même contente de la retrouver, depuis le temps qu'on s'était pas vues!

lundi 3 décembre 2007

King Kong Théorie - Virginie Despentes


"J'écris de chez les moches, pour les moches, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf, aussi bien que pour les hommes qui n'ont pas envie d'être protecteurs, ceux qui voudraient l'être mais ne savent pas s'y prendre, ceux qui ne sont pas ambitiux, ni compétitifs, ni bien membrés. Parce que l'idéal de la femme blanche séduisante qu'on nous brandit tout le temps sous le nez, je crois bien qu'il n'existe pas." En racontant pour le première fois comment elle est devenue Virginie Despentes, l'auteur de Baise-moi conteste les discours bien-pensants sur le viol, la protitution, la pornographie. Manifeste pour un nouveau féminisme.
Mon avis
La première chose qui aurait tendance à me venir à l'esprit après lecture de ce livre serait "prends-toi ça dans ta tête", mais je pense que ça serait pas assez précis pour décrire son impact sur mon neurone.
Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est une révélation, parce qu'au fond, tout ça, c'est un peu ce que je pense (bon d'accord, je n'ai pas subi le viol ni testé la prostitution), mais là, c'est dit avec une telle justesse, une telle franchise que je ne peux que crier au génie.
Je pense que chaque femme, mais aussi les hommes, devraient prendre connaissance du contenu de cet essai. ça en ferait réfléchir plus d'un, et ça serait pas un mal, à mon avis...
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