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vendredi 27 février 2015

Demonica, tome 1 - Larissa Ione


Plaisir déchaîné
Il est un endroit où l’extase peut vous coûter la vie.
Tayla Mancuso est tueuse de démons. Mais sa vie bascule le jour où elle se réveille, grièvement blessée, dans un hôpital peu commun. Eidolon, le chirurgien qui lui sauve la vie est un incube et, malgré la haine qu’elle voue à son espèce, la jeune femme ne peut résister à ses charmes…
Tayla est alors confrontée à un terrible dilemme : trahir les siens ou l’homme qui la fait se consumer de désir ?
Mais la séduisante tueuse n’est pas la seule à être en émoi. Et la fascination d’Eidolon pour cette ennemie jurée pourrait bien coûter la vie au démon.
D’autant qu’il ne devrait pas perdre son temps avec une humaine : la folie va l’emporter s’il ne trouve pas une compagne démoniaque au plus vite. Eidolon pourrait-il oser l’impensable et s’offrir corps et âme à la tueuse ?
Mon avis
*Flashback – lu en août 2014*
Encore un livre d’urban fantasy qui ne révolutionne pas le genre, mais qui se laisse plaisamment lire, même si cette manie de trouver le moindre prétexte à des scènes érotiques, voire pornographiques, tend parfois vers le ridicule. Parce que oui, on sait bien que dans ce genre de séries on va forcément bouffer de l’héroïne couillue et chaudasse, du beau mâle musclé qui pue les phéromones et de l’extase qui fait exploser la foufoune en plein de petites étoiles (quoique là, justement, pas toujours), mais des fois, il y en a qui en font un tout petit peu trop. Comme ici. Mais bon, c’est un choix, et les scènes sessuelles ne sont pas si mauvaises, alors ça passe.
Côté personnages, comme je le disais, on a donc l’héroïne couillue et chaudasse qui a ce petit truc que personne d’autre n’a dans le monde entier et qui chamboule complètement ses convictions, le mec absolument irrésistible mais qu’il faut absolument qu’elle lui résiste mais qui chamboule complètement ses convictions, le camp traître auquel elle est totalement loyale mais qui devient trop méchant et qui chamboule complètement ses convictions, et tout. Pour le coup, j’ai plus accroché aux personnages secondaires, qui se sont avérés bien mieux développés et un peu plus surprenants. Cela dit, j’ai pas détesté Eidolon, un personnage mature qui se bat et se débat pour résister à sa nature profonde, ni même Tayla qui, une fois dépassé le stade tête à claques qui ne veut rien comprendre, devient un personnage plutôt complexe que j’ai aimé voir évoluer.
Quant au côté démons, qui change déjà des vampires, je l’ai trouvé plutôt bien développé, bien qu’un peu trop tourné vers les démons incubes, mais bon, comme le beau mâle principal en est, forcément… Et puis, évidemment, un livre intitulé Plaisir déchaîné serait difficilement crédible s’il ne mettait en scène que des démons à pustules ou dévoreurs de chatons. C’est pas comme si on n’était pas prévenus !
Pour finir, un petit mot sur l’histoire, qui, quand nos héros ne sont pas occupés à s’accoupler, est plutôt bien conçue et offre de nombreux rebondissements et révélations. De la fantasy urbaine de base qui ne crée pas de surprise mais qui au moins fait ce qu’on attend d’elle !

samedi 29 juin 2013

Jill Kismet, tome 1 - Lilith Saintcrow


Mission nocturne
Mon nom est Jill Kismet. Spécialiste en trucs surnaturels. Exterminatrice d’esprits malfaisants. Tueuse de démons. Tout le monde ne supporte pas la nuit et ses créatures. Mais je ne suis pas tout le monde. Mon passé m’a beaucoup appris sur les ténèbres, et je suis entraînée par le meilleur – quoique pas le moins dangereux. Les villes ont besoin de personnes comme nous, qui font des choses que même les flics refusent de faire, quand la nuit est tombée.
Bienvenue dans mon univers.
Mon avis
Bon, bon, bon… voyons voir. Ah oui. C’est la friche ici, non ? Attends un peu que je regarde. Ah oui. 17 commentaires en attente. Un bouquin que j’avais lu en partant aux États-Unis en février, et que je me décide à commenter quatre mois et demi plus tard, alors que je suis… de retour aux États-Unis. Je sais, je devrais avoir autre chose à foutre, mais mes collègues n’arrivent que dans une semaine, et aller me balader seule dans des contrées inconnues à 6000km de chez moi, je trouve pas ça très intéressant (mais bon, j’irai quand même faire un peu de shopping tout à l’heure, au moins je ferai pas chier les mecs avec mes trucs de gonzesse).
Bref.
J’aime les livres et j’en suis fière le retour du come back acte 1, scène 1, c’est parti (mais c’est pas la peine d’en faire pipi dans ta culotte, quatre mois et des brouettes plus tard tu te doutes bien que ma mémoire de poisson rouge aura retenu peu de choses du bouquin, d’autant que celui-ci, sans être désagréable à lire, ne fait pas partie des œuvres mémorables). Une histoire d’urban fantasy plutôt banale donc, si on la compare aux autres histoires du genre, rythmée et facile à lire mais qui n’arrive selon moi pas à la cheville d’un MacKayla Lane, d’un Kate Daniels ou d’un Charley Davidson. Je tenterai quand même le second tome, vu que je l’ai déjà dans mon Sony d’amour, mais s’il ne me transporte pas plus loin que le premier, j’en resterai certainement là…
Voilà, c’est tout !

Morsures & Sortilèges

mercredi 6 février 2013

Charley Davidson, tome 3 - Darynda Jones


Troisième tombe tout droit
Détective du paranormal. Faucheuse extraordinaire. Qu'importe. Chaley Davidson est de retour ! Et elle boit des quantités effarantes de caféine pour rester éveillée sinon, à chaque fois qu'elle ferme les yeux, elle le voit : Reyes Farrow, en partie humain, en partie mannequin fils de Satan. Alors oui, elle l'a piégé dans son corps pour l'éternité, mais bon. Comment peut-elle résoudre un nouveau cas de personne disparue, gérer un médecin dirigé par son égo, calmer son avare de père et s'occuper d'un gang de motards avec des envies de meurtres quand le fils de Satan ne la laisse pas tranquille ?
Mon avis
Bon, il est vraiment temps que j’accouche de cette critique, ça fait plus de deux semaines que j’ai fini le bouquin. « Heureusement », je n’ai pas trop le temps de lire non plus (j’ai même pas le temps de célébrer le Sunyday ! Enfin, si, mais ce mâle-là je le garde pour moi), du coup la file d’attente n’est pas trop longue. Je sais, je te délaisse et la frustration commence à te dévorer, mais tu sais, c’est beaucoup de boulot d’être une déesse.

On en est donc au troisième tome de cette série qui mérite largement une place parmi les séries d’urban fantasy les plus drôles, les plus prenantes et les plus divertissantes. Pour le fond de la critique, ça va être vite vu, c’est le même ressenti que pour les deux premiers tomes. On pourrait croire que ça devient lassant, mais pas du tout. Je me suis tout autant amusée, j’ai englouti avidement toutes les petites révélations que Darynda Jones continue de nous distiller, lentement mais sûrement, et j’ai eu des palpitations à répétition.
C’est encore une fois avec grand plaisir que je dévorerai la suite !

Morsures & Sortilèges

jeudi 6 décembre 2012

Charley Davidson, tome 2 - Darynda Jones


Deuxième tombe sur la gauche
Charley, détective privée et faucheuse, et Cookie, sa meilleure amie/réceptionniste, se lancent à la recherche d’une jeune femme, disparue depuis le meurtre d’une camarade de lycée. Pendant ce temps, Reyes – le fils de Satan ! – est sorti de son corps physique pour hanter Charley afin d’empêcher des démons de s’emparer de la jeune femme et d’accéder au ciel par son biais. Mais Charley pourra-t-elle supporter ses nuits ardentes avec Reyes et ses journées à cent à l’heure sur la piste d’une femme disparue ?
Mon avis
Bon, ça fait une semaine qu’elle est en stand-by, cette foutue chronique, je vais bien finir par la pondre ! Faut dire que le soir, j’ai le neurone tellement en berne que j’ai du mal à pondre quoi que ce soit… même pas des touits !
Bref… reprenons.
Tu te souviens que j’avais beaucoup aimé le premier tome, avec Charley et son humour décalé, Reyes et ses beaux muscles, les fantômes qui changent un peu des créatures pleines de griffes et de crocs, tout ça…
Ben là, c’est pareil. La plume de Darynda Jones est toujours aussi drôle et pétillante, Charley est toujours aussi déjantée et m’a fait mourir de rire plusieurs fois, et l’histoire est toujours aussi rythmée, mêlant plusieurs intrigues à la fois, mais sans jamais perdre le lecteur. Malheureusement, si Reyes fait des apparitions régulières, elles sont trop courtes à mon goût et très frustrantes… Mais vu la fin de ce tome, j’ai bon espoir d’en avoir un peu plus à me mettre sous la dent au prochain tome, et cette fois, en chair et en os !

jeudi 1 novembre 2012

Les Adversaires - Fabien Clavel


Depuis des millénaires, un tournoi oppose des anges de l'Ordre aux légions du Chaos. C'est le jeu du pouvoir. Les champions s'affrontent à coups d'épées flamboyantes lors de duels qui sont ignorés des humains. Jusqu'au jour où… en sortant du restaurant où elle travaille, la jeune Ayati assiste à une lutte à mort.
Elle attire aussitôt l'attention des deux camps, notamment de Sammaël, le prince déchu. Des signes apparaissent sur Terre annonçant l'Apocalypse. Engagée malgré elle dans l'ultime bataille, Ayati devra risquer son âme et mettre en péril son amour.
Deux adolescents amoureux aux prises avec les forces du chaos… Un thème éternel au service d'une fantasy ultra-contemporaine. Un récit aux accents de thriller à couper le souffle. Une écriture extrêmement fluide au service d'une intrigue haletante.
Mon avis
Cet ouvrage m’a été envoyé par les éditions Le Pré aux Clercs, en partenariat avec Babelio, pour promouvoir leur nouvelle collection, Pandore, consacrée à la fantasy Young adult. Eh bien, j’en dis que cette nouvelle collection est une collection à suivre ! Quand on m’a donné le choix entre trois livre et que j’y ai vu le dernier né de Fabien Clavel, auteur que j’apprécie déjà, j’ai bien évidemment répondu présente.
Mais trêve de bla-bla. Parlons de l’Apocalypse selon Fabien Clavel.
Comme à son habitude, l’auteur nous sert ici une histoire simple mais bien ficelée, prenante, intéressante, originale et pleine d’action, avec un style toujours aussi efficace, simple et bien construit. Bref, une lecture aisée, fluide et agréable, qui m’a fait du bien après le challenge Black Man.
On suit l’histoire à travers plusieurs points de vue, ceux des personnages principaux, Ayati et Driss, qui vont chacun se retrouver embringués dans des camps adverses, mais aussi de Noguel, Tumaël, Sammaël et autres, autant de personnages tous différents, éclectiques et plus ou moins touchants, qui nous font découvrir leur monde où le bien et le mal se mêlent sans forcément être bien définis. Fabien Clavel nous dépeint ici avec habileté le combat entre anges et démons sans tomber dans le manichéisme facile qu’on rencontre souvent à ce sujet et c’est, je crois, l’un des principales forces de ce roman.
Pour ceux et celles qui, en voyant les mots « anges », « anges déchus », « Apocalypse », « ultime bataille », craignent de plonger dans une paraphrase des récits bibliques qui tente vainement de faire un truc original de cette histoire vue et revue, pas de panique, ce n’est pas le cas. Les Adversaires est un récit simple, qui mêle fantastique et thriller avec brio et fait passer un excellent moment de lecture dans une atmosphère sombre, certes, mais très addictive.

lundi 1 octobre 2012

Devil City, tome 1 - Jana Oliver


Des démons sont apparus à la surface de la terre quand la crise économique a mis le monde à genoux. Atlanta n'a pas été épargnée. Des hommes ont choisi de devenir piégeurs de démons, un métier dangereux et exclusivement masculin. Enfin, jusqu'à ce que Riley, fille d'un piégeur redoutable, décide de devenir elle aussi apprentie piégeuse... Riley devra prouver qu'elle est de la trempe des meilleurs. Ça tombe plutôt bien, les démons n'attendaient que ça...
Mon avis
Quelques longueurs, un style parfois hésitant au début, mais qui s’affirme au fil des chapitres.
On met pas mal de temps à comprendre où l’auteure veut en venir avec cette histoire, peut-être les trois quarts du bouquin : il n’y a pas vraiment d’intrigue ni de suspense, surtout une succession d’aventures qui en font tout de même un livre sympa avec pas mal d’action et de surprises, de bonnes idées, des personnages bien construits avec des personnalités bien marquées, des moments drôles, des moments touchants, des moments frustrants.
Riley est une héroïne sympa, qui j’espère prendra un peu plus de maturité par la suite, et se rendra compte que Beck est quand même vachement mieux ! Beck qui, pour sa part, a tout le potentiel pour devenir le 379e BMM de ma vie. J’attends la suite pour en avoir le cœur net !
Ce n’est que vers la fin qu’on commence réellement à entrevoir une intrigue qui sera très certainement développée dans le second tome (à paraître ce mois-ci), et qu’il me tarde de découvrir. Disons que ce n’était que l’introduction !

mercredi 28 mars 2012

Jaz Parks, tome 3 - Jennifer Rardin


Jaz Parks mord à crédit
C'est une mission sans précédent pour Vayl, mon chef vampire, et moi. Pas question de buter les méchants puis de mettre les voiles. On doit agir sous couverture avec toute la bande : une médium, un interprète et un expert en armement. C'est la première fois qu'on sort l'artillerie lourde ; mais, plus on est de fous, plus on rit, pas vrai? Mouais... pas vraiment. Surtout depuis que Vayl et moi savons qu'il nous faut en plus démasquer une taupe dissimulée dans notre unité. Comme si ça ne suffisait pas, on est harcelés par une meute de Pillards assoiffés de vengeance, de même qu'on est devenus la cible d'une voyante qui veut s'approprier les pouvoirs de Vayl... à n'importe quel prix. Une vraie partie de plaisir !
Mon avis
C’est toujours autant le bordel chez Jaz, on comprend pas toujours tout et on passe du coq à l’âne, puis de la vache au lapin, pouf comme ça. Je trouve ça assez désagréable de devoir revenir deux pages en arrière une fois toutes les vingt pages parce que j’ai pas compris comment elle en est venue à égorger un démon alors qu’elle était tranquillement en train de siroter un thé (exemple non contractuel). On reste donc dans la veine du premier tome (et du second aussi, donc).
Cela dit, malgré ce petit point noir, l’histoire reste dynamique et plutôt sympathique, d’autant que l’intrigue sous-jacente comment sérieusement à prendre forme, on fait aussi plus ample connaissance avec Dave, le frère jumeau de Jaz, et sa relation avec Vayl prend encore de la profondeur.
Pour conclure ce commentaire plutôt succinct, c’est donc pas le roman du siècle mais de la bit-lit divertissante qui tient plutôt bien ses promesses (à condition de toujours rester bien concentré…).

samedi 24 mars 2012

17 lunes - Kami Garcia, Margaret Stohl


Lena Duchannes est poursuivie par une malédiction familiale qui fait d’elle un être surnaturel doté de pouvoirs puissants. Mais, même si elle a réussi à éviter le choix entre Bien et Mal durant la terrible nuit de ses seize ans, Lena est de nouveau confrontée aux forces magiques à l’approche de ses dix-sept ans. Effrayée, elle s’éloigne malgré elle d’Ethan Wate, son petit-ami. Pour la protéger, Ethan va devoir explorer le monde de secrets anciens que cache Gatlin.
Mon avis
Eh ben, on peut dire que c’était laborieux, tout ça… 8 jours pour lire un bouquin, je trouve ça long, loooong… Bon heureusement, la seconde moitié du livre est passée plus vite que la première. Mais ça fait quand même quelque chose comme 250 pages à me demander s’il allait finir par se passer quelque chose de vraiment intéressant (et à bâiller très souvent).
L’atmosphère est assez différente de celle du premier tome, 16 lunes. Plus sombre, plus pesante, plus mystérieuse. Ce tome-ci a au moins la qualité de ne rien laisser deviner sur ce qui va se passer. Jusqu’à la fin, je me suis vraiment demandé comment allait finir la fuite de Lena et la quête d’Ethan. On apprend également beaucoup de choses qui n’avaient été qu’entrevues dans le premier tome. Je ne dirai pas quoi des fois que quelqu’un qui passe ici aurait envie de le lire, mais vraiment, certaines révélations valent quand même le coup. Notons également beaucoup de touches d’humour fort appréciables.
Bon, au final ce n’est pas un flop complet, parce que le dernier tiers m’a vraiment tenue en haleine, m’enfin j’espère quand même que le troisième tome, 18 lunes, sera plus palpitant…

mardi 21 février 2012

La fille du Soleil Noir, tome 1 - M.L.N. Hanover


Esprits impurs
Lorsque Jayné Heller débarque à Denver pour organiser la succession de son oncle Eric, mystérieusement assassiné, son univers vacille. Outre une fortune étourdissante, ce dernier lui a donné une mission : combattre le Collège Invisible, une cabale qui menace d'abattre les frontières entre notre monde et celui des esprits impurs qui rôdent à côté. Entourée d'une équipe improbable, Jayné comprend que, pour survivre dans cet univers étrange et dangereux, elle va devoir en maîtriser les règles... ou les réinventer.
Mon avis
Au risque de passer pour une sexiste, le livre aurait peut-être été meilleur s’il avait été écrit par une femme (d’ailleurs c’est ce que je croyais quand je l’ai acheté, sur un coup de tête parce que e-book était en promo (ouf)). L’auteur a pris le risque d’écrire une histoire menée par une héroïne, et il aurait peut-être dû s’abstenir. Il ne doit pas y connaître grand chose en psychologie féminine, du coup Jayné est un personnage plat, creux et sans beaucoup de personnalité. Elle est censée être une grande gueule (sic), mais c’est plutôt une jeune femme sans grand intérêt et stéréotypée à souhait (je suis terrifiée alors pour me réconforter je vais claquer 8000 dollars en fringues, mais je m’en veux parce que normalement je suis pas comme ça alors je donne tout à un foyer de femmes battues. Et tout et tout). Remarque, les personnages secondaires, de gentils mâles dévoués, ne brillent pas vraiment par leur profondeur, eux non plus. En gros, lui c’est Machin, il est blond aux yeux bleus et parle par onomatopées. Nice to meet you.
Pour l’intrigue, ça sent trop le « ce genre-là marche comme ça avec ces ingrédients, on va donc mettre ça et puis ça ». Du coup, ça donne une histoire aux ficelles épaisses comme des cordes : Jayné se découvre brusquement des superpouvoirs qu’elle sait pas d’où ils viennent mais que wahou, ils marchent trop bien et pile quand il faut sans même avoir à se concentrer. Et oh tiens, y’a un mâle, là, le premier qu’elle rencontre au début de cette aventure, ah ben tiens, ils vont bien finir par coucher ensemble ces deux-là (et effectivement, à peine quelques jours après leur rencontre, paf ils couchent ensemble, mais bon, ils se sont quand même pas mal tourné autour avant : sourires timides, effleurements de mains et rougissements jusqu’aux lobes des oreilles (sic encore), le truc torride quoi, le coup de foudre à te faire tomber par terre en mouillant ton slip). Et puis, cerise sur le gâteau, elle hérite, comme par hasard, d’une immense fortune et de quelques modestes propriétés un peu partout dans le monde, comme ça, la question des moyens c’est réglé, facile, ça fait un truc de moins sur lequel se creuser la cervelle (parce que si, en plus, fallait la faire galérer à travailler comme serveuse dans un bar minable, ça ferait vraiment pas classe, et surtout ça prendrait trop de temps).
Mais là, non, pas le temps, faut que ça défile, mais alors du coup, va comprendre ce que veut dire tout son charabia : loupines, qi, mojo (quoique ça, ça me dit quelque chose)… qui sont les trois seuls termes que j’ai réussi à retenir parmi la pléiade d’appellations barbares qui ne trouvent pour la plupart aucune explication, ou très, trèèès vague. Genre, ça n’a aucun intérêt d’appeler un loup-garou un loup-garou, un vampire un vampire, un démon un démon, tout le monde le fait déjà, c’est trop has-been. Je suis pas contre les auteurs qui se construisent un monde bien à eux, mais des explications, que diable, c’est trop demander ? J’ai cassé ma boule de cristal la semaine dernière, merde !
Point de vue technique, l’écriture est parfaite, très bien construite, sans la moindre faute d’orthographe, de conjugaison ou de grammaire (ça devient assez rare pour mériter d’être souligné et applaudi… de ce côté-là, entre autres, Milady/Bragelonne est pour moi l’une des meilleures maisons d’édition actuelles, c’est en partie pourquoi il m’arrive souvent d’acheter leurs livres les yeux fermés, et il est assez rare que je le regrette) mais il n’y a pas vraiment de style, juste un récit plutôt plat qui ne fait pas frémir une tripe, pas même quand l’action est (censée être) à son comble. Vraiment dommage, le potentiel y était, mais je trouve qu’il a été mal exploité, ou plutôt, que l’auteur n’a pas assez mis de lui-même dans cette histoire. Je suis sûre qu’il ne manquait pas grand chose, mais c’est ce qui a fait toute la différence pour moi.
Voilà, donc, pour résumer, je me suis plutôt fait chier, et j’ai comme la sensation d’avoir un peu perdu mon temps alors que j’étais partie hyper confiante (c’est ça, des fois, le problème d’une fille superficielle : la couverture ne fait pas tout…). Même par curiosité, je ne pense pas que je lirai la suite.
(Ffou, v’là la tartine, faut croire que l’ennui m’inspire…)

jeudi 19 janvier 2012

A comme Association, tome 1 - Erik L'Homme


La pâle lumière des ténèbres
JJasper vit à Paris, va au lycée et joue de la cornemuse dans un groupe de rock médiéval. Depuis peu, il fréquente aussi le 13, rue du Horla, l'adresse ultra secrète de l'Association. L'organisation a repéré chez lui des aptitudes certaines pour la magie et lui a proposé de devenir agent stagiaire. Armé d'une bombe lacrymogène au jus d'ail, Jasper est envoyé chez les vampires pour enquêter sur un trafic de drogue. Attention au retour du jet d'ail !
Mon avis
Encore une série pour laquelle j’ai fait aveuglément confiance à l’engouement général. À force de lire A comme Association par-ci, A comme Association par-là, je me suis dit, bon sang, faut vraiment que je tente le coup, d’autant plus que mes premières rencontres avec Erik L’Homme et Pierre Bottero, qui se sont associés pour écrire cette série, ont été plutôt réussies.
Ben là, bon… comment dire ? Déjà, le début n’est pas très prometteur. Jasper, le jeune héros de ce tome, est plutôt exaspérant avec son humour très… heu… comment qu’on dit déjà ? Relou ? Ouais, c’est ça. Bon, c’est un garçon plutôt sympa, mais le genre ado loser qui en fait un peu trop, c’est vite barbant (comme dans la vrai vie, oui oui).
On nage en plein dans le monde de l’ésotérisme, de la magie, de la sorcellerie, des créatures surnaturelles, on a même droit à tous les détails techniques sur la façon de créer un sort. C’est intéressant, mais trop de détails tuent le détail, et on se croirait presque dans le grimoire des sœurs Halliwell (avec jeux de mots moisis en prime).
Pour ce qui est de l’histoire, elle devient à peu près intéressante autour de la centième page (sur 150 pages et des brouettes). Avant ça, il se passe des choses, quand même, mais bon, j’ai eu du mal à m’y intéresser vraiment et à me laisser prendre par les aventures de Jasper. Bon, d’accord, c’est le début d’une série, faut poser les bases, présenter la situation, les personnages, tout ça. Bon allez, juste pour voir, je tenterai la lecture du second tome (narré cette fois par Ombe, la "collègue" canon de Jasper), mais heu… pas tout de suite (j’ai poney).

mercredi 2 novembre 2011

16 lunes - Kami Garcia, Margaret Stohl


J'ai longtemps rêvé de cette fille. Elle apparaissait dans un cauchemar où, malgré tous mes efforts, elle tombait sans que je puisse la sauver. Je me savais lié à elle d'une façon particulière. Et puis un jour, elle est arrivée en chair et en os dans au lycée de Gatlin, notre petite bourgade du Sud des États-Unis. Elle était belle et mystérieuse.
Si j'avais su qu'en même temps que cette fille, surgirait aussi une malédiction... J'étais éperdument amoureux, mais cet amour était perdu d'avance.

Mon avis
Première surprise dès la première page : pour une fois dans ce genre de littérature, le narrateur est un jeune homme ! Ça change un peu, même si on reste dans le registre de la bluette sur fond de magie pour adolescentes en mal de romance comme moi.
L'histoire n'a en soi rien d'extrêmement original : le big love, une malédiction, le destin... un patelin où règnent les esprits étriqués et un lycée où les pouffes à mèches font la pluie et le beau temps. Hum... attends un peu... Black Moon... ça serait pas la même collection que... mais ouiiii ! Et donc, après Bella et Edward, on a Lena et Ethan (sauf que, évidemment, comme aucun des deux n'est un vampire, on n'en fera pas un film), comme le fait d'ailleurs bien remarquer la quatrième de couverture.
Bon, sinon, je fais genre, mais quand même, j'ai bien aimé. Malgré quelques fautes d'orthographe et d'accord (de plus en plus vers la fin, d'ailleurs) qui malheureusement sont devenues à la mode chez toutes les maisons d'édition, y compris celles qui étaient réputées sérieuses il y a encore pas si longtemps, le style est agréable à lire, pas trop neuneu non plus (en même temps, un mâle de 16 ans adepte du basketball qui divague sur les jolies fleurs et les gentils papillons, ça serait pas crédible). Lena et Ethan forment tout de même un petit couple sympa, que je me ferai un plaisir de retrouver dans la suite, 17 lunes.
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