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dimanche 9 septembre 2012

Filles de Lune, tome 4 - Elisabeth Tremblay


Quête d'éternité
Le temps est à l'orage dans l'univers de Darius et les événements se précipitent. Alors que Saül découvre le secret d'Ulphydius et déploie les races sous sa gouverne à la conquête des mondes parallèles, Roderick crie vengance et Alejandre savoure sa nouvelle puissance. Le sire de Canac s'allie les Salamandres et marche vers Ramchad dans l'espoir de s'approprier le commandement des milliers de mécréants qui reposent depuis des siècles sous les sables du désert entourant la cité. Le bonheur des retrouvailles est de coute durée pour Naïla et Alix, happés par la tourmente. Après un détour par le Sommet des Mondes, la Fille de Lune maudite et son Cyldias devront voyager vers Bronan, où ils feront des rencontres déterminantes. Pendant ce temps, Andréa et Kaïn redonnent vie à une ville morte en y accueillant les Orphelins des Sages et les Insoumises. Dans l'ombre, plusieurs œuvrent sans relâche, espérant la mort de Mélijna, la défaite de Saül, la résurrection des meilleures Filles de Lune et la débandade de la Quintius. Malheureusement, les défis sont immenses et le temps semble compté…
Mon avis
Petite déception avec ce quatrième tome d’une série dont j’avais trouvé le premier tome prometteur, le second trèèèès prometteur et le troisième agréable à lire même si parfois un peu bâclé. Ici, même sensation, tout va un peu trop vite, c’est de plus en plus brouillon, alors qu’au bout de quatre tome on aurait dû voir le cheminement inverse, il me semble.
Même si l’écriture reste toujours aussi fluide et agréable, je la trouve trop distante, peu propice à une immersion totale dans la peau des personnages, dans leurs aventures, leurs réflexions et leurs souffrances. Alix n’est plus vraiment affriolant, il est juste là, il m’a été très difficile de ressentir de l’empathie pour Naïla, qui fait également un peu office de figurante dans tout ce foisonnement de personnages qui apparaissent, réapparaissent, font des bonds dans le temps, passent de la petite enfance à l’adolescence en quelques semaines, meurent mais pas tout à fait pour de vrai… Bref, j’ai refermé ce livre complètement perplexe. J’ai commencé la série confiante, franchement enthousiaste même, et maintenant je peine à la terminer… quel dommage ! Heureusement ou malheureusement, il ne reste qu’un cinquième et dernier tome, je croise les doigts pour qu’il rattrape le coup !

vendredi 31 août 2012

Unforsaken - Sophie Littlefield


Hailey Tarbell is no typical girl. As one of the Banished who arrived from Ireland generations ago, Hailey has the power to heal—and, as she recently learned, to create zombies if she heals someone too late. But now, Hailey is finally getting a chance at a normal life. After realizing the good and bad sides of her power, Hailey has survived the unimaginable to settle with her aunt, Prairie, and her little brother, Chub, in the suburbs of Milwaukee. Finally Hailey has a loving family, nice clothes, and real friends. But her safe little world is blown apart when she tries to contact her secret boyfriend, Kaz—and alerts the incredibly dangerous man who's looking for her to her true whereabouts.
Mon avis
Suite et fin des aventures de Hailey, commencées dans Banished. On retrouve cette dernière obligée de se cacher, en compagnie de sa tante Prairie (oui, Prairie, c’est bien son prénom) et de son petit frère d’adoption Chub (non, là, c’est un surnom, hein, faut pas déconner, non plus), dans une nouvelle ville et sous de fausses identités, pour échapper aux terribles projets du Général. Peine perdue, malheureusement, et on entre très vite dans une succession d’événements qui vont conduire à un final plutôt explosif, quoique peut-être un peu trop facile et expéditif.
Qu’à cela ne tienne, ça reste un plaisir de suivre la courageuse Hailey, accompagnée de son fort et gentil Kaz (diminutif de Kazimierz, je sais, on peut pas reprocher à Sophie Littlefield d’avoir fait dans la facilité pour le choix des noms de ses personnages) (oui, cette fois on l'a, l'amourette, mais sans les soupirs d'adoration ni les réflexions interminables de la jeune amourachée. Ils s'aiment et puis c'est tout), dans leur combat pour libérer et réunir à nouveau leur famille. En digne suite de Banished, Unforsaken est un bon thriller saupoudré de fantastique, plutôt destiné aux jeunes adultes mais assez abordable pour convenir aux plus jeunes, et assez mature pour plaire aux moins jeunes…
En bref, une agréable découverte d’une auteure méconnue en France, qui se confirme avec ce second tome, et que je poursuivrai très certainement avec ses autres ouvrages. Je vote pour la traduction !!

lundi 21 mai 2012

Filles de Lune, tome 3 - Elisabeth Tremblay


Le Talisman de Maxandre
Projetée par sa propre faute dans un univers aussi déstabilisant que celui qu'elle vient de quitter, Naïla doit maintenant survivre. Seule. Rien ne l'a préparée à la dure réalité qui l'attend, pas même son passage sur la Terre des Anciens. Ici, plus de frère ni de Cyldias, même récalcitrant, pour veiller sur elle et la défendre. Ou la sauver. Même s'il est vrai que personne, sur Brume, ne se soucie de sa condition de Fille de Lune, elle n'est pas en sécurité pour autant ; la nature est sauvage, à l'instar des hommes qui l'habitent... Tandis que Naïla se nourrit de ses souvenirs pour résister à son calvaire, Alix croise enfin la route de son père. Bénédiction ou calamité ? À cette rencontre viennent s'ajouter de nouvelles responsabilités, plus accablantes encore que son rôle de protecteur. Toutefois, le jeune homme n'est pas au bout de ses peines ; des révélations sur ses origines mettent son existence en péril... Dans l'univers de Darius, la quête des trônes mythiques accapare les esprits et mobilise des armées. Les êtres les plus puissants voient leurs rêves de gloire se concrétiser au moment même où Alix et Naïla doivent affronter les pires tempêtes. Sauront-ils cette fois tirer parti de ce qui les unit? Mais peut-être sera-t-il trop tard...
Mon avis
Ffiou, que d’aventures, que d’émotions ! Pas le temps de souffler dans ce troisième tome des aventures de Naïla, tout s’enchaîne vite, très vite, parfois trop vite ? Les personnages sont en pleine mutation, leurs sentiments sont mis à rude épreuve et les événements, tout comme leurs ennemis, ne leur font aucun cadeau. On apprend encore beaucoup de choses, des révélations plus ou moins agréables, des éléments du passé qui expliquent certaines choses du présent, l’existence de certains personnages qui explique beaucoup de choses…
J’avoue que j’ai parfois eu un peu de mal à suivre et j’ai souvent perdu le fil. On ne peut certes pas reprocher à l’auteure de traîner indéfiniment sur des descriptions inutiles, mais j’ai eu le sentiment que certaines scènes importantes ont été un peu bâclées, bouclées à la va-vite pour passer à la suivante et, même si j’aime quand ça bouge, j’aime aussi quand le récit se pose quelques minutes pour passer à la suite dans les meilleures conditions, surtout quand il y a une telle concentration d’événements capitaux ! Je trouve que certaines choses auraient mérité plus d’explications, un développement plus approfondi, et qu’au lieu de ça, on a des dénouements parfois un peu trop faciles, qui reposent souvent sur des pouvoirs insoupçonnés des personnages et qui font miraculeusement leur apparition quand ceux-ci en ont besoin. La plupart du temps, ça fonctionne plutôt bien, parfois, c’est un peu gros mais ça passe encore, et d’autres fois, ça m’a franchement laissé un petit goût de déception, que je n’avais pourtant pas trouvé dans les premier et second tomes.
Toujours est-il que, malgré tout, j’ai encore une fois beaucoup apprécié cette lecture, riche en émotions et en rebondissements, et que le quatrième tome sera dévoré tout cru sous peu !

samedi 28 avril 2012

Filles de Lune, tome 2 - Elisabeth Tremblay



La Montagne aux Sacrifices
Enfin libérée de l'emprise d'Alejandre et de Mélijna, Naïla n'est pas au bout de ses peines pour autant. La mauvaise volonté d'Alix à l'égard de son rôle de Cyldias perdure, menant sans cesse à la confrontation entre les deux êtres que tout sépare, mais devrait pourtant unir. Réussiront-ils à s'entendre, pour leur propre survie? En route pour la Montagne aux Sacrifices, où elle entrera en pleine possession de ses pouvoirs, Naïla fera la connaissance de Madox, un protecteur au passé mystérieux. De découvertes surprenantes en rencontres déplaisantes, l'Élue de la lignée maudite n'aspire bientôt plus qu'à une chose: rentrer chez elle et oublier la Terre des Anciens.
Mon avis
Voilà, comme prévu (voir tome 1), on est maintenant en plein dans le vif du sujet, et on peut dire que les actions, surprises, révélations et autres coups de théâtre ne se font pas désirer ! On retrouve là la même plume à la fois fluide et gracieuse d’Elisabeth Tremblay, qui nous fait voyager à travers le temps et l’espace comme si on y était, qui nous fait vivre l’histoire comme si on était dans la peau de ses personnages et qui nous fait serrer les dents comme si notre propre vie était en jeu.
Naïla poursuit son petit bout de chemin (enfin, pas si petit que ça) sur la Terre des Anciens, slalome difficilement entre les ennemis et complications diverses, apprend et comprend beaucoup de choses et prend des décisions difficiles. En somme, elle en prend encore plein les dents.
Si Alix reste un peu trop en retrait dans la majeure partie du livre, c’est avec grand plaisir qu’on fait plus ample connaissance avec Madox, dont la présence rafraîchissante fait du bien, après les bougonnements de son ami sus-cité (mais qui reste toujours aussi appétissant, vous en faites pas, les filles).
On en apprend tout de même pas mal sur ce dernier, qui n’est pas en reste question révélations renversantes, et on entrevoit de plus en plus toute la complexité de l’univers des Filles de Lune qui, contrairement à ce que je pensais après la lecture du premier tome, n’est pas si basique que ça… mais qui reste, grâce au talent narratif incontestable d’Elisabeth Tremblay, d’une facilité d’approche presque déconcertante.
Le final promet encore bien des aventures et à mon avis, vu comme c’est parti, la série (5 tomes en tout), sera bien vite engloutie !

samedi 21 avril 2012

Filles de Lune, tome 1 - Elisabeth Tremblay


Naïla de Brume
À vingt-cinq ans, la vie de Naïla bascule. Sous le choc de son double deuil, elle accepte d’aider sa tante à rénover la maison familiale. Voilà donc la jeune femme de retour dans ce petit village en bordure du fleuve Saint-Laurent, où les innombrables souvenirs de vacances devraient lui apporter du réconfort. Mais une trouvaille faite dans le grenier de la maison ancestrale empêchera Naïla d’y trouver la quiétude tant espérée. Les découvertes troublantes se succèdent, remettant en question non seulement ses origines, mais aussi ses croyances et convictions.
Mon avis
Voilà encore une découverte tout à fait hasardeuse que je ne regrette point ! J’ai vraiment accroché à cette histoire, aux personnages, au style très fluide, et j’ai déjà hâte d’entamer la suite (ce que j’aurais probablement fait sans attendre si je n’avais pas reçu un service de presse entre temps).
Bon, c’est pas un sans faute, car il faut quand même admettre que c’est un peu long à se mettre en place, m’enfin c’est un premier tome, et c’est pas forcément évident de poser tout un monde de fantasy en 10 pages, d’autant qu’Elisabeth Tremblay a le mérite de faire ça très bien, on entre tout de suite dedans (une fois la grosse introduction passée, quoi) et on comprend très vite de quoi il retourne, sans se demander toutes les trois pages si on n’a pas encore manqué un épisode parce qu’on comprend walou au charabia tout biscornu.
Ici, on a de la fantasy simple, sans aller jusque dans le simplet, assez basique et plutôt faite pour les filles (personnage principal femelle, beau mâle musclé en perspective, tout ça), ce qui en fait du coup une lecture tout à fait abordable même par les habituels réfractaires au genre. Il y a de très bonnes idées, l’histoire a beaucoup de potentiel, et à mon avis la suite promet bien plus de mouvement et d’aventures palpitantes. Et j’ai bien hâte d’en savoir plus sur Alix (le nouvel homme de ma vie).

samedi 24 mars 2012

17 lunes - Kami Garcia, Margaret Stohl


Lena Duchannes est poursuivie par une malédiction familiale qui fait d’elle un être surnaturel doté de pouvoirs puissants. Mais, même si elle a réussi à éviter le choix entre Bien et Mal durant la terrible nuit de ses seize ans, Lena est de nouveau confrontée aux forces magiques à l’approche de ses dix-sept ans. Effrayée, elle s’éloigne malgré elle d’Ethan Wate, son petit-ami. Pour la protéger, Ethan va devoir explorer le monde de secrets anciens que cache Gatlin.
Mon avis
Eh ben, on peut dire que c’était laborieux, tout ça… 8 jours pour lire un bouquin, je trouve ça long, loooong… Bon heureusement, la seconde moitié du livre est passée plus vite que la première. Mais ça fait quand même quelque chose comme 250 pages à me demander s’il allait finir par se passer quelque chose de vraiment intéressant (et à bâiller très souvent).
L’atmosphère est assez différente de celle du premier tome, 16 lunes. Plus sombre, plus pesante, plus mystérieuse. Ce tome-ci a au moins la qualité de ne rien laisser deviner sur ce qui va se passer. Jusqu’à la fin, je me suis vraiment demandé comment allait finir la fuite de Lena et la quête d’Ethan. On apprend également beaucoup de choses qui n’avaient été qu’entrevues dans le premier tome. Je ne dirai pas quoi des fois que quelqu’un qui passe ici aurait envie de le lire, mais vraiment, certaines révélations valent quand même le coup. Notons également beaucoup de touches d’humour fort appréciables.
Bon, au final ce n’est pas un flop complet, parce que le dernier tiers m’a vraiment tenue en haleine, m’enfin j’espère quand même que le troisième tome, 18 lunes, sera plus palpitant…

mardi 21 février 2012

La fille du Soleil Noir, tome 1 - M.L.N. Hanover


Esprits impurs
Lorsque Jayné Heller débarque à Denver pour organiser la succession de son oncle Eric, mystérieusement assassiné, son univers vacille. Outre une fortune étourdissante, ce dernier lui a donné une mission : combattre le Collège Invisible, une cabale qui menace d'abattre les frontières entre notre monde et celui des esprits impurs qui rôdent à côté. Entourée d'une équipe improbable, Jayné comprend que, pour survivre dans cet univers étrange et dangereux, elle va devoir en maîtriser les règles... ou les réinventer.
Mon avis
Au risque de passer pour une sexiste, le livre aurait peut-être été meilleur s’il avait été écrit par une femme (d’ailleurs c’est ce que je croyais quand je l’ai acheté, sur un coup de tête parce que e-book était en promo (ouf)). L’auteur a pris le risque d’écrire une histoire menée par une héroïne, et il aurait peut-être dû s’abstenir. Il ne doit pas y connaître grand chose en psychologie féminine, du coup Jayné est un personnage plat, creux et sans beaucoup de personnalité. Elle est censée être une grande gueule (sic), mais c’est plutôt une jeune femme sans grand intérêt et stéréotypée à souhait (je suis terrifiée alors pour me réconforter je vais claquer 8000 dollars en fringues, mais je m’en veux parce que normalement je suis pas comme ça alors je donne tout à un foyer de femmes battues. Et tout et tout). Remarque, les personnages secondaires, de gentils mâles dévoués, ne brillent pas vraiment par leur profondeur, eux non plus. En gros, lui c’est Machin, il est blond aux yeux bleus et parle par onomatopées. Nice to meet you.
Pour l’intrigue, ça sent trop le « ce genre-là marche comme ça avec ces ingrédients, on va donc mettre ça et puis ça ». Du coup, ça donne une histoire aux ficelles épaisses comme des cordes : Jayné se découvre brusquement des superpouvoirs qu’elle sait pas d’où ils viennent mais que wahou, ils marchent trop bien et pile quand il faut sans même avoir à se concentrer. Et oh tiens, y’a un mâle, là, le premier qu’elle rencontre au début de cette aventure, ah ben tiens, ils vont bien finir par coucher ensemble ces deux-là (et effectivement, à peine quelques jours après leur rencontre, paf ils couchent ensemble, mais bon, ils se sont quand même pas mal tourné autour avant : sourires timides, effleurements de mains et rougissements jusqu’aux lobes des oreilles (sic encore), le truc torride quoi, le coup de foudre à te faire tomber par terre en mouillant ton slip). Et puis, cerise sur le gâteau, elle hérite, comme par hasard, d’une immense fortune et de quelques modestes propriétés un peu partout dans le monde, comme ça, la question des moyens c’est réglé, facile, ça fait un truc de moins sur lequel se creuser la cervelle (parce que si, en plus, fallait la faire galérer à travailler comme serveuse dans un bar minable, ça ferait vraiment pas classe, et surtout ça prendrait trop de temps).
Mais là, non, pas le temps, faut que ça défile, mais alors du coup, va comprendre ce que veut dire tout son charabia : loupines, qi, mojo (quoique ça, ça me dit quelque chose)… qui sont les trois seuls termes que j’ai réussi à retenir parmi la pléiade d’appellations barbares qui ne trouvent pour la plupart aucune explication, ou très, trèèès vague. Genre, ça n’a aucun intérêt d’appeler un loup-garou un loup-garou, un vampire un vampire, un démon un démon, tout le monde le fait déjà, c’est trop has-been. Je suis pas contre les auteurs qui se construisent un monde bien à eux, mais des explications, que diable, c’est trop demander ? J’ai cassé ma boule de cristal la semaine dernière, merde !
Point de vue technique, l’écriture est parfaite, très bien construite, sans la moindre faute d’orthographe, de conjugaison ou de grammaire (ça devient assez rare pour mériter d’être souligné et applaudi… de ce côté-là, entre autres, Milady/Bragelonne est pour moi l’une des meilleures maisons d’édition actuelles, c’est en partie pourquoi il m’arrive souvent d’acheter leurs livres les yeux fermés, et il est assez rare que je le regrette) mais il n’y a pas vraiment de style, juste un récit plutôt plat qui ne fait pas frémir une tripe, pas même quand l’action est (censée être) à son comble. Vraiment dommage, le potentiel y était, mais je trouve qu’il a été mal exploité, ou plutôt, que l’auteur n’a pas assez mis de lui-même dans cette histoire. Je suis sûre qu’il ne manquait pas grand chose, mais c’est ce qui a fait toute la différence pour moi.
Voilà, donc, pour résumer, je me suis plutôt fait chier, et j’ai comme la sensation d’avoir un peu perdu mon temps alors que j’étais partie hyper confiante (c’est ça, des fois, le problème d’une fille superficielle : la couverture ne fait pas tout…). Même par curiosité, je ne pense pas que je lirai la suite.
(Ffou, v’là la tartine, faut croire que l’ennui m’inspire…)

mardi 14 février 2012

Banished - Sophie Littlefield


Résumé maison : À seize ans, Hailey Tarbell, élevée par une grand-mère méchante et cachottière, ne sait pas encore qu’elle descend d’une longue lignée de guérisseuses, jusqu’à ce qu’un jour, sa tante Prairie, dont elle ne connaissait même pas l’existence, débarque à Gypsum, la petite ville du fin fond du Missouri où elle vit tant bien que mal et d’où elle rêve de partir, avec des réponses sur son passé qui pourraient bien vite menacer son avenir…
Mon avis
Hailey est une jeune fille assez différente de ce qu’on voit souvent dans les romans Young Adult : elle a vraiment une vie de merde, et pas seulement parce que ses parents lui refusent le dernier Blackberry en vogue. Elle n’a même pas de parents, en fait, juste une horrible grand-mère qui pue (enfin, je l’ai imaginée comme ça) et deale de la drogue aux lascars du coin, lesquels de se gênent pas pour mater sa petite-fille et lui faire quelques propositions salaces à peine voilées. C’est elle qui fait tout à la maison, y compris l’éducation de son petit frère d’adoption, Chub, un petit garçon adorable mais qui semble avoir un certain retard…
Une sorte de cendrillon des temps modernes, donc, mais sans son prince charmant – une autre originalité de ce roman. Pas d’amourette adolescente ici, du coup, mais une histoire vraiment bien ficelée, à mi-chemin entre le thriller et le fantastique, dans laquelle les origines obscures de Hailey se rappellent à elle bien malgré elle et l’entraînent dans une succession d’événements dont elle se serait bien passé, mais qui tiennent le cruel lecteur en haleine du début à la fin, particulièrement dans la seconde moitié du livre, très riche en révélations…
Je m’étonne que Sophie Littlefield soit encore méconnue en France. Je suis certaine qu’elle aurait beaucoup de succès, surtout avec l’avènement de la littérature Young Adult ces dernières années. Avec son imagination et son style percutant (enfin, je l’ai lu en VO, alors j’ai eu cette impression, quand j’étais pas en train d’ouvrir le dico toutes les trois pages), elle se ferait vite sa petite place parmi les autres. La sortie en France ne semble pas encore prévue, mais bon, j’m’en fous, ça ne m’empêchera pas de dévorer la suite, Unforsaken, toujours en VO, et p’t’être même sa trilogie dystopique, Aftertime, qui m’a l’air vraiment pas mal.

mercredi 2 novembre 2011

16 lunes - Kami Garcia, Margaret Stohl


J'ai longtemps rêvé de cette fille. Elle apparaissait dans un cauchemar où, malgré tous mes efforts, elle tombait sans que je puisse la sauver. Je me savais lié à elle d'une façon particulière. Et puis un jour, elle est arrivée en chair et en os dans au lycée de Gatlin, notre petite bourgade du Sud des États-Unis. Elle était belle et mystérieuse.
Si j'avais su qu'en même temps que cette fille, surgirait aussi une malédiction... J'étais éperdument amoureux, mais cet amour était perdu d'avance.

Mon avis
Première surprise dès la première page : pour une fois dans ce genre de littérature, le narrateur est un jeune homme ! Ça change un peu, même si on reste dans le registre de la bluette sur fond de magie pour adolescentes en mal de romance comme moi.
L'histoire n'a en soi rien d'extrêmement original : le big love, une malédiction, le destin... un patelin où règnent les esprits étriqués et un lycée où les pouffes à mèches font la pluie et le beau temps. Hum... attends un peu... Black Moon... ça serait pas la même collection que... mais ouiiii ! Et donc, après Bella et Edward, on a Lena et Ethan (sauf que, évidemment, comme aucun des deux n'est un vampire, on n'en fera pas un film), comme le fait d'ailleurs bien remarquer la quatrième de couverture.
Bon, sinon, je fais genre, mais quand même, j'ai bien aimé. Malgré quelques fautes d'orthographe et d'accord (de plus en plus vers la fin, d'ailleurs) qui malheureusement sont devenues à la mode chez toutes les maisons d'édition, y compris celles qui étaient réputées sérieuses il y a encore pas si longtemps, le style est agréable à lire, pas trop neuneu non plus (en même temps, un mâle de 16 ans adepte du basketball qui divague sur les jolies fleurs et les gentils papillons, ça serait pas crédible). Lena et Ethan forment tout de même un petit couple sympa, que je me ferai un plaisir de retrouver dans la suite, 17 lunes.
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