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vendredi 6 mars 2015

Les dossiers Dresden, tome 1 - Jim Butcher


Avis de tempête
Tous les bons magiciens s’appellent Harry, et Harry Dresden est le meilleur. Techniquement, c’est même le seul dans sa « catégorie » : lorsque la police de Chicago est sur une affaire qui la dépasse, c’est vers lui qu’elle se tourne. Car notre monde regorge de choses étranges et magiques… et la plupart ne s’entendent pas très bien avec les humains.
La magie, ça vous flingue un gars en moins de deux !
Mon avis
Après Respire, j’avais envie de quelque chose d’un peu plus fantasque. Avec Harry Dresden, j’ai été servie !
Harry n’est pas un beau mâle musclé, mais je lui ai vite pardonné. C’est un homme délicieux, poissard à souhait mais jamais en manque d’humour, un genre de Charley Davidson au masculin, avec, en prime, cette touche de gentleman un peu désuet, le tout donnant un personnage haut en couleurs, hilarant, et parfois attendrissant.
Comme je m’y attendais, on a un récit très dynamique qui ne laisse pas une seconde de répit, chaque page regorge de son lot d’aventures et pourtant, je ne me suis pas sentie noyée sous la masse d’informations. Si Jim Butcher sait laisser une part de mystère et de suspense, il n’oublie pas pour autant de poser son univers et de donner les explications dont le lecteur a besoin pour se mettre dans le contexte… chose que certains auteurs d’urban fantasy oublient parfois, pour ne pas dire souvent. Il laisse de côté les trucs inutiles et se consacre totalement à nous en mettre plein la vue.
Si l’histoire elle-même ne révolutionne pas le genre (de la magie, une enquête sur des événements étranges, des gentils-gentils, des méchants-méchants et des gentils-méchants, quelques créatures un peu chelou, le héros qui en chie mais qui s’en sort toujours), j’ai beaucoup aimé le fait que le narrateur et personnage principal soit un homme – ça change un peu des héroïnes couillues et chaudasses – et, si on rencontre tout de même une ou deux chaudasses, la rencontre coup de foudre et l’amourette passionnée n’y sont pas. Qu’on ne se méprenne pas, j’adore les histoires sur fond de je te déteste, oh puis merde, j’ai envie de te sauter dessus, surtout quand un beau mâle musclé est de la partie (ce qui est toujours le cas), mais là, ça change et je trouve ça rafraîchissant.
Harry Dresden a trouvé une nouvelle groupie…

mardi 3 février 2015

Lily Bard, tome 1 - Charlaine Harris


Meurtre à Shakespeare
Je m'appelle Lily Bard et je mène une petite vie tranquille à Shakespeare, Arkansas, où je me suis installée pour oublier mon passé. Aujourd'hui, tout a changé. En rentrant, j'ai fait une macabre découverte : le cadavre de mon propriétaire.
Après avoir paniqué et mis mes empreintes partout, je me suis éclipsée... Je n'ai plus le choix, il faut que je retrouve l'assassin avant que l'on ne vienne sortir les squelettes de mon placard...
Mon avis
*Flashback – lu en septembre 2013*
Ici, Charlaine Harris s’attaque au polar et, si ce n’est pas mon genre de prédilection, elle a réussi à me convaincre. Si le fond de l’histoire ne révolutionne pas le genre, ce qui m’a surtout plu ici, c’est l’ambiance et les personnages, surtout l’héroïne, Lily qui, tout comme Harper mais – heureusement – contrairement à Sookie, est relativement équilibrée malgré son passé plutôt lourd, sensée, mature et intelligente. Je sais, j’ai pris Sookie en grippe et j’exagère peut-être un peu, mais j’y peux rien, 13 tomes c’était trop et surtout, je ne peux m’empêcher de garder en tête son interprétation désastreuse dans la série télévisée.
Enfin, c’est de Lily qu’on est censés parler. Lily m’a donc semblé sympathique, abordable et bien moins écervelée et rien que pour ça, j’ai apprécié ce premier tome de ses aventures. Ici, point de fantastique, pas de pouvoirs extraordinaires qui se révèlent comme par hasard quand on en a besoin ni de politique vampiresque à t’en assommer un troll, seulement une affaire de meurtre dans un patelin du fin fond des États-Unis. Comme je le disais, l’intrigue elle-même ne m’a pas laissé de souvenir inoubliable, mais ça m’a fait passer un agréable moment de lecture qui m’a réconciliée avec cette chère Mme Harris.

vendredi 23 août 2013

Le Clan Kahill, tome 1 - V. K. Forrest


Éternelle
Il y a plusieurs siècles, le clan de vampires Kahill est venu s'échouer sur les rives de la péninsule endormie de Clare Point, dans le Delaware. L'agent du FBI Fia Kahill enquête sur les meurtres d un tueur de vampires. Pour l'aider, on lui impose comme partenaire Glen, le portrait craché de l'homme qu'elle a aimé autrefois, et qui l'a trahie. Mais quand les meurtres se multiplient, Fia est obligée de lui faire confiance. Or, voilà qu'un tueur a choisi Fia pour être sa prochaine victime...
Mon avis
Je suis tombée dessus par hasard sur BookMooch (dont il faut absolument que je te touche un mot) et, j’avoue, je ne l’ai pris que parce que c’est un Milady… Je sais, ce n’est pas une preuve absolue de qualité, mais même. C’est assez rare que je déteste un Milady ou un Bragelonne, même si c’est déjà arrivé une fois ou deux. Bref. Comme je m’y attendais, j’ai apprécié. C’est une 32697e histoire de vampires parmi tant d’autres, certes, mais avec quelques originalités appréciables, notamment concernant la nature et les caractéristiques des vampires, sur lesquelles je ne m’étendrai pas parce que ça se découvre au fil du livre et ça serait dommage de tout raconter ici…
Concernant l’histoire, on y trouve une héroïne au passé bien rempli et bien mouvementé, une enquête-qui-révolutionne-pas-le-genre-mais-qui-tient-la-route, quelques ex plus ou moins envahissants, une amourette, un peu de cul, quelques scènes un peu gores, de la bit-lit très classique donc, mais finalement pas ennuyeuse. Ça se lit facilement et vite, c’est assez bien écrit, il n’y a pas trop de temps morts, on ne devine pas la conclusion de l’intrigue 200 pages avant la fin, c’est pas trop bordélique non plus… en somme, une très bonne lecture de divertissement. Après tout, je n’en demandais pas plus !

Morsures & Sortilèges

samedi 6 juillet 2013

Le sang du temps - Maxime Chattam


Automne 2005.
Marion doit fuir Paris dans l’urgence. Il y va de sa vie. Des hommes de la DST la déposent au Mont-Saint-Michel, où l’accueille une communauté religieuse.
Très vite, Marion se sent espionnée…
Mars 1928.
Au Caire, des enfants disparaissent en pleine nuit, on retrouve leurs corps meurtris dans les nécropoles environnantes. Une rumeur se propage : le monstre des Mille et Une Nuits, la terrible Goule, serait de retour.
Le détective Matheson n’y croit pas…
Deux intrigues sans rapport apparent, et pourtant liées de manière inextricable. Entre un Nom de la rose moderne et un Seven historique, un thriller envoûtant, avec un dénouement où vous vous trouverez impliqués malgré vous !
Mon avis
Bilan de ma première rencontre avec Maxime Chattam : une histoire pas bien intéressante racontée par une gonzesse qui avait plutôt l’air de se faire chier, dans un livre audio de qualité plutôt médiocre…
Voilà voilà !
Sinon, histoire de développer un peu, ce n’est certes pas mon genre de prédilection. J’aime bien les thrillers, mais je les aime encore plus quand un peu de fantastique s’y mêle. Bon d’accord, on peut dire qu’ici c’est un peu le cas, du moins c’est l’impression qu’on a pendant une majeure partie du livre, mais là, j’sais pas… j’ai trouvé ça très plat (la gonzesse sus-mentionnée n’aidant pas à donner un peu plus de relief à ce récit, même si son co-équipier à la voix grave et profonde a fait de beaux efforts).
Je ne vais quand même pas en rester là avec cet auteur. La saga Autre-Monde a l’air plutôt sympa, et en plus mon père m’en a prêté quelques-uns qu’il a adorés, inutile donc de préciser qu’il attend de pied ferme mes impressions. Qui lira verra !

samedi 29 juin 2013

Jill Kismet, tome 1 - Lilith Saintcrow


Mission nocturne
Mon nom est Jill Kismet. Spécialiste en trucs surnaturels. Exterminatrice d’esprits malfaisants. Tueuse de démons. Tout le monde ne supporte pas la nuit et ses créatures. Mais je ne suis pas tout le monde. Mon passé m’a beaucoup appris sur les ténèbres, et je suis entraînée par le meilleur – quoique pas le moins dangereux. Les villes ont besoin de personnes comme nous, qui font des choses que même les flics refusent de faire, quand la nuit est tombée.
Bienvenue dans mon univers.
Mon avis
Bon, bon, bon… voyons voir. Ah oui. C’est la friche ici, non ? Attends un peu que je regarde. Ah oui. 17 commentaires en attente. Un bouquin que j’avais lu en partant aux États-Unis en février, et que je me décide à commenter quatre mois et demi plus tard, alors que je suis… de retour aux États-Unis. Je sais, je devrais avoir autre chose à foutre, mais mes collègues n’arrivent que dans une semaine, et aller me balader seule dans des contrées inconnues à 6000km de chez moi, je trouve pas ça très intéressant (mais bon, j’irai quand même faire un peu de shopping tout à l’heure, au moins je ferai pas chier les mecs avec mes trucs de gonzesse).
Bref.
J’aime les livres et j’en suis fière le retour du come back acte 1, scène 1, c’est parti (mais c’est pas la peine d’en faire pipi dans ta culotte, quatre mois et des brouettes plus tard tu te doutes bien que ma mémoire de poisson rouge aura retenu peu de choses du bouquin, d’autant que celui-ci, sans être désagréable à lire, ne fait pas partie des œuvres mémorables). Une histoire d’urban fantasy plutôt banale donc, si on la compare aux autres histoires du genre, rythmée et facile à lire mais qui n’arrive selon moi pas à la cheville d’un MacKayla Lane, d’un Kate Daniels ou d’un Charley Davidson. Je tenterai quand même le second tome, vu que je l’ai déjà dans mon Sony d’amour, mais s’il ne me transporte pas plus loin que le premier, j’en resterai certainement là…
Voilà, c’est tout !

Morsures & Sortilèges

mercredi 6 février 2013

Charley Davidson, tome 3 - Darynda Jones


Troisième tombe tout droit
Détective du paranormal. Faucheuse extraordinaire. Qu'importe. Chaley Davidson est de retour ! Et elle boit des quantités effarantes de caféine pour rester éveillée sinon, à chaque fois qu'elle ferme les yeux, elle le voit : Reyes Farrow, en partie humain, en partie mannequin fils de Satan. Alors oui, elle l'a piégé dans son corps pour l'éternité, mais bon. Comment peut-elle résoudre un nouveau cas de personne disparue, gérer un médecin dirigé par son égo, calmer son avare de père et s'occuper d'un gang de motards avec des envies de meurtres quand le fils de Satan ne la laisse pas tranquille ?
Mon avis
Bon, il est vraiment temps que j’accouche de cette critique, ça fait plus de deux semaines que j’ai fini le bouquin. « Heureusement », je n’ai pas trop le temps de lire non plus (j’ai même pas le temps de célébrer le Sunyday ! Enfin, si, mais ce mâle-là je le garde pour moi), du coup la file d’attente n’est pas trop longue. Je sais, je te délaisse et la frustration commence à te dévorer, mais tu sais, c’est beaucoup de boulot d’être une déesse.

On en est donc au troisième tome de cette série qui mérite largement une place parmi les séries d’urban fantasy les plus drôles, les plus prenantes et les plus divertissantes. Pour le fond de la critique, ça va être vite vu, c’est le même ressenti que pour les deux premiers tomes. On pourrait croire que ça devient lassant, mais pas du tout. Je me suis tout autant amusée, j’ai englouti avidement toutes les petites révélations que Darynda Jones continue de nous distiller, lentement mais sûrement, et j’ai eu des palpitations à répétition.
C’est encore une fois avec grand plaisir que je dévorerai la suite !

Morsures & Sortilèges

jeudi 6 décembre 2012

Charley Davidson, tome 2 - Darynda Jones


Deuxième tombe sur la gauche
Charley, détective privée et faucheuse, et Cookie, sa meilleure amie/réceptionniste, se lancent à la recherche d’une jeune femme, disparue depuis le meurtre d’une camarade de lycée. Pendant ce temps, Reyes – le fils de Satan ! – est sorti de son corps physique pour hanter Charley afin d’empêcher des démons de s’emparer de la jeune femme et d’accéder au ciel par son biais. Mais Charley pourra-t-elle supporter ses nuits ardentes avec Reyes et ses journées à cent à l’heure sur la piste d’une femme disparue ?
Mon avis
Bon, ça fait une semaine qu’elle est en stand-by, cette foutue chronique, je vais bien finir par la pondre ! Faut dire que le soir, j’ai le neurone tellement en berne que j’ai du mal à pondre quoi que ce soit… même pas des touits !
Bref… reprenons.
Tu te souviens que j’avais beaucoup aimé le premier tome, avec Charley et son humour décalé, Reyes et ses beaux muscles, les fantômes qui changent un peu des créatures pleines de griffes et de crocs, tout ça…
Ben là, c’est pareil. La plume de Darynda Jones est toujours aussi drôle et pétillante, Charley est toujours aussi déjantée et m’a fait mourir de rire plusieurs fois, et l’histoire est toujours aussi rythmée, mêlant plusieurs intrigues à la fois, mais sans jamais perdre le lecteur. Malheureusement, si Reyes fait des apparitions régulières, elles sont trop courtes à mon goût et très frustrantes… Mais vu la fin de ce tome, j’ai bon espoir d’en avoir un peu plus à me mettre sous la dent au prochain tome, et cette fois, en chair et en os !

jeudi 27 septembre 2012

Artères souterraines - Warren Ellis


Un privé à la dérive, Michael McGill, est embauché pour retrouver une version de la Constitution des États-Unis comportant des amendements écrits à l'encre alien invisible.
Depuis les années 50, le précieux document est passé de main en main en échange de services louches.
Pour un demi-million de dollars, McGill entre dans ce que l'Amérique a de plus fou, grotesque, déviant et hilarant.
Mon avis
Voilà un livre délirant, décadent, plein d’humour noir, qui dépeint les pérégrinations de Mike McGill, détective privé, dans une Amérique dépravée et dégénérée, à la recherche d’un vieux bouquin pour lequel la Maison Blanche est prête à payer le prix fort. Mais, contre toute attente, on y trouve aussi beaucoup d’humanité et même une touche de tendresse ; je n’ai pu que m’attacher à Mike, car malgré ses défauts, il reste adorablement humain.
Je m’attendais à une lecture un peu ardue pour une ramollie du neurone comme moi, mais pas du tout : c’était comme si Warren Ellis, ou plutôt Mike, me racontait son histoire entre quat’zyeux, un verre de whisky dans une main et une clope dans l’autre, avec son humour décapant et son vocabulaire débraillé. Je pensais vraiment tomber sur un truc de bourrin, mais finalement, pas tant que ça. Du peu que j’en ai lu, en porale de trash, de noirceur, de perversion, même. Alors oui, on trouve tout ça dans ce livre, mais je ne peux pas m’empêcher d’en garder un souvenir agréable et sympa, comme d’un road trip joyeux et rigolo. D’où la question : est-ce normal ou est-ce moi qui ai un problème ?
Ouais, c’est bon, tais-toi…

dimanche 23 septembre 2012

Charley Davidson, tome 1 - Darynda Jones


Première tombe sur la droite
Charley Davidson est détective privée et faucheuse. Son boulot consiste à convaincre les morts « d’aller vers la lumière ». Mais ce n’est pas toujours si simple : parfois Charley doit les aider à accomplir quelque chose avant qu’ils acceptent de s’en aller, comme retrouver l’assassin de ces trois avocats. Ce qui ne serait pas un problème si Charley ne passait pas son temps à faire des rêves érotiques provoqués par une entité qui la suit depuis toujours… Or, il se pourrait que l’homme de ses rêves ne soit pas mort. Il pourrait même être tout à fait autre chose…
Mon avis
Suny tombe amoureuse d’un mec qui n’existe pas, acte 352. Ah, Reyes… enfin, inutile de te faire un dessin, depuis le temps, tu me connais : il est beau, il est fort, il est mystérieux. Un beau mâle musclé d’un autre genre, ni loup-garou, ni alien, ni vampire, ni… bref, je vais pas non plus tout dévoiler !
Charley (oui, c’est bien d’en parler aussi, vu qu’accessoirement c’est l’héroïne de ce livre) est une véritable catastrophe ambulante, mais elle le vit bien. Elle en fait parfois un peu trop, certes, mais elle est tout de même marrante, alors on le lui pardonne sans problème.
Ici, point de créatures capables de te couper en morceaux d’un coup de griffes, de te vider de ton sang en trois gorgées ou d’éclairer New York avec leur propre corps. Ici, on parle de fantômes. Ben ouais, mais mine de rien, ça faisait un bail que j’en avais pas vu ! Charley est faucheuse, plus précisément LA Faucheuse (non, elle n’a ni cape noire ni faux, les légendes ont la vie dure, ces derniers temps) et voit donc les esprits des défunts, qu’elle doit aider à passer de l’autre côté. À côté de ça, elle est aussi détective privé. Les deux activités mises ensemble font de sa vie une aventure de tous les jours et ça donne une histoire très sympa, très rythmée, qui ne laisse pas une seule place à l’ennui. Si, comme je le disais plus haut, Charley en fait parfois un peu trop, j’ai tout de même beaucoup souri, parfois ri, même, et puis surtout, j’ai beaucoup fantasmé. C’est avec plaisir que je me jetterai très bientôt sur le second tome !

mercredi 23 mai 2012

Les chroniques de MacKayla Lane, tome 1 - Karen Marie Moning


Fièvre noire
Ma philosophie tient en quelques mots : si personne n'essaie de me tuer, c'est une bonne journée. Autant vous le dire, ça ne va pas très fort, depuis quelque temps. Depuis la chute des murs qui séparaient les hommes des faës. Pour moi, un bon faë est un faë mort. Seulement, les faës Seelie sont moins dangereux que les Unseelie. Ils ne nous abattent pas à vue. Ils préfèrent nous garder pour... le sexe. Au fait, je m'appelle MacKayla Lane. Mac pour les intimes. Je suis une sidhe-seer. La bonne nouvelle : nous sommes nombreux. La mauvaise : nous sommes le dernier rempart contre le chaos.
Mon avis
Attation, on a frisé le surkiffage. Manque vraiment pas grand chose, j’sais pas quoi mais à mon avis, si ce n’est que l’introduction, les quatre tomes suivants vont défiler à la vitesse de la lumière. Et dire que ça traînait dans mon Sony d’amour depuis trois mois… Bon j’avais lu les quatre premières pages un jour, puis j’avais ouvert un autre bouquin : le prologue m’avait découragée. Mais une fois passé le prologue, on reprend l’histoire du début et ça passe comme une lettre à la poste. Euh… bon d’accord, la poste est un mauvais exemple. Faudrait vraiment qu’on vire cette expression de la langue française.
Bref.
Mac est une héroïne très facilement abordable. On la rencontre sous forme de Barbie manucurée, bronzée, intégralement accessoirisée et à première vue pas très fute-fute, et on fait connaissance, au fil des pages, avec une jeune femme coquette qui s’assume pleinement et qui, en fait, n’est pas si nunuche qu’elle veut bien le laisser croire. C’est le meurtre de sa sœur Alina, son aînée de deux ans, qui la pousse à quitter son sud profond des États-Unis pour aller s’engouffrer dans le fog et la pluie de Dublin, Irlande, où, après quelques péripéties, elle va rencontrer, entre autres, Barrons.
Aaaaah, Barrons…
Barrons, beau mâle aux muscles d’acier, est aussi mystérieux qu’érudit, et quelque chose me dit qu’il cache un petit quelque chose de sauvage sous ses airs raffinés (et ça me plait, tu t’en doutes bien). Préparez les ventilos les filles, ça va chauffer dans les culottes. À mon avis, je vais bientôt devoir revoir le top 10 des hommes de ma vie.
L’histoire est hyper bien ficelée (et encore, je ne sais pas tout, mais je pressens bien des « crévindieu, mais comment n’avais-je pas deviné! » et autres « saperlotte, je viens de me prendre une espèce de claque, là »), et reprend avec astuce le mythe celtique des Tuathà De Danaan pour en faire une intrigue avec moult surprises et aucun temps mort. Le tout avec un p’tit humour qui me plait bien et un style fluide et efficace qui fait que, malgré la relative complexité de l’histoire, j’ai tout compris (si si, je te jure). Une vraie bouffée d’oxygène en ces temps de grisaille ! (Même si fait pas souvent très beau en Irlande, et ça, c’est pas un mythe.)
Bref, tellement emballée que j’ai embrayé directement sur la suite. Pas pu attendre. Il me fallait une autre dose de Barrons.

lundi 23 avril 2012

Traverser la nuit - Martine Pouchain


Vilor est flic. Flic dans une toute petite ville où rien ne se passe. Et pourtant, le mal y pointe son nez comme partout : la preuve, il y a un meurtre. Pour Vilor, c'est important bien sûr cette histoire de meurtre, mais ce qui l'est tout autant, c'est Blanche, la fille du mort. Parce que tous les hommes tombent raides dingues rien qu'en la regardant, et que Vilor est un homme comme les autres...
Mon avis
Comme on dit, jamais deux sans trois, c’est grâce aux Éditions Sarbacane que j’ai fait cette délicieuse découverte, après L’enfant nucléaire et Le « Journal Infirme » de Clara Muller, et je les en remercie encore une fois.
J’ai beaucoup apprécié la lecture de Traverser la nuit, et je dois avouer que j’en suis la première surprise, d’abord parce qu’il y a les mots « flic » et « meurtre » dans le résumé. Et les romans policiers, c’est franchement pas mon truc. Bon, si j’ai accepté ce nouveau partenariat c’est quand même parce que j’espérais apprécier au moins un peu, et puis ça fait pas de mal de sortir de sa routine, de temps en temps. Mais je ne pensais vraiment pas accrocher autant. C’est un vrai délice que de lire Martine Pouchain jouer avec les mots, avec les subtilités de notre langue, mélangeant langage familier et langage soutenu avec une aisance toute naturelle et un humour à la fois exquis et un peu décalé. Je suis généralement plutôt amatrice des styles simples et sans trop de fioritures (d’où ma seconde réserve lorsque j’ai entamé l’ouvrage), mais là, c’est un vrai régal, car l’écriture reste tout de même très fluide et très imagée. Et les expressions et accents Picards n’enlèvent rien au charme, bien au contraire ! On se croirait accoudé au comptoir du café d’Etrenjoie à boire des bistouilles en compagnie de Fine qui nous raconterait elle-même l’histoire avec son accent à couper au couteau.
Venons-en à l’histoire, justement. Elle est narrée par Vilor, Victor pour les incultes, jeune lieutenant de la gendarmerie qui va se retrouver confronté à son premier meurtre, dans son village natal où il est retourné dès sa sortie de Melun. En dehors de l’enquête policière, c’est surtout l’occasion de rencontrer des personnages hauts en couleurs et de vivre avec eux le choc de ce drame dans un petit patelin où il ne se passe habituellement rien. Du moins, en apparence… car tout le monde ou presque, à Etrenjoie, à quelque chose à cacher, des secrets, des hontes, des regrets. Et puis il y a Blanche. Tous les hommes ou presque, à Etrenjoie, sont fous d’elle. Le mort étant son père, ça fait de nombreux suspects et autant de mobiles. L’intrigue semble assez facile au premier abord et pourtant, jusqu’à la fin je n’ai pu me décider quant au coupable idéal. Et c’est avec d’autant plus de stupéfaction qu’on découvre, à la toute fin, le fin mot de l’histoire.
Un roman plein de finesse, de tendresse, d'humour et d’humilité qui ravira même les détracteurs du roman policier (parole de membre acharnée du club) !

samedi 8 octobre 2011

Les mystères de Harper Connelly - Charlaine Harris


Tome 1 : Murmures d'outre-tombe
Harper Connelly a ce que l’on peut appeler un boulot étrange : elle trouve les gens morts. Elle peut déterminer leur localisation lorsqu’ils meurent et partager leurs derniers instants. Harper voit ça comme une façon de rendre service aux morts tout en apportant un peu de réconfort à ceux qui leur survivent mais beaucoup de gens la voient plutôt comme une vampire suceuse de sang. Elle voyage avec son demi-frère Tolliver qui est une sorte d’agent et de garde du corps pour elle, et elle a pris l’habitude de travailler vite, de se faire payer vite et de ficher le camp...vite ! Parce que pour les vivants tout est toujours urgent même si les morts ont le temps d’attendre une éternité ! 

Tome 2 : Pièges d'outre-tombe
"Depuis que j'ai été frappée par la foudre, je suis dotée de capacités hors du commun, c'est le cas de le dire. Je retrouve les morts et peux dire ce qui les a tués. Mais depuis que j'en ai fait mon job, je me suis fait des ennemis. Alors, quand en pleine démonstration de mes talents dans un ancien cimetière de Memphis, je tombe sur un corps fraîchement assassiné et plutôt compromettant... Suspectée, je n'ai d'autre choix que de découvrir la vérité."


Tome 3 : Frissons d'outre-tombe
"Je crois qu’aujourd’hui je suis tombée sur la pire affaire de ma vie. À la surprise du shérif de Doraville, Sandra Rockwell, j’ai découvert dans sa ville les cadavres de huit jeunes garçons…
Et comme d’habitude, ce que les gens ne comprennent pas les effraie : me voici coincée ici avec Tolliver pour prouver notre innocence.
Mais voilà, on ne joue plus, un tueur en série court les rues…"

Tome 4 : Secrets d'outre-tombe
"Nous revoici sur les routes ! Aujourd'hui, Tolliver et moi avons été engagés par l'une des plus puissantes familles du Texas, dont certains membres semblent douter des conditions dans lesquelles leur patriarche est décédé...
La routine pour nous. Enfin, peut-être pas cette fois-ci. Surtout lorsque je découvre des recoupements étranges avec mon propre passé..." 

Mon avis
J'ai beaucoup apprécié l'autre série de Charlaine Harris, La communauté du sud, même si arrivée au dixième tome et après avoir commencé à visionner la série télévisée, je commence un peu à me lasser, et j'ai été surprise de trouver un univers très différent dans les aventures de Harper Connelly.
Évidemment, on fait le parallèle entre les deux séries. Du point de vue des personnages, je préfère Harper, jeune femme fragile et forte à la fois, dépendante de son frère mais qui fait preuve de beaucoup de maturité, à Sookie, très indépendante mais parfois trop puérile et "nunuche", et je préfère largement Tolliver, grand frère responsable, fort et tendre, à Jason, petit con égoïste, égocentrique et obsédé. Moi qui ai tendance à m'identifier aux personnages des livres que je lis, c'est déjà un excellent point : Harper et Tolliver sont vachement plus humains que Sookie et Jason à mon goût, et beaucoup plus attachants!
Passons maintenant à l'histoire. Globalement, j'ai trouvé l'intrigue assez simpliste, même si on devine dès le début que leur situation familiale et leur passé prendront certainement plus de place par la suite dans l'histoire et seront l'occasion de quelques imbroglios. En dehors de ça, les enquêtes elles-mêmes, occasionnant leurs séjours dans de petites bourgades abritant la plupart du temps quelques personnes un peu dingues, sont plutôt faciles et linéaires (alors que chez Sookie, ça s'emmêle dans tous les sens). Mais ce n'est pas forcément un mal, ça donne une lecture simple, tranquille et agréable.
L'histoire du second tome m'a paru plus recherchée que celle du premier, l'intrigue moins simpliste, même si j'ai deviné l'identité du coupable presque au moment où il apparaît dans l’histoire... On y découvre également de nouveaux personnages très intéressants, qui reviennent dans le tome 3.
À part ça, les deux tomes suivants sont globalement assez semblables au premier : Harper se balade, elle découvre un corps, tout le monde lui en veut ou la trouve bizarre, Tolliver est toujours là pour la soutenir, immuable... Bref, une lecture agréable, oui, mais qui serait vite devenue lassante si la série durait plus de 10 tomes, comme La Communauté du Sud ! Mais apparemment le quatrième est aussi le dernier, bravo Charlaine, tu as su t’arrêter quand il le fallait…
Dans ce quatrième et dernier tome, on a enfin les réponses aux fameux mystères qui entourent Harper Connelly et sa famille. C’est plutôt bien ficelé, et pour moi, la fin a été une surprise. Un tome tout en rebondissements et en émotions, qui clôt parfaitement cette petite série sympathique.
Alors maintenant, qu’est-ce qu’on fait, Charlaine ? Tu te lances dans une nouvelle série, ou tu poursuis La communauté du sud ? Réponds-moi vite !
Une histoire époustouflante racontée avec toujours autant de talent... Le troisième tome devrait suivre sous peu!
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