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mercredi 15 avril 2015

Soyons fous - Lisa Plumley


Marisol Winston rêve d’ouvrir une boutique de luxe à Los Angeles. Un projet que son père ne financera que si elle se soumet à une cure de désintoxication au shopping. Survivre à quelques semaines sans Dior, passe encore ; mais son père la force à travailler comme bonne à tout faire à Podunkville, en Arizona.
À sa grande surprise, elle se laisse attendrir par les trois canailles dont elle s’occupe, et par leur père, qui, s’il n’a rien d’une fashion victim, n’en demeure pas moins terriblement séduisant.
Mon avis
J’avais besoin de lire un truc de gonzesse, qui se laisse lire vite et bien et qui fait un peu rêver, du coup, j’ai mis la main sur ça… et j’ai mis 10 jours à le lire. Autant dire que ça a été un peu laborieux…
Bon, je dirais pas que j’ai détesté, l’histoire est mignonne, les personnages plutôt sympa, mais ça reste très plat et pas très bien écrit. C’est le genre de style que j’aurais pondu dans une rédac’ en quatrième, sauf que j’avais déjà un peu plus d’imagination à l’époque.
Du coup, 500 pages c’est un peu long, mais heureusement il s’y passe toujours quelque chose.

vendredi 28 septembre 2012

Smoking et layette - Jane Graves


Bernadette Hogan est un vrai garçon manqué. Garde du corps pour le compte de Jeremy Bridges, un millionnaire aux innombrables conquêtes, elle sait ce qu’elle veut, et surtout ce qu’elle ne veut pas. Jusqu’à une expérience torride avec Jeremy, dont Bernie sort furieuse, bouleversée… et enceinte. La jeune femme décide très vite qu’elle ne laissera pas passer cette chance d’être mère, mais elle n’est pas au bout de ses surprises. En effet, Jeremy semble décidé à assumer sa paternité. Cet individu, en apparence si superficiel, est-il capable de devenir le père dont Bernie rêve pour ses enfants ?
Mon avis
Vu les nombreux coups de cœur que ce roman a suscité, quand je l’ai vu à 0,99€ lors de l’opération 200K de Bragelonne, j’ai sauté dessus. Je me suis dit qu’après tout, un petit roman à l’eau de rose de temps en temps, ça fait pas mal. Ben on peut dire que je suis tombée dans la cuve d’eau de rose sans même avoir le temps de mettre mon tuba et mes palmes. J’ai eu un choc, quoi. Alors attention, ne te fie pas à la note, échauffe tes yeux et enfile des lunettes de soleil, ça va piquer…

Bernie (hum, Bernadette, en fait) est une garde du corps pas du tout stéréotypée. Elle est assez fade, froide, on l’imagine sans problème en directrice d’école frigide (genre, madame Mangin dans Princesse Sarah. En plus jeune, quoi).
« Bernie fit demi-tour pour s’éloigner, mais il la saisit par le bras et l’obligea à pivoter. Elle considéra la main de Bridges avant de planter son regard dans le sien, avec une froideur qui aurait pu couvrir de glace la Vallée de la Mort. »
Elle bosse pour Jeremy Bridges, riche concepteur informatique, depuis deux ans. Elle le déteste, mais là, brusquement, elle se rend compte qu’elle a trop envie qu’il la saute et, subitement, après avoir tué la Vallée de la Mort par surgélation spontanée, elle devient chaude comme la braise des Enfers (je te passe les détails, y’en a quelques pages comme ça…). Et évidemment, c’est réciproque.

Des fois, on se demande tout de même si elle a pas un léger retard mental.
« À ces mots, il passa un bras autour de la taille de Bernie et l’attira brusquement contre lui pour un baiser fougueux.
Pendant quelques secondes, la jeune femme ne comprit pas ce qui lui arrivait. Sous le coup de la surprise, étourdie par l’incrédulité, elle s’abandonna à lui.
Il est bien en train de m’embrasser, là ? »
Non non, il est en train de te montrer comment on tricote une torsade.

Et c’est là que j’ai vraiment commencé à me demander si j’avais pas ripé et acheté un Harlequin :
« Il glissa sa main plus haut en la couvant d’un regard empreint d’un désir si animal et si puissant qu’elle en resta paralysée. Elle eut soudain l’idée absurde qu’une force surhumaine devait se cacher derrière cette envie et surgirait en hurlant si elle remuait ne serait-ce que le petit doigt. Pire, elle découvrit un effet littéralement insidieux de cette peur irrationnelle : cela l’excitait encore davantage. »
Et j’ai franchement hésité à refermer le bouquin, définitivement. Trente pages de ça, ça commençait à faire long. Mais quelques lignes plus loin, j’ai fini par sortir de ma torpeur et j’ai vraiment commencé à rigoler, lorsque :
« Alors, il glissa l’index à l’intérieur de sa culotte, découvrant ainsi la vérité qu’elle ne pouvait cacher.
La chaleur brûlante de son désir. »

Dans tout ça, n’oublions pas les oasis de fraicheur que sont les magnifiques métaphores dont Jane Graves semble très friande (et qu’on a déjà pu entrevoir avec le meurtre de la Vallée de la Mort) :
« Oui, elle avait envie de lui, de la même manière qu’une personne perdue dans le désert veut de l’eau. » (N’oublions pas de noter comme, très rapidement, il devient même sa raison de vivre. Bizarre, hein. Ou peut-être est-ce un effet pervers de l’érection monumentale du monsieur ? (Si si, c’est écrit comme ça dans le livre)).
Ou encore :
« En fait, la femme qu’il croyait froide comme la pierre était aussi chaude qu’une rivière de lave, et il s’était aventuré au bord du volcan juste au moment de l’éruption. »
On apprend également que l’oxygène est désirable et, par conséquent, que respirer pourrait être un acte sexuel :
« Il n’avait jamais envisagé ne serait-ce qu’une seconde de coucher avec cette femme, pourtant il la désirait autant que sa prochaine bouffée d’oxygène. » 
Question : est-ce que si je soupire je vais avoir un orgasme ?

Trois pages plus tard, on passe à l’enfilage acrobatique du préservatif (je vais pas le retranscrire ici, mais la scène m’a valu un bon fou rire). Je répète : il a enfilé un préservatif (c’est important pour la suite).
Et voilà, après dix pages de préliminaires, tout ce que ça va inspirer à Bernie :
« Soudain, les yeux de Bernie se voilèrent. Une rougeur se répandit sur sa poitrine et lui monta aux joues. Sans interrompre sa cavalcade, elle crispa les paupières et baissa la tête, comme si elle avait oublié l’existence de Jeremy pour se perdre dans les sensations. »
En quatre mots : elle eut un orgasme. Oui je sais, on dirait pas.

Et là, il suffit d’un coup de fil pour faire réapparaître Bernie Maîtresse de la Vallée de la Mort, d’où le désarroi de Jeremy l’Étalon milliardaire :
« En général, les femmes avec qui il couchait attendaient à peine d’être sorties de ses draps pour appeler leurs copines et leur dire qu’elles venaient de se taper un multimillionnaire. Par conséquent, la réaction de Bernie le laissait pantois. »
Oui Jeremy, les femmes sont toutes des pouffes superficielles, mais pas Bernie, non.

Non, Bernie n’est pas comme ça. C’est une femme qui s’assume, qui se débrouille toute seule. La preuve : elle a un travail. Mais siiiii, c’est fou, non ? Mais bon, c’est pas facile, quand on est une femme. Ben oui : le travail, c’est pour les hommes. Un genre de secte sexiste, quoi :
« Elle n’avait pas manqué une journée de travail depuis des années et ne voulait pas déroger à cette règle, car elle refusait qu’on la considère comme le sexe faible. Entre eux, les hommes toléraient toutes sortes de maladies – grippe, rhume, migraine, gueule de bois, bronchite, urticaire, resserrement des testicules (si si, ça aussi c’était dans le livre) et n’importe quoi d’autre – mais, dès qu’une femme était sur la touche, ils mettaient cela sur le compte de problèmes féminins. La pauvrette pouvait souffrir d’une bactérie carnivore lui dévorant les jambes (oui, visiblement, certaines bactéries ont un système digestif, capable de digérer un être humain. Enfin, ses jambes, en tout cas), ces mufles prétexteraient toujours qu’elle n’était pas venue travailler parce que les Anglais avaient débarqué. »
Ce qu’elle semble avoir oublié, c’est que dans certaines contrées éloignées il y a aussi des gens qui ont cessé de vivre au Moyen-Âge. Mais bon, j’sais pas, je suis jamais allée aux States.

Aux States, on connaît aussi des méthodes très intéressantes pour apprendre aux petits à paire pipi-caca dans le pot :
« Mais tu peux aussi te contenter de poser tes gosses sur le trône en leur disant ce qu’il faut faire. Si ça marche, tu leur donnes un M&M’s. »
Dixit la mère de famille. Oui, c’est bien connu des mères de famille débordées, les M&M’s. Aussi radical que les cacahuètes.

Et puis, deux mois plus tard, Bernie découvre qu’elle est enceinte (eh ouais, les capotes c’est plus ce que c’était. De toute façon, tout le monde sait que c’est pas fiable).
« Parfois, elle ne se sentait pas bien, et plus la grossesse approcherait de son terme, plus elle perdrait de sa dextérité. Comme Jeremy le lui avait indiqué précédemment, les futures mères constituaient des cibles parfaites. »
Oui hein, c’est bien connu : la grossesse est une maladie qui rend les femmes aussi adroites que des baleines (et, visiblement, aussi intelligentes que Paris Hilton).

Pour ce qui est du style, c’est grammaticalement correct mais c’est assez plat. Rien de bien percutant, à part quelques moments hilarants, mais je crois bien que ça, c’est pas voulu…

Et c’est là que tu te demandes, mais alors pourquoi elle a mis 4/5, cette gourde ?
Parce que, une fois passés les émois pornographiques, et en faisant abstraction des métaphores moisies et des idées reçues démenties depuis quelques décennies, on entre tout de même dans une histoire un peu plus intéressante et plutôt sympathique.
Parce que j’ai beau aimer jouer la langue de pute, je reste une gonzesse, et un peu de guimauve, quand elle fait malgré tout passer un bon moment (que ce soit à pouffer ou à rêvasser un peu sur des trucs faciles), ça fait pas de mal. Mais bon, pas trop souvent, quand même…

mardi 17 avril 2012

Gossip Girl, tome 1 - Cecily von Ziegesar



Ça fait tellement de bien de dire du mal
Bienvenue à New York, dans l'Upper East Side, où mes amis et moi vivons dans d'immenses et fabuleux appartements, où nous fréquentons les écoles privées les plus sélectes. Nous ne sommes pas toujours des modèles d'amabilité, mais nous avons le physique et la classe, ça compense. Bienvenue dans un monde de jalousie, d'envie et de trahison où se nouent et se dénouent les amours et les amitiés - le tout sous l'œil de lynx et la langue de p... de la mystérieuse Gossip Girl qui voit tout, entend tout et relate tout sur Internet. Plat de résistance : le retour du pensionnat de la sublime Serena après un an d'absence ; elle est la fille que tous les garçons désirent et que toutes les filles désirent être. Le petit monde d'Olivia, son ex-meilleure amie, et de ses inséparables copines risque fort d'être chamboulé. Olivia n'aura plus la vedette, elle ne sera plus la plus belle, la plus convoitée. Un vent de folie va souffler sur le monde de scandale et de commérages de ces pauvres petites filles riches !
Mon avis
Bon, en ce moment le neurone est un peu en panne et j’ai du mal à pondre des commentaires potables. Mais je vais quand même essayer, juste parce que c’est toi, cher adorateur en manque d’amour.
Gossip Girl, c’est une fille indéterminée (c’est peut-être même un mec, tiens) qui commente la vie de son petit quartier, l’Upper East Side, où il se passe plein de choses intéressantes : Bidule a une nouvelle robe à 3000 dollars, Truc essaie de coucher avec Machine, la sœur de Machin, qui bave sur Chouette, qui paraît-il a pondu un bâtard en France. Eh ouais, les ados c’est plus ce que c’était… Enfin, tout est dans le résumé, inutile de s’étendre.
Comme tu l’as certainement compris, c’est un genre de Sex and the City sauce teenagers pourris gâtés. Ben bizarrement, j’ai plutôt apprécié (peut-être grâce à la platitude momentanée de mon encéphalogramme, certes). C’est clairement destiné aux ados, mais Cecily von Ziegesar nous épargne généreusement les vierges nunuches, les gentils garçons mous du zizi et le vocabulaire d’analphabètes attardés (non, non, je ne vise personne, surtout pas Meg Cabot). On a beau ne pas être de ce monde-là, on se prend tout de même facilement au jeu et on suit les petites aventures de cette bande de jeunes qui se la jouent blasés avec un plaisir parfois un peu pervers (ouais, tu l’as bien mérité, ‘spèce de bi-atch !... comme on dit chez moi). C’est pas une grande révolution dans la littérature, mais ça fait quand même du bien.
Il paraît qu’une série télévisée en a été tirée, mais je ne suis pas trop au courant (moi oursonne, moi vivre dans caverne). Je serais bien curieuse de voir ce que ça donne ! (mais vu comme je suis toujours à la masse, on doit probablement déjà en être à la saison 5).

lundi 14 novembre 2011

Que la meilleure gagne - Elizabeth Young


Existe-t-il pire situation que de tomber amoureuse du petit copain de votre meilleure amie ? Oui, flasher sur celui de votre ennemie attitrée ! Un scénario catastrophe auquel Harriet, garçon manqué à l'humour ravageur, va malheureusement devoir se frotter, la miss n'ayant rien trouvé de mieux que de fondre littéralement pour le beau et séduisant John. Un authentique idéal masculin aperçu, peu de temps auparavant, main dans la main avec cette sacrée Nina, ex-camarade de classe arrogante, autosatisfaite et bien trop sexy pour inspirer confiance.
Tiraillée entre désir et culpabilité, victime d'un sérieux complexe d'infériorité, Harriet parviendra-t-elle enfin à se venger de ses années de vexation ? Dans cette course au petit ami, tous les coups sont permis...
Mon avis
Pocket a le chic pour sortir des couvertures toutes moisies, du moins quand il s’agit de littérature sentimentalo-humoristique pour gonzesses, mais ne vous y fiez pas, cette petite histoire sympathique est loin d’être aussi rébarbative que sa vitrine ! (ben ouais faut dire les choses comme elles sont, la demoiselle sur la couverture, ben elle ressemble à rien. Encore que, si elle s’arrangeait un peu… bref.)
Tout ça pour dire que si je n’avais pas déjà lu et grandement apprécié Petites embrouilles et pieux mensonges de la même auteure, jamais il ne me serait venu à l’idée de m’intéresser à celui-ci (oui, je suis superficielle).
On reste évidemment dans le même genre : une presque trentenaire qui a plus ou moins la poisse avec les hommes qui tombe un jour sur l’homme parfait, mais comme si tout se passait bien il n’y aurait rien à raconter, eh ben évidemment elle en voit des vertes et des pas mûres, elle galère, elle pédale dans la semoule, elle s’arrache les cheveux, bref, elle en chie à mort. Mais ne vous en faites pas, tout est bien qui finit bien ! Rooo c’est bon hein, c’est pas du spoiler, tout le monde sait que dans ce genre d’histoire ça finit toujours bien (c’est bien pour ça qu’on les lit d’ailleurs, pour refermer le livre avec la banane, pas avec un flingue déjà collé contre la tempe). Cette presque trentenaire, qui se prénomme Harriet, est comme vous et moi : elle a un boulot plus ou moins satisfaisant, quelques soucis d’autorité avec ses cheveux et son chat, des problèmes de plomberie, des amis pas toujours sortables, des parents en pleine crise de la cinquantaine… Mais aussi juste ce qu’il faut d’humour pour faire de cette histoire plutôt conventionnelle (la chick-lit, on en fait vite le tour) un très bon moment de lecture, rafraîchissant et amusant.

Allez, un p’tit extrait, pour donner le ton :
« En outre, nous comparions les mérites de vivre au XIXe siècle par rapport à aujourd'hui: d'un côté, il n'y avait pas de Tampax ni de déodorant, il fallait savoir chanter d'une voix douce et broder des coussins. De l'autre, vous aviez des mecs qui vous disaient: "Permettez-moi de vous dire à quel point je brûle d'admiration et d'amour pour vous", au lieu de: "Alors, t'as envie de baiser?" »

lundi 26 septembre 2011

Petites embrouilles et pieux mensonges - Elizabeth Young


Que faire lorsque, comme Sophy, on est célibataire, la trentaine, et dotée par la nature d'une mère un brin impatiente de se retrouver grand-mère ? Réponse : on s'invente un petit ami tout droit sorti des contes de fées. Et que faire lorsque sa sœur cadette se marie (la traîtresse!), et que l'on doit produire le susdit prince charmant ? Après avoir envisagé frénétiquement les solutions les plus loufoques incluant la mort du beau boyfriend dans un tragique accident, Sophy a LA solution : engager un chevalier servant pour l'occasion ! Le jour fatidique approche. Sophy va-t-elle se sortir de ce pieux mensonge ? C'est compter sans le charme inattendu de l'irrésistible Josh, prêt à se glisser dans les chaussures de luxe du séduisant golden boy inventé par Sophy...
Mon avis
Je n'aurais jamais lu Petites embrouilles et pieux mensonges si on ne me l'avait pas mis de force dans les mains... J'ai eu ma période littérature de gonzesses il y a quelques années, et j'ai eu ma dose. Mais franchement, je n'ai pas été déçue! Bon, ce roman est réservé exclusivement aux filles (du moins je vois mal un mâle prendre plaisir à lire ça, encore moins s'en vanter ^^), mais c'est plein d'entrain, de peps, d'humour, de situations rocambolesques, mais aussi d'émotions et de moments tendres ou passionnés. La "pov' Sophy" en voit de toutes les couleurs, plus le plus grand plaisir de nos zygomatiques.
Amoureux exclusifs de polars, complots, mystères, intrigues politiques et autres, passez votre chemin, ce livre n'est pas fait pour la prise de tête mais pour rire un bon coup et rêver un peu.
À dévorer tout cru!
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