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mercredi 15 avril 2015

Soyons fous - Lisa Plumley


Marisol Winston rêve d’ouvrir une boutique de luxe à Los Angeles. Un projet que son père ne financera que si elle se soumet à une cure de désintoxication au shopping. Survivre à quelques semaines sans Dior, passe encore ; mais son père la force à travailler comme bonne à tout faire à Podunkville, en Arizona.
À sa grande surprise, elle se laisse attendrir par les trois canailles dont elle s’occupe, et par leur père, qui, s’il n’a rien d’une fashion victim, n’en demeure pas moins terriblement séduisant.
Mon avis
J’avais besoin de lire un truc de gonzesse, qui se laisse lire vite et bien et qui fait un peu rêver, du coup, j’ai mis la main sur ça… et j’ai mis 10 jours à le lire. Autant dire que ça a été un peu laborieux…
Bon, je dirais pas que j’ai détesté, l’histoire est mignonne, les personnages plutôt sympa, mais ça reste très plat et pas très bien écrit. C’est le genre de style que j’aurais pondu dans une rédac’ en quatrième, sauf que j’avais déjà un peu plus d’imagination à l’époque.
Du coup, 500 pages c’est un peu long, mais heureusement il s’y passe toujours quelque chose.

vendredi 27 février 2015

Demonica, tome 1 - Larissa Ione


Plaisir déchaîné
Il est un endroit où l’extase peut vous coûter la vie.
Tayla Mancuso est tueuse de démons. Mais sa vie bascule le jour où elle se réveille, grièvement blessée, dans un hôpital peu commun. Eidolon, le chirurgien qui lui sauve la vie est un incube et, malgré la haine qu’elle voue à son espèce, la jeune femme ne peut résister à ses charmes…
Tayla est alors confrontée à un terrible dilemme : trahir les siens ou l’homme qui la fait se consumer de désir ?
Mais la séduisante tueuse n’est pas la seule à être en émoi. Et la fascination d’Eidolon pour cette ennemie jurée pourrait bien coûter la vie au démon.
D’autant qu’il ne devrait pas perdre son temps avec une humaine : la folie va l’emporter s’il ne trouve pas une compagne démoniaque au plus vite. Eidolon pourrait-il oser l’impensable et s’offrir corps et âme à la tueuse ?
Mon avis
*Flashback – lu en août 2014*
Encore un livre d’urban fantasy qui ne révolutionne pas le genre, mais qui se laisse plaisamment lire, même si cette manie de trouver le moindre prétexte à des scènes érotiques, voire pornographiques, tend parfois vers le ridicule. Parce que oui, on sait bien que dans ce genre de séries on va forcément bouffer de l’héroïne couillue et chaudasse, du beau mâle musclé qui pue les phéromones et de l’extase qui fait exploser la foufoune en plein de petites étoiles (quoique là, justement, pas toujours), mais des fois, il y en a qui en font un tout petit peu trop. Comme ici. Mais bon, c’est un choix, et les scènes sessuelles ne sont pas si mauvaises, alors ça passe.
Côté personnages, comme je le disais, on a donc l’héroïne couillue et chaudasse qui a ce petit truc que personne d’autre n’a dans le monde entier et qui chamboule complètement ses convictions, le mec absolument irrésistible mais qu’il faut absolument qu’elle lui résiste mais qui chamboule complètement ses convictions, le camp traître auquel elle est totalement loyale mais qui devient trop méchant et qui chamboule complètement ses convictions, et tout. Pour le coup, j’ai plus accroché aux personnages secondaires, qui se sont avérés bien mieux développés et un peu plus surprenants. Cela dit, j’ai pas détesté Eidolon, un personnage mature qui se bat et se débat pour résister à sa nature profonde, ni même Tayla qui, une fois dépassé le stade tête à claques qui ne veut rien comprendre, devient un personnage plutôt complexe que j’ai aimé voir évoluer.
Quant au côté démons, qui change déjà des vampires, je l’ai trouvé plutôt bien développé, bien qu’un peu trop tourné vers les démons incubes, mais bon, comme le beau mâle principal en est, forcément… Et puis, évidemment, un livre intitulé Plaisir déchaîné serait difficilement crédible s’il ne mettait en scène que des démons à pustules ou dévoreurs de chatons. C’est pas comme si on n’était pas prévenus !
Pour finir, un petit mot sur l’histoire, qui, quand nos héros ne sont pas occupés à s’accoupler, est plutôt bien conçue et offre de nombreux rebondissements et révélations. De la fantasy urbaine de base qui ne crée pas de surprise mais qui au moins fait ce qu’on attend d’elle !

dimanche 25 janvier 2015

Beautiful Bastard - Christina Lauren


Un boss perfectionniste.
Une collaboratrice ambitieuse.
Un duel amoureux et torride dans l'univers de l'entreprise.
Brillante et déterminée, Chloé, sur le point d'obtenir son MBA, n’a qu’un seul problème : son boss, Bennett. Trentenaire séduisant, arrogant et égocentrique, il est aussi odieux que magnétique. Un Beau Salaud.
Après plusieurs années passées en France, Bennett revient à Chicago pour occuper un poste important au sein de l' entreprise familiale - un grand groupe de communication. Comment imaginer que sa collaboratrice, Chloé, serait cette ravissante et exaspérante créature de 26 ans, au charme certain et à l'esprit affûté, qui n'entend rien sacrifier de sa carrière?
Si Bennett et Chloé se détestent, leur attirance mutuelle, inexorable et obsédante, les conduit à tester leurs propres limites et à enfreindre, une à une, toutes les règles qu'ils s'étaient jusque-là imposées. A une seule fin : se posséder. Au bureau, dans l'ascenseur, dans un parking. Partout...
Arrivés à un point de non-retour, fous de désir, Bennett et Chloé parviendront-ils à mettre leur ego de côté pour décider enfin de ce qu'ils acceptent de perdre ou de gagner ?
Mon avis
*Flashback – lu en août 2013*
Contre toute attente, j’ai beaucoup aimé. C’est une histoire basique de deux personnes qui ne peuvent pas se piffrer et qui finissent par se grimper dessus partout, tout le temps, dans toutes les positions, ça pourrait vite devenir lassant mais heureusement, ça se lit rapidement et facilement et j’ai pris beaucoup de plaisir à poser mon cerveau à côté de moi à chaque fois que j’ouvrais le bouquin. On bouffe du stéréotype à toutes les sauces, certes, mais peutimporte : comme tu le sais, j’adore enfiler ma peau de greluche de temps en temps, et j’ai même pas honte.

vendredi 23 janvier 2015

Les Highlanders, tome 1 - Karen Marie Moning


La malédiction de l’elfe noir
Écosse, 1513. Célèbre dans tout le royaume pour ses exploits guerriers et pour sa beauté ravageuse à laquelle aucune femme ne résiste, le comte de Dalkeith, surnommé l’Épervier, est le grand favori de la reine. Ce qui lui vaut la jalousie du roi et de son fou, Adam Black, qui fomentent une terrible conspiration à son encontre : l’Épervier sera contraint d’épouser Adrienne de Simone, une jeune captive venue d’un autre temps.
Mon avis
*Flashback – lu en juillet 2013*
Voilà, un livre lu il y a un an et demi donc, mais contrairement aux trois quarts des livres lus dans l’intervalle, il m’en reste quand même quelque chose, d’une parce que je l’ai lu aux Etats-Unis (ça marque), de deux parce j’en avais discuté un peu avec mon patron au petit-dèj là-bas (ça marque aussi, hein), et de trois parce qu’il m’avait plutôt plu, mais pas autant que la série Fever de cette chère et idolâtrée KMM.
Globalement, ce que j’en avais dit à mon boss, c’est que c’est un livre purement pour gonzesses, une bonne vieille romance avec un bon vieux BMM sur fond d’histoire fantastique sympathique et plutôt facile. Bien différent des Fever, pas aussi addictif, mais idéal à lire quand on fait des journées de 12h à 6000km de chez soi (ou, de manière plus générale, qu’on a le cerveau en gelée et qu’on a envie de s’évader (et d’éviter les discussions boulot à 7h du mat’) sans avoir à relire trois fois les mêmes pages).

lundi 26 août 2013

Noël sous la couette - Collectif


Il s'en passe, des choses, le soir du réveillon : un jeune loup de la finance retrouve son amour de jeunesse dans un aéroport bloqué par la neige ; un flic désenchanté se laisse séduire par sa délicieuse voisine de palier ; un obsédé du boulot finit par s'apercevoir que sa collègue a un cœur d'or et les plus belles jambes du monde... Autant de gens pour qui Noël rimait avec solitude et qui ont trouvé l'Amour au pied du sapin.
Mon avis
Je sais, j’me ramollis. En même temps, lire des histoires faciles, qui n’entament pas les neurones et font frétiller la greluche qui sommeille en moi, de temps en temps, ça fait du bien. Et j’ai même pas honte.
On a ici six petites nouvelles qui se lisent d’une traite, mettant en scène des âmes solitaires à qui le gentil Papa Noël a décidé d’offrir beaucoup d’amour et quelques parties de jambes en l’air. Ça ne vaut certes pas une romance haletante à base de sauvageonne esseulée et de beau mâle musclé au tempérament bestial qui donne envie à ta culotte de se suicider par combustion spontanée, mais ça fait passer un bon moment de lecture, et c’est tout ce qu’on demande…

mardi 13 août 2013

Anita Blake, tome 11 - Laurell K. Hamilton


Péchés céruléens
C'est ce qui s'appelle tomber de haut. Autrefois, j'étais l'ennemie jurée des vampires, mon nom suffisait à faire trembler les monstres. Aujourd'hui, je suis la maîtresse de Jean-Claude, le vampire Maître de la Ville, et celle de Micah, le léopard-garou. Maintenant, je suis dévorée par les appétits vampiriques et la faim primitive des métamorphes ! Avouez que ma vie amoureuse est devenue un peu compliquée... Mais pour l'heure, Jean-Claude a besoin de moi. La créatrice de sa lignée a envoyé à Saint Louis une de ses servantes les plus puissantes et les plus cruelles. Tout le monde est sur la défensive, mais je ne vais pas me laisser faire. Pour sauver ceux que j'aime, je suis prête à aller très loin...
Mon avis
Il a fallu que je relise la quatrième de couverture pour me souvenir de l’histoire… mauvais signe. Sans aller jusqu’à dire que je n’ai pas apprécié ma lecture, au contraire, j’ai préféré ce tome au précédent, que j’avais trouvé trop fouillis, je trouve que Laurell K. Hamilton est en train de s’embourber dans une histoire sans queue ni tête, particulièrement en ce qui concerne la vie amoureuse d’Anita. En quelques tomes, on est passés de la sainte nitouche qui refuse catégoriquement toute relation sexuelle à la grosse chaudasse polygame. Bien sûr, l’auteure n’a pas oublié la justification à ce revirement de situation, mais je trouve tout ça un peu gros et un peu trop facile… à tel point que tous ces beaux mâles ne me font même plus kiffer, ce que je trouve bien dommage.
Enfin, c’est elle l’auteure, et c’est son choix, alors soit.
Pour en revenir à l’histoire, comme je le disais plus haut, j’avais peur en ouvrant le livre de retrouver le bordel sans nom qui m’avait pas mal perdue dans le tome 10, mais ça n’a heureusement pas été le cas. Il y a une bonne intrigue, plutôt complexe mais qu’on arrive quand même à suivre sans avoir à relire des paragraphe entiers pour retrouver à quel stade on est tombé du bus. Anita reste une des pionnières du genre et j’espère bien pouvoir achever la lecture de cette série… un jour.

Morsures & Sortilèges

vendredi 28 septembre 2012

Smoking et layette - Jane Graves


Bernadette Hogan est un vrai garçon manqué. Garde du corps pour le compte de Jeremy Bridges, un millionnaire aux innombrables conquêtes, elle sait ce qu’elle veut, et surtout ce qu’elle ne veut pas. Jusqu’à une expérience torride avec Jeremy, dont Bernie sort furieuse, bouleversée… et enceinte. La jeune femme décide très vite qu’elle ne laissera pas passer cette chance d’être mère, mais elle n’est pas au bout de ses surprises. En effet, Jeremy semble décidé à assumer sa paternité. Cet individu, en apparence si superficiel, est-il capable de devenir le père dont Bernie rêve pour ses enfants ?
Mon avis
Vu les nombreux coups de cœur que ce roman a suscité, quand je l’ai vu à 0,99€ lors de l’opération 200K de Bragelonne, j’ai sauté dessus. Je me suis dit qu’après tout, un petit roman à l’eau de rose de temps en temps, ça fait pas mal. Ben on peut dire que je suis tombée dans la cuve d’eau de rose sans même avoir le temps de mettre mon tuba et mes palmes. J’ai eu un choc, quoi. Alors attention, ne te fie pas à la note, échauffe tes yeux et enfile des lunettes de soleil, ça va piquer…

Bernie (hum, Bernadette, en fait) est une garde du corps pas du tout stéréotypée. Elle est assez fade, froide, on l’imagine sans problème en directrice d’école frigide (genre, madame Mangin dans Princesse Sarah. En plus jeune, quoi).
« Bernie fit demi-tour pour s’éloigner, mais il la saisit par le bras et l’obligea à pivoter. Elle considéra la main de Bridges avant de planter son regard dans le sien, avec une froideur qui aurait pu couvrir de glace la Vallée de la Mort. »
Elle bosse pour Jeremy Bridges, riche concepteur informatique, depuis deux ans. Elle le déteste, mais là, brusquement, elle se rend compte qu’elle a trop envie qu’il la saute et, subitement, après avoir tué la Vallée de la Mort par surgélation spontanée, elle devient chaude comme la braise des Enfers (je te passe les détails, y’en a quelques pages comme ça…). Et évidemment, c’est réciproque.

Des fois, on se demande tout de même si elle a pas un léger retard mental.
« À ces mots, il passa un bras autour de la taille de Bernie et l’attira brusquement contre lui pour un baiser fougueux.
Pendant quelques secondes, la jeune femme ne comprit pas ce qui lui arrivait. Sous le coup de la surprise, étourdie par l’incrédulité, elle s’abandonna à lui.
Il est bien en train de m’embrasser, là ? »
Non non, il est en train de te montrer comment on tricote une torsade.

Et c’est là que j’ai vraiment commencé à me demander si j’avais pas ripé et acheté un Harlequin :
« Il glissa sa main plus haut en la couvant d’un regard empreint d’un désir si animal et si puissant qu’elle en resta paralysée. Elle eut soudain l’idée absurde qu’une force surhumaine devait se cacher derrière cette envie et surgirait en hurlant si elle remuait ne serait-ce que le petit doigt. Pire, elle découvrit un effet littéralement insidieux de cette peur irrationnelle : cela l’excitait encore davantage. »
Et j’ai franchement hésité à refermer le bouquin, définitivement. Trente pages de ça, ça commençait à faire long. Mais quelques lignes plus loin, j’ai fini par sortir de ma torpeur et j’ai vraiment commencé à rigoler, lorsque :
« Alors, il glissa l’index à l’intérieur de sa culotte, découvrant ainsi la vérité qu’elle ne pouvait cacher.
La chaleur brûlante de son désir. »

Dans tout ça, n’oublions pas les oasis de fraicheur que sont les magnifiques métaphores dont Jane Graves semble très friande (et qu’on a déjà pu entrevoir avec le meurtre de la Vallée de la Mort) :
« Oui, elle avait envie de lui, de la même manière qu’une personne perdue dans le désert veut de l’eau. » (N’oublions pas de noter comme, très rapidement, il devient même sa raison de vivre. Bizarre, hein. Ou peut-être est-ce un effet pervers de l’érection monumentale du monsieur ? (Si si, c’est écrit comme ça dans le livre)).
Ou encore :
« En fait, la femme qu’il croyait froide comme la pierre était aussi chaude qu’une rivière de lave, et il s’était aventuré au bord du volcan juste au moment de l’éruption. »
On apprend également que l’oxygène est désirable et, par conséquent, que respirer pourrait être un acte sexuel :
« Il n’avait jamais envisagé ne serait-ce qu’une seconde de coucher avec cette femme, pourtant il la désirait autant que sa prochaine bouffée d’oxygène. » 
Question : est-ce que si je soupire je vais avoir un orgasme ?

Trois pages plus tard, on passe à l’enfilage acrobatique du préservatif (je vais pas le retranscrire ici, mais la scène m’a valu un bon fou rire). Je répète : il a enfilé un préservatif (c’est important pour la suite).
Et voilà, après dix pages de préliminaires, tout ce que ça va inspirer à Bernie :
« Soudain, les yeux de Bernie se voilèrent. Une rougeur se répandit sur sa poitrine et lui monta aux joues. Sans interrompre sa cavalcade, elle crispa les paupières et baissa la tête, comme si elle avait oublié l’existence de Jeremy pour se perdre dans les sensations. »
En quatre mots : elle eut un orgasme. Oui je sais, on dirait pas.

Et là, il suffit d’un coup de fil pour faire réapparaître Bernie Maîtresse de la Vallée de la Mort, d’où le désarroi de Jeremy l’Étalon milliardaire :
« En général, les femmes avec qui il couchait attendaient à peine d’être sorties de ses draps pour appeler leurs copines et leur dire qu’elles venaient de se taper un multimillionnaire. Par conséquent, la réaction de Bernie le laissait pantois. »
Oui Jeremy, les femmes sont toutes des pouffes superficielles, mais pas Bernie, non.

Non, Bernie n’est pas comme ça. C’est une femme qui s’assume, qui se débrouille toute seule. La preuve : elle a un travail. Mais siiiii, c’est fou, non ? Mais bon, c’est pas facile, quand on est une femme. Ben oui : le travail, c’est pour les hommes. Un genre de secte sexiste, quoi :
« Elle n’avait pas manqué une journée de travail depuis des années et ne voulait pas déroger à cette règle, car elle refusait qu’on la considère comme le sexe faible. Entre eux, les hommes toléraient toutes sortes de maladies – grippe, rhume, migraine, gueule de bois, bronchite, urticaire, resserrement des testicules (si si, ça aussi c’était dans le livre) et n’importe quoi d’autre – mais, dès qu’une femme était sur la touche, ils mettaient cela sur le compte de problèmes féminins. La pauvrette pouvait souffrir d’une bactérie carnivore lui dévorant les jambes (oui, visiblement, certaines bactéries ont un système digestif, capable de digérer un être humain. Enfin, ses jambes, en tout cas), ces mufles prétexteraient toujours qu’elle n’était pas venue travailler parce que les Anglais avaient débarqué. »
Ce qu’elle semble avoir oublié, c’est que dans certaines contrées éloignées il y a aussi des gens qui ont cessé de vivre au Moyen-Âge. Mais bon, j’sais pas, je suis jamais allée aux States.

Aux States, on connaît aussi des méthodes très intéressantes pour apprendre aux petits à paire pipi-caca dans le pot :
« Mais tu peux aussi te contenter de poser tes gosses sur le trône en leur disant ce qu’il faut faire. Si ça marche, tu leur donnes un M&M’s. »
Dixit la mère de famille. Oui, c’est bien connu des mères de famille débordées, les M&M’s. Aussi radical que les cacahuètes.

Et puis, deux mois plus tard, Bernie découvre qu’elle est enceinte (eh ouais, les capotes c’est plus ce que c’était. De toute façon, tout le monde sait que c’est pas fiable).
« Parfois, elle ne se sentait pas bien, et plus la grossesse approcherait de son terme, plus elle perdrait de sa dextérité. Comme Jeremy le lui avait indiqué précédemment, les futures mères constituaient des cibles parfaites. »
Oui hein, c’est bien connu : la grossesse est une maladie qui rend les femmes aussi adroites que des baleines (et, visiblement, aussi intelligentes que Paris Hilton).

Pour ce qui est du style, c’est grammaticalement correct mais c’est assez plat. Rien de bien percutant, à part quelques moments hilarants, mais je crois bien que ça, c’est pas voulu…

Et c’est là que tu te demandes, mais alors pourquoi elle a mis 4/5, cette gourde ?
Parce que, une fois passés les émois pornographiques, et en faisant abstraction des métaphores moisies et des idées reçues démenties depuis quelques décennies, on entre tout de même dans une histoire un peu plus intéressante et plutôt sympathique.
Parce que j’ai beau aimer jouer la langue de pute, je reste une gonzesse, et un peu de guimauve, quand elle fait malgré tout passer un bon moment (que ce soit à pouffer ou à rêvasser un peu sur des trucs faciles), ça fait pas de mal. Mais bon, pas trop souvent, quand même…

mardi 18 septembre 2012

Péchés mignons, tomes 1 et 2 - Arthur de Pins


Tome 1 : Elles sont girondes, mignonnes à croquer et terriblement sexy. Un album coquin qui cartonne. Fluide glamour, tout le charme de l'humour.
Tome 2 – Chasse à l’homme ! : Arthur essaye toujours de comprendre la psychologie féminine, que ce soit celle de sa compagne ou de ses éventuelles conquêtes lorsqu'il fait partie du clan des célibataires… Malgré sa bonne volonté, il ne loupe pas une gaffe, mais les filles n'ont pas forcément le plus beau rôle dans ces histoires mignonnes et sexy.
Mon avis
Voilà une BD pleine de fraicheur et d’humour, traitant du sexe et des relations hommes/femmes avec beaucoup de réalisme et de malice mais sans vulgarité ni voyeurisme, sous forme d’histoires courtes retraçant le parcours d’Arthur, trentenaire un peu obsédé (mais quel homme ne l’est pas ? ^^) allez-y messieurs, fouettez-moi. Euh... non, ce n'est pas une proposition)), parfois un peu naïf aussi, souvent maladroit et quelque peu poissard, avec des répliques et des chutes hilarantes.
Les dessins sont très jolis ; j’aime beaucoup la façon qu’a l’auteur de représenter les femmes, pulpeuses et sexy, pétillantes et libérées. Je me suis souvent retrouvée en elles (même si dans certains cas c’est un peu difficile de se l’avouer), et je suppose que je ne suis pas la seule. Soit il a des informatrices, soit cet Arthur de Pins est fin connaisseur de la psychologie féminine !

mardi 17 avril 2012

Gossip Girl, tome 1 - Cecily von Ziegesar



Ça fait tellement de bien de dire du mal
Bienvenue à New York, dans l'Upper East Side, où mes amis et moi vivons dans d'immenses et fabuleux appartements, où nous fréquentons les écoles privées les plus sélectes. Nous ne sommes pas toujours des modèles d'amabilité, mais nous avons le physique et la classe, ça compense. Bienvenue dans un monde de jalousie, d'envie et de trahison où se nouent et se dénouent les amours et les amitiés - le tout sous l'œil de lynx et la langue de p... de la mystérieuse Gossip Girl qui voit tout, entend tout et relate tout sur Internet. Plat de résistance : le retour du pensionnat de la sublime Serena après un an d'absence ; elle est la fille que tous les garçons désirent et que toutes les filles désirent être. Le petit monde d'Olivia, son ex-meilleure amie, et de ses inséparables copines risque fort d'être chamboulé. Olivia n'aura plus la vedette, elle ne sera plus la plus belle, la plus convoitée. Un vent de folie va souffler sur le monde de scandale et de commérages de ces pauvres petites filles riches !
Mon avis
Bon, en ce moment le neurone est un peu en panne et j’ai du mal à pondre des commentaires potables. Mais je vais quand même essayer, juste parce que c’est toi, cher adorateur en manque d’amour.
Gossip Girl, c’est une fille indéterminée (c’est peut-être même un mec, tiens) qui commente la vie de son petit quartier, l’Upper East Side, où il se passe plein de choses intéressantes : Bidule a une nouvelle robe à 3000 dollars, Truc essaie de coucher avec Machine, la sœur de Machin, qui bave sur Chouette, qui paraît-il a pondu un bâtard en France. Eh ouais, les ados c’est plus ce que c’était… Enfin, tout est dans le résumé, inutile de s’étendre.
Comme tu l’as certainement compris, c’est un genre de Sex and the City sauce teenagers pourris gâtés. Ben bizarrement, j’ai plutôt apprécié (peut-être grâce à la platitude momentanée de mon encéphalogramme, certes). C’est clairement destiné aux ados, mais Cecily von Ziegesar nous épargne généreusement les vierges nunuches, les gentils garçons mous du zizi et le vocabulaire d’analphabètes attardés (non, non, je ne vise personne, surtout pas Meg Cabot). On a beau ne pas être de ce monde-là, on se prend tout de même facilement au jeu et on suit les petites aventures de cette bande de jeunes qui se la jouent blasés avec un plaisir parfois un peu pervers (ouais, tu l’as bien mérité, ‘spèce de bi-atch !... comme on dit chez moi). C’est pas une grande révolution dans la littérature, mais ça fait quand même du bien.
Il paraît qu’une série télévisée en a été tirée, mais je ne suis pas trop au courant (moi oursonne, moi vivre dans caverne). Je serais bien curieuse de voir ce que ça donne ! (mais vu comme je suis toujours à la masse, on doit probablement déjà en être à la saison 5).

dimanche 30 octobre 2011

Anita Blake, tome 10 - Laurell K. Hamilton


Narcisse enchaîné
Les hommes sont tous les mêmes ! Bon, c'est vrai que Jean-Claude et Richard se distinguent... N'empêche ! Je les évite tous les deux depuis des mois pour tenter de remettre de l'ordre dans ma tête. Mais lorsque des métamorphes fraîchement débarqués à Saint Louis enlèvent mes léopards pour les torturer, je n'ai pas d'autre choix que d'appeler au secours les deux mâles de ma vie. Seul problème : pour m'aider, ils ont besoin que nous fusionnions nos pouvoirs, ce que je refuse depuis le début. J'en ai toujours redouté les conséquences... et la suite prouvera que j'avais bien raison!
Mon avis
J’avais fait une longue pause dans la série Anita Blake. Un an, au moins. Ça fait plaisir de la retrouver, même si j’avais oublié combien elle est parfois difficile à suivre… Puis alors là, ça part dans tous les sens. Non seulement on a des léopards-garous, des loups-garous et des rats-garous, mais viennent s’ajouter à la fiesta les hyènes-garous, serpents-garous (et il ne faut pas oublier que chez les serpents il y a un paquet d’espèces différentes, hein), lions-garous, tigres-garous, et euh… je dois en oublier ! Ça fait une sacrée ménagerie, tout ça, j’vous raconte pas le bordel que c’est, surtout sachant que « les amis de mes amis sont mes amis » et que « les ennemis de mes amis sont mes ennemis », mais aussi que « les ennemis de mes ennemis sont mes amis, ou pas »…
Dans ce foutoir, on a notre brave Anita qui se débat entre tous les hommes de sa vie, qui se bat pour ses chatons, qui essaie de sauver ses louveteaux et qui par-dessus le marché essaie d’égaler Mère Teresa, tout en se demandant si elle est pas en train de virer sérieusement sociopathe. Personnellement, je trouve que trop d’action tue l’action et que trop de questions existentielles pourrissent l’existence pour pas grand chose, m’enfin restons réalistes, sans ça, Anita ne serait plus Anita.
Au final, donc, malgré ces 800 et quelques pages qu’il faut souvent relire pour essayer de s’y retrouver, il se passe quand même pas mal de choses intéressantes et on a peu le temps de s’ennuyer dans ce dixième tome des aventures de notre nécromancienne (entre autres) préférée.

mercredi 1 juin 2011

Merry Gentry, tome 8 - Laurell K. Hamilton


Divine misdemeanors
You may know me best as Meredith Nic Essus, princess of faerie. Or perhaps as Merry Gentry, Los Angeles private eye. In the fey and mortal realms alike, my life is the stuff of royal intrigue and celebrity drama. Among my own, I have confronted horrendous enemies, endured my noble kin’s treachery and malevolence, and honored my duty to conceive a royal heir—all for the right to claim the throne. But I turned my back on court and crown, choosing exile in the human world—and in the arms of my beloved Frost and Darkness.
While I may have rejected the monarchy, I cannot abandon my people. Someone is killing the fey, which has left the LAPD baffled and my guardsmen and me deeply disturbed. My kind are not easily captured or killed. At least not by mortals. I must get to the bottom of these horrendous murders, even if that means going up against Gilda, the Fairy Godmother, my rival for fey loyalties in Los Angeles.
But even stranger things are happening. Mortals I once healed with magic are suddenly performing miracles, a shocking phenomenon wreaking havoc on human/faerie relations. Though I am innocent, dark suspicions of banned magical activities swirl around me.
I thought I’d left the blood and politics behind in my own turbulent realm. I had dreamed of an idyllic life in sunny L.A. with my beloved ones beside me. But it becomes time to wake up and realize that evil knows no borders, and that nobody lives forever—even if they’re magical.
Mon avis
Légèrement déçue par rapport aux deux tomes précédents...
Étant le huitième d'une série de huit déjà parus, je pensais que ce tome nous donnerait la conclusion des aventures de Merry Gentry, ou au moins un avancée (dans son accession au trône, sa grossesse, tout ça...) mais non, ce tome est centré autour d'une enquête qui n'a au final pas grand chose à voir avec la trame de fond. Ici, on reste dans le monde des humains, à L.A. plus précisément, on n'entend même pas parler de l'oncle et de la tante de Merry, respectivement roi des Seelie et reine des Unseelie, ni même vraiment des suites de ce qui s'est passé à la fin du tome précédent.
Bon, l'histoire reste sympa, même si notre héroïne reprend ses tendances à coucher avec tout ce qui bouge (n'est-elle pas censée se concentrer sur les pères de ses enfants? J'avais cru comprendre qu'une fois qu'elle aurait son roi, ou plutôt ses rois, les autres seraient mis de côté...), mais m'a laissée sur ma faim.
En tout cas, en toute logique, on peut s'attendre à une suite, mais quand? Celui-ci a paru en décembre 2009, et aucune info trouvée sur un éventuel tome 9.

Merry Gentry, tome 7 - Laurell K. Hamilton


Swallowing darkness
I am Meredith, princess of faerie, and at long last, I am with child–twins, fathered by my royal guard. Now I must stay alive to see my children born, as conspirators from every court plot against me and mine. They seek to strip my guards, my lovers, from me by poisoned word or cold steel. But I still have supporters, and even friends, among the goblins and the sluagh who will stand by me. Those who would defy and destroy me are destined to pay a terrible price. To protect what is mine, I will sacrifice anything–even if it means waging a battle against my darkest enemies and making the most momentous decision ever made as princess of faerie.
Mon avis
Après A lick of Frost, et avec Swallowing Darkness, ça se confirme : l'histoire roule à une allure folle, avec force rebondissements, retournements de situation, trahisons, nouvelles alliances et révélations et seulement deux scènes de sexe!!
Pas une seconde on a le temps de s'ennuyer, on pense plutôt à avaler la page en cours le plus rapidement possible pour savoir ce que nous réserve la prochaine. Le scénario est blindé, tout s'emboîte comme dans un puzzle, rien n'est fait au hasard... On fait un peu plus connaissance avec Mistral, et on en découvre un peu plus sur Cel, mais aussi sur les Sluagh, et sur bien d'autres choses... Ce tome est renversant!

dimanche 15 mai 2011

Merry Gentry, tome 6 - Laurell K. Hamilton


A lick of Frost
I am Meredith Gentry, princess and heir apparent to the throne in the realm of faerie, onetime private investigator in the mortal world. To be crowned queen, I must first continue the royal bloodline and give birth to an heir of my own. If I fail, my aunt, Queen Andais, will be free to do what she most desires: install her twisted son, Cel, as monarch . . . and kill me.
My royal guards surround me, and my best loved–my Darkness and my Killing Frost–are always beside me, sworn to protect and make love to me. But still the threat grows greater. For despite all my carnal efforts, I remain childless, while the machinations of my sinister, sadistic Queen and her confederates remain tireless. So my bodyguards and I have slipped back into Los Angeles, hoping to outrun the gathering shadows of court intrigue. But even exile isn’t enough to escape the grasp of those with dark designs.
Now King Taranis, powerful and vainglorious ruler of faerie’s Seelie Court, has leveled accusations against my noble guards of a heinous crime–and has gone so far as to ask the mortal authorities to prosecute. If he succeeds, my men face extradition to faerie and the hideous penalties that await them there. But I know that Taranis’s charges are baseless, and I sense that his true target is me. He tried to kill me when I was a child. Now I fear his intentions are far more terrifying.
Mon avis
Avec A lick of Frost, sixième tome de la série Merry Gentry, l'histoire prend enfin plus de profondeur et on commence à deviner comment tout cela va se terminer. Enfin, les scènes de sexe, trop présentes à mon goût dans les précédents tomes, se raréfient, et l'auteure se concentre sur les vrais personnages centraux de l'histoire. Encore beaucoup de rebondissements, et une fin en feu d'artifice avec un grand bonheur, une grande tristesse et un gros coup bas...

L'imagination de Hamilton est vraiment sans fin...



Pour finir, la traduction française étant un vrai massacre de notre belle langue, j'ai choisi, depuis le quatrième tome, de poursuivre la lecture de la série en anglais, et je le conseille à tous ceux qui maîtrisent un peu l'anglais et qui ne supportent plus les fautes d'orthographe, les erreurs de syntaxe, les lourdeurs et les "!!!" à tout va que nous sert généreusement la "traductrice" de la version française...
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