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vendredi 22 juin 2012

Fight club - Chuck Palahniuk


Laisse-moi te parler de Tyler. Tyler dit : les choses que tu possèdes finissent toujours par te posséder. C'est seulement après avoir tout perdu que tu es libre de faire ce dont tu as envie. Le fight club t'offre cette liberté. Première règle du fight club : Tu ne parles pas du fight club. Deuxième règle du fight club : Tu ne parles bas du fight club. Tyler dit que chercher à s'améliorer, c'est rien que de la branlette. Tyler dit que l'autodestruction est sans doute la réponse.
Mon avis
À mon avis, ce livre perd beaucoup de son intérêt si on a déjà vu le film, qui est son adaptation quasi exacte, parfois au mot près. C’est tout à l’honneur de son réalisateur, mais c’est malheureux pour le lecteur… enfin, pour moi, en tout cas. Je pense que j’aurais absolument adoré ce livre si je n’avais pas déjà vu le film (au moins deux ou trois fois, d’ailleurs). Son principal intérêt est l’histoire, la rencontre entre le narrateur (dont je ne me rends compte que maintenant qu’on n’apprend jamais le nom, ou alors je l’ai zappé) et Tyler, cet être charismatique aux idées saugrenues et aux ambitions… chaotiques. Mais aussi la surprise de la fin (qui n’a donc pas été une surprise pour moi), l’atmosphère de cette histoire, la plongée dans l’esprit torturé des personnages, dans leur descente aux enfers, dans ce monde en train de se casser la figure et se sombrer dans une violence froide et calculée. Mais tout le long du livre je n’ai fait que me rejouer le film dans la tête, impossible de visualiser les personnages et les lieux à ma façon, et ça m’a gâché mon plaisir.
Objectivement, pas une mauvaise lecture, donc, mais inutile si on a déjà vu l’adaptation cinématographique…

samedi 9 juin 2012

Les chroniques de MacKayla Lane, tome 4 - Karen Marie Moning


Fièvre fatale
À la merci de mes ennemis, je lutte pour survivre, c'est-à-dire, en l'occurrence, pour ne pas tomber sous le charme fatal de celui que je me suis juré de tuer... mais je sens que je perds la bataille, que les frontières entre notre monde et celui des Faës sont en train de céder. Je sens que j'entame le combat le plus difficile de ma vie. Je ne laisserai pas tomber. Je sais que j'ai des alliés, et, plus important, la mémoire de ma sœur assassinée à défendre. Saurai-je faire face à la vérité ?
Mon avis
Chaud devant, Mac 4.0 est arrivée, et elle plaisante pas ! Après un passage un peu érotique chaotique (mais à hurler de rire) en version 3.0, Primitive Mac devient Black Mac, guerrière intraitable toute de cuir vêtue armée de son inséparable lance et d’un caractère bien trempé. Quel chemin parcouru depuis l’époque Pink Mac où sa plus grande inquiétude était de voir disparaître sa couleur favorite de vernis à ongles !
On commence enfin à entrevoir plus sérieusement la véritable nature de Barrons, même si elle reste bien mystérieuse. L’élégant gentleman laisse de plus en plus souvent la place au mâle sauvage, et j’ai bien du mal à décider si je préfère la bête virile et débraillée ou le roc imperturbable et délicieusement cynique. En tout cas le mélange des deux me laisse toute chose…
On fait également enfin connaissance avec Ryodan, le fameux associé de Barrons, tout aussi mystérieux mais un poil plus ouvert à la discussion (quoique, ça dépend aussi de son humeur) et on s’attache encore un peu plus à Dani, la petite pile sidhe-seer, qui prend une certaine importance dans l'histoire.
L’écriture est toujours aussi fluide et efficace, Karen Marie Moning mène ses intrigues avec un soin tout particulier mais sans jamais oublier la touche d’humour, plus caustique que potache mais qui rend la lecture un peu plus légère malgré l’atmosphère qui s’est considérablement assombrie et qui ne va pas en s’améliorant. Dublin, et plus généralement la Terre entière, sont devenus un vrai chaos, les ennemis foisonnent, les intrigues s'entremêlent, les révélations s'enchaînent, mais jamais je ne me suis sentie perdue. Bref, un sans faute sur toute la ligne.
La fin est d’un suspense insoutenable, et le cinquième tome risque bien de démarrer sur les chapeaux de roue. Je disais plus tôt que j’avais déjà commandé le tome 5 histoire de l’avoir sous la main et de ne pas risquer la crise d’hystérie en cas de besoin immédiat de lire la suite. Seulement voilà, je viens de finir le tome 4, je ne suis pas chez moi, par contre le tome 5, lui, il y est. Je vais mouriiiiiiiiiir. KMM m’a re-tuer.

mercredi 8 février 2012

Shutter Island - Dennis Lehane


Nous sommes dans les années cinquante. Au large de Boston, sur un îlot nommé Shutter Island, se dresse un groupe de bâtiments à l'allure sinistre. C'est un hôpital psychiatrique pour assassins. Le Marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule ont été appelés par les autorités de cette prison-hôpital car l'une des patientes, Rachel Solando, manque à l'appel. Comment a-t-elle pu sortir d'une cellule fermée à clé de l'extérieur ? Le seul indice retrouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle on peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente. Oeuvre incohérente d'une malade ou cryptogramme ? Progressivement, les deux policiers s'enfoncent dans un monde de plus en plus opaque et angoissant, jusqu'au choc final de la vérité.
Mon avis
J’ai bien du mal à pondre un commentaire potable sur ce livre. Pourtant, je l’ai aimé, beaucoup, même. Il y règne dès le début une atmosphère très particulière, étrange, lourde, sombre. Forcément, dans une histoire qui se passe sur une île réaménagée en hôpital psychiatrique pour cas très lourds, on va pas se retrouver au pays des Bisounours. Le marshal Teddy Daniels arrive là, accompagné d’un coéquipier qu’il vient tout juste de rencontrer, Chuck Aule, pour enquêter sur la disparition d’une détenue – hum, pardon… d’une patiente –, avec son propre passé et ses propres douleurs. On entre sans peine dans le personnage, dans sa tête et ses ressentis, et ça n’en rend ce livre que plus prenant. On entre d’emblée dans une histoire étrange, avec beaucoup de zones d’ombre, de mystères et de choses qu’on ne peut s’expliquer. Et plus on avance, moins on a de réponses, bien au contraire. Page après page, le mystère s’accentue, tant et si bien qu’on a parfois l’impression de sombrer soi-même dans la folie de tous ces personnages aussi louches les uns que les autres, personnel soignant compris…
Et puis, tout à la fin, les réponses arrivent aussi brusquement qu’une tarte dans la tronche, que j’ai pris en pleine figure sans comprendre ce qui m’arrivait. C’était ma première rencontre avec Dennis Lehane, et j’espère bien que ça ne sera pas la dernière. Le jour où j’aurai besoin de me faire retourner le cerveau, je saurai à quelle porte frapper !
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