mercredi 25 février 2015

Les sept clefs du pouvoir, tome 1 - Garth Nix


Lundi mystérieux
Le premier jour, il y eut une énigme.
En ce premier jour dans son nouveau collège, les choses ne se présentent pas très bien pour Arthur Penhaligon. Tenu de participer au cross hebdomadaire, il est terrassé par une crise d'asthme. C'est alors que deux hommes à l'allure très étrange surgissent pour lui remettre une clef en forme d'aiguille d'horloge qui lui permet de respirer. Mais cette clef qui maintient Arthur en vie semble propager également une maladie virale meurtrière. Et elle intéresse beaucoup trop de monde, notamment le terrifiant monsieur Lundi. Venu d'un autre univers, escorté par ses Vengeurs aux ailes maculées de sang et ses Rapporteurs à tête de molosse, il est prêt à tout pour reprendre la Clef, y compris à supprimer Arthur et son entourage...
Mon avis
Voilà une série et un auteur dont je n’avais jamais entendu parler, jusqu’à ce que ce livre me tombe entre les mains. En lisant le résumé, je m’attendais à beaucoup de choses, ce à quoi on s’attend habituellement dans une série fantastique dédiée à la jeunesse de nos jours.
Ce à quoi je ne m’attendais pas, c’est cette atmosphère toute particulière que Garth Nix a su donner à son récit. Elle m’a tout d’abord fait penser à celle qu’on trouve dans le diptyque Incarceron de Catherine Fisher, mais en moins sombre, moins glauque. Un peu plus léger et plus proche de ce qu’on trouve dans certains contes. En fait, il m’est assez difficile de décrire cette atmosphère, il faut s’y plonger pour la ressentir. Dans tous les cas, elle fait une grande partie de l’originalité de ce récit, qui pour le coup sort du lot de toute la littérature jeunesse disponible aujourd’hui. Un vrai petit régal.
Concernant le reste, on a une histoire qui démarre au quart de tour mais qui souffre de quelques petites longueurs par la suite, indispensables cependant pour mettre en place l’univers très complexe que nous sert l’auteur. C’est un peu dur à suivre au début, mais on finit par se laisser embarquer dans ce monde sans queue ni tête au premier abord, mais en réalité construit avec un réel sens du détail. Tout trouve son explication, chaque description est imagée à la perfection, on vit chaque scène comme si on y était.
Les personnages sont divers et hauts en couleurs, développés avec le même sens du détail, sans pour autant y passer trois pages. Assez paradoxalement, Arthur, le personnage principal, est l’un des plus simples en termes de personnalité, mais n’en reste pas moins un héros dont on se plait à suivre les aventures pour le moins rocambolesques.
Une belle petite découverte que ce livre et son auteur au talent de conteur indéniable !

2 commentaires:

Dis-moi à quel point tu m'aimes, même si je le sais déjà.

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